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Kris de Blog - Page 5

  • Encore là....

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     « Le couple heureux qui se reconnaît dans l’amour défie l’univers et le temps, il se suffit, il réalise l’absolu." 

    Simone de Beauvoir

     

    Bien le bonjour à vous tous que je délaisse complètement et je vous prie de m'en excuser. Maintenant chaque fois que je publie un article, c'est un peu pareil, sniff.... Mais ma vie change à une telle vitesse ! Le choix de la vie "en vrai" s'impose face au "virtuel".... je suis rarement devant ma tv ou mon ordi (qui de toute façon ne marche plus très bien), je n'ai plus trop le temps de lire non plus.... et ça me manque.... Je pense parfois à ceux qui venaient me lire et laissaient un petit mot, j'aimais écrire, partager et vous retrouver.... mais là aussi, c'est un peu chronophage...

    Pour n'évoquer que mes sorties, v'là mes derniers coups de coeur :

    - la troupe et la formule du Théâtre Permanent qui m'a enchantée chaque fois et la rencontre de Barbara fort sympathique ! J'attends leur retour avec une patience non feinte !

    - Dorantes et son piano à Vaulx en Velin ! Charmée ! Merci à mon Chéri qui me fait découvrir le jazz..

    - Marseille : que je commence à connaitre, et j'ai beaucoup de plaisir à trotter dans ses rues, avec une mention spéciale pour l'expo à la Vieille Charité "Picasso, Magritte, Warhol... une exposition aux visages multiples" et au théâtre de la Tenche où Jean-Marc Fillet a donné corps à l'écriture de Valère Novarina. Pour ne parler que de la dernière fois, mais la ville est belle et agréable, j'adore aussi le miroir ombrière de Norman Foster, le Mucem, la villa Méditerranée, nos longues promenades main dans la main au bord de l'eau... "comme tout est beau...."

    - la chtite québécoise Lisa Leblanc, son énergie communicative, son accent, son concert fort sympathique dans une petite salle, sa dernière chanson, avec sa gratte au milieu de son public, c'était criss'min bon !

    - l'humeur absurde du grand moustachu qui m'a vraiment fait passer une bonne soirée, Albert Meslay, c'était vraiment extra à Gerson !

    - le concert de Stromae avec mon fiston ! Concert plein à craquer avec une fosse immense à Tony Garnier.... un mutant sur scène... du grand show à l'américaine, tout est parfait, presque trop : décors, vidéos, musique, chant... un petit bonhomme qui a le vent en poupe et on comprend ! Une impression de tout prendre en vol, d'être en plein dans l'air du temps.... Nous y étions mon fiston ! ;-)))

    V'là envie de vous dire que je suis toujours vivante, que j'espère que vous allez bien, que je pense à vous et que je vous remercie si vous êtes encore là.... Je reviendrai certainement un peu plus, quand il fera froid, que je ne gratterai plus la terre. Là, les graines sortent, la nature est magnifique, il y a tant à faire....

    Portez-vous bien et profitez-en, on ne sait pas de quoi sera fait demain !

  • Vous avez dit théâtre ?

    désespéré, courbet« Les hommes doivent souffrir leur départ
    Comme leur venue ici-bas ;
    le tout est d’être prêt. »

    Le Roi Lear


    Une belle rencontre. Une nouvelle Françoise est entrée dans ma vie. Et je vais finir par me demander si les Françoise ne sont pas des personnifications d’anges. Cela parait bête de dire de telles choses, mais ce sont des rencontres qui ont changé ma vie. La première a bouleversé mon rapport à la mort, au suicide, au lâcher prise. La seconde en rendant possible un sacré voyage dans le Sahara a ouvert une brèche qui me rend plus vivante aujourd’hui. Et maintenant, cette dernière, m’enchante… Belle femme, passionnée qui me parle de l’art sous toutes ses formes avec une telle passion, j’ai envie de plus la connaitre... Elle m’a fait découvrir à l’Opéra de Lyon, les contes d’Hoffmann de Jacques OFFENBACH, grandiose !  et Cœur de chien d’Alexander RASKATOV, décapant, surprenant, étonnant…..

    En parallèle, avec mon Chéri, nous continuons à sortir, toujours partants pour tout ce qui se présente à nous : danse, café-théâtre, musique, théâtre, ciné….

    Nous continuons notre aventure avec le Théâtre du Point du jour. Nous nous embarquons maintenant pour Shakespeare en suivant Gwenaël MORIN, qui nous surprend toujours et nous ravis aussi grâce au jeu (et au travail) de sa troupe. Et puis, cette idée de continuité me plait bien aussi, une véritable joie de retrouver ces remarquables comédiens. Des vrais, j’ai envie de dire ! Oui parce que nous sommes allés applaudir le roi Lear au TNP. Encore du lourd ! Une mise en scène peut-être trop « classique », sans surprise, nette, précise, trop ?… Et puis ensuite, conf à la Fac avec Christian SCHIARETTI le metteur en scène qui nous parle de Serge MERLIN (le roi Lear) qui réalise cet exploit grâce à une oreillette, et oui, sa femme lui lit le texte ! Le voile de la déception tombe ! Stupeur ! Comment cela, on m’aurait menti ? Les comédiens n’ont donc plus à apprendre leurs textes ?  Il leur suffit de répéter et de mimer ?

    Je suis vraiment une grande naïve et comme j’aimerais pouvoir le rester parfois !

  • "Ni saint, ni prophète…."

    Nelson MandelaUn homme seulement, mais tout de même, quel homme !

    « J'ai dédié ma vie à la lutte pour le peuple africain. J'ai combattu la domination blanche et j'ai combattu la domination noire. J'ai chéri l'idéal d'une société démocratique et libre dans laquelle tous vivraient ensemble, dans l'harmonie, avec d'égales opportunités. C'est un idéal que j'espère atteindre et pour lequel j'espère vivre. Mais, si besoin est, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »

    Nelson Mandela nous a quittés le 5/12/2013

  • L'art de vivre...

    nue au jupon, Pierre Carrier Belleuse


    A l’homme que j’aime et
    que j’ai eu beaucoup de mal à laisser ce matin….



    Une consigne d’écriture : écrire une nouvelle qui raconte « votre » histoire de l’art en 2013 signes, espaces compris (titre non inclus).


    Nue au jupon, Pierre Carrier Belleuse

     

     L’avait-il choisie ou s’était-elle imposée, il ne saurait le dire. Peu à peu, elle était devenue l’être le plus cher de sa vie. Il vivait avec elle, pour elle, et par elle. Mais maintenant, il lui fallait tout recommencer seul, sans son amour. Il était assis sur cette terre, près de ce feu éteint. Dorénavant, tout était froid. Pourtant, en fermant les yeux, il la sentait presque dans ses bras, lovée contre lui tel un oiseau blessé. Il l’entendait rire en regardant les flammes danser dans le feu. Il pouvait l’imaginer soupirer et ronronner de plaisir. Soudainement, Il eut peur que tout s’estompe, peur d’oublier les traits de son visage, le grain de sa peau, la douceur de ses mots, la chaleur de son corps. Si tout s’effaçait ! Finirait-il un jour par se demander si elle avait vraiment exister ? Non, ce n’était pas possible, il ne pouvait pas la perdre complètement, pas à ce point ! Les larmes coulaient le long de ses joues. Il prit un morceau de charbon de bois. La poussière noire déposée sur ses doigts l’attrista. Il se dirigea vers la caverne, fit un trait sur la paroi, puis un autre. Il retrouva les courbes du corps de sa bien-aimée. Il fut surpris par la justesse de ses gestes. Comment ces mains de guerriers, de chasseur, pouvaient-elles à ce point, se faire si douces et caressantes ? Ah, s’il avait su avant ! Il aima le contact avec la pierre froide. Il fut prit d’une avidité à dessiner. Il utilisa les reliefs de la roche et joua avec les nuances, s’amusa à forcir le trait, puis à l’estomper. Il alla chercher un fruit rouge pour teindre les lèvres et donner un peu de couleur à son œuvre. Il fit un pas en arrière, satisfait par ce qu’il venait d’accomplir. Jamais il ne s’en serait senti capable. Particulièrement ému de retrouver la finesse de sa taille, le poids de ses seins qu’il aimait ressentir au creux de ses mains, son regard envoutant. Elle était tout à fait comme cela, la représentation était vraiment fidèle. Elle était belle, elle était là, il lui avait redonné vie !

  • Bahman Mohassess

    bahman mohassess

     en attente d'une citation de cet homme.....

     

     

    Grace aux 14ème rencontres autour du film documentaire du CinéDuchère, j'ai pu découvrir : Fifi hurle de joie de Mitra Farahani.

     

    Ce film m'a vraiment beaucoup touchée.

    Il présente un artiste que je ne connaissais pas : Bahman Mohassess. J'ai été quelque peu 

    irritée par ses propos au début, provoquant, un homme de prime abord peu sympathique… puis

    interpellée par son coté bourru, désillusionné, aigri, misanthrope, blasé, mais aussi 

    étonnée de découvrir un personnage haut en couleurs, qui, pour cela, a payé le prix fort. Alors j'ai été. 

    surprise de constater que, tout de même, il n'était pas hors d'atteinte,

    ravie de le découvrir  véritablement sensible à l'état du monde, aux êtres humains, en fait, 

    rassurée de le voir en lien avec la réalisatrice, avec ceux qui viennent le rencontrer

    charmée par la justesse de son ton, sa subtilité, son ironie,

    séduite par son œuvre et sa sensibilité. 

    attristée car c'est trop tard ! 

    frustrée parce de nombreuses questions restent sans réponse,  

    heureuse de me dire que,, tout de même, elle était là, et il a été reconnu

    satisfaite parce que ça été fait et c'est dorénavant quelque part….

     

    Bref, un film dont je ne suis pas sortie indemne.

     

    http://bahmanmohassess.com/life/biography-part-one/

  • Azalaï....

    yohann métay,serge yvan bourque,asalai,marseille,gerson

    Ainsi font, font, font,
    Les petites Marionnettes
    Ainsi font, font, font,
    Trois p'tits tours et puis s'en vont.


    Soufflée par Yohann Métay  et  son remarquable spectacle : « La frénésie du papillon ». Une belle performance, une belle écriture ! Un artiste complet, une soirée de qualité à l’Espace Gerson. Puis quelques jours après, c’était au tour de Serge Yvan Bourque, un québécois et cela fait toujours plaisir d’entendre parler un cousin avec son accin si particulier. Tout y était : sa blonde, son flo, sa vie, sa petite sœur et son ami "tétra" .  un type vraiment adorable que nous avons eu du mal a laisser après son show, alors qu’il avait une faim de loup !!!

    Et puis, un spectacle de rue particulièrement beau… Azalaï (caravane en touareg) c’est un dromadaire en tissu, d’immenses marionnettes portées par de jeunes gens souriants et particulièrement sympathiques, des artistes : deux acrobates qui jouent avec une charrette, trois échassiers togolais étonnants, qui crient, s’amusent, des musiciens aux notes envoutantes, une parade pleine de joie dans deux quartiers de Marseille.

    C’était une journée ensoleillée, comme si c’était encore l’été, les vacances, comme si tous les hommes étaient vraiment frères, des regards étonnés, des sourires… Un vrai bonheur… universel mais pour une petite universalité. Dommage, on aimerait que tout le monde puisse en profiter, c’est tellement beau !

    Une pensée pour cette joyeuse troupe qui partait pour le Maroc cette semaine… J’imagine tout à fait le bonheur qu’ils vont transmettre là-bas… Il est agréable de les savoir poursuivant leur route en donnant tant de joie aux gens !

  • La table est mise....

     metarmorphose, marseille, grand bavardage

    « Il ne faut pas vouloir que les événements
     viennent comme tu le veux,
    il faut les vouloir comme ils arrivent,
    ainsi ta vie sera heureuse." 

    Epictète

     

    Par un beau dimanche, une table de 300 m de long est dressée sur la Canebière. Chacun est invité à s’asseoir, à manger, à écouter ou à participer. Sur la table une 20ène d’artistes ou de compagnies se donnent en spectacle. A tour de rôle, nous découvrons : l’étonnant magicien, le fakir bon conteur, le chanteur africain accompagnés par ses musiciens, l’insulteur public au sourire en pointe, les fermiers et leurs mini-animaux de la ferme, les deux comédiennes et leur joute de textes choisis, les trois autres jeunes filles (la bleue, la blanche, la rouge) qui déclament et roulent sur la table, le comédien, Proust et sa madeleine surfant au milieu de pommes dispersées sur la nappe, la sympathique chanteuse lyrique, et tant d’autres… Il est proposé de faire une pancarte pour transmettre un message, on peut manger sans voir ou sans entendre, ou encore déguster des mixtures sortant d’un drôle de sein, ou se servir sur le ventre d’un artiste « à manger ». Ils ont même pensé à mettre une plateforme surélevée pour pouvoir faire la photo « officielle » ! Bref, il ne manquait pas grand-chose dimanche dernier sur la grande avenue marseillaise : beau temps, artistes de qualité, bonne chair et bonne humeur !

    Abdoulaye Diop Dany, Adila Carles, Agence de voyages imaginaires, Farid Chebout, Compagnie les Grandes Pointures, Jean Guillon, Ilotopie, l'Agence Monik LéZart, No Tunes International, Rue du Tango, Ahamada Smis, T. Public - association d'idées, Tandaim, Jean-Georges Tartare, La Folie Kilomètre, Les transformateurs, Théâtre de Cuisine

    Une idée de la table :   http://s.joomeo.com/523f3bc08bb7e

  • Lui.... pour moi....

     

    Poséidon et Hephaestus

    Du sel pour celle...

    Prends ces vers en mon nom qui s'abîment pour toi,
    Qui chavirent à bâbord et revirent à tribord,
    Qui ancrent dedans la vie et expirent la mort,
    Je te donne ces mots, ces images que je vois..

    Vent d'amont et d'amour qui revient en surface,
    Aux fous de Bassan et à ses folles plongées,
    Aux  ébats passionnés dans les vagues agitées,
    Vent d'aval et de cœur qui réchauffe la face.

    C'est bien là, dans les grandes marées clandestines,
    Que les tourbillons convolent les brises salines, 
    Quand le bleu ciel s'abrite derrière le rouge feu.

    C'est encore là, au milieu des eaux torrentielles,
    Q
    ue me content en silence les mouettes dans tes yeux,
    L'histoire heureuse de cette mer enfin trouvant sel.

     

                                                                   M.B.

  • "Deux petits pas sur le sable mouillé"

    radis, coeur"Quelqu'un a dit que la vie était une succes- sion de séparations. Depuis la naissance, jusqu'à la mort. Des séparations physiques, d'autres psychologiques. Des séparations temporaires, d'autres définitives. Des séparations en demi-teintes, d'autres radicales. Des séparations douces, d'autres violentes. Des éloignements, des émancipations. Des arrachements, des déchirements. "

     

    Anne-Dauphine Julliand

  • Réponse à Pat....

    stylo-plume.jpg« Celui qui est maître de ses pensées est plus grand
    que celui qui est le maître du monde. »

    Bouddha

    Cher Ami,

    Ton post me force à écrire… il me faut répondre, voilà donc des nouvelles….

    " Pour moi, une seule question reste : quand le tocsin a sonné, était-il heureux de sa vie, dans le sens où il a pu caresser ou toucher du bout de ses doigts ses rêves "impossibles" ? Si oui, alors la fin n'est qu'un passage. Un passage vers autre chose. Un passage où le sourire traverse le temps et l'espace pour se déverser dans le fleuve mystère de l'Univers ..."

    Si le toscin sonnait là maintenant, je crois que je pourrais reprendre les mots du poète : j’ai souffert souvent, je me suis trompée quelquefois, mais j’ai aimé…. Et j’aime encore… ma vie n’est pas terminée ! Je suis plutôt satisfaite de la tâche accomplie même si bien sûr, tout
    n’a pas été réussi….

    « Si les gens sourient à l'évocation des souvenirs du défunt, alors il faudra aller tous faire un pique nique sur l'herbe et partager ensemble les bons souvenirs d'un être accompli" »

    J’espère être un tel être, je rêve d’un tel rassemblement… Bien sûr qu’il reste à faire, mais un jour, se dit-on que tout est fini et qu’il ne reste plus rien à accomplir ?

    « Et toi, ma grande Kris, qu'es-tu devenue ? Blogueuse sur-vitaminée à 180 à l'heure ! Es-tu en panne sur une aire d'autoroute ? Ne laisse pas ton jardin en jachère ... Cultive le et rend le radieux pour les égarés de la toile ... Il y a la majorité silencieuse, il y a les timides, il y a les lecteurs de passage. ».

    Amusant, ce regard sur moi…. Oui, je suis en panne, non c’est bien plus compliqué que cela, en fait ! Il faut un temps pour tout ! Là, je n’ai plus le temps d’écrire… En panne d’écriture, en panne de lecture, mais en vie, « tellement si fort »! Vivante sur-vitaminée à 180 à l’heure…

    Mon jardin est en jachère tu as complètement raison, pas une salade, pas une tomate cet été… Par contre mon jardin intérieur est épanoui, resplendissant, luxuriant, une vraie jungle…

    Tu donnes plus d’importance à ce lieu, qu’il n’en a… Mon blog est peu lu et bien peu suivi, je n’ai pas l’impression de manquer à grand monde, là-dessus, à part toi, peut-être, un 13 juillet !

    Et puis que dire ?

    Que j’aime aimer et que j’aime être aimée, même si  ce n'est  jamais si simple.

    Ou encore, faire les critiques des spectacles qui m’enchantent, la liste serait longue et je suis certaine d’en oublier, mais spontanément quelques coups de coeur : l'invitation de mon amie Isa à aller applaudir Patrickkkkkkkkk, une bien belle soirée en sa charmante compagnie et cet homme a vraiment un charme fou ! Le Fort de Bron et son Don Quichotte surprenant extra ! (entendre le rire de mon fiston et de mon homme, j’adore !), la nuit passée dans le théâtre antique de Vienne a écouter de 20 h à 6 h du mat du jazz, collée à mon chéri, et rentrer me coucher au lever du soleil, et le lever du soleil à toujours quelque chose de magique, non ?…. George Benson et tout le théâtre antique debout qui chante et qui danse. Auparavant, il y avait eu la douceur de Mohamed Abozekry et de son oud mais aussi Terrasson qui s'éclatait sur son piano, la projection des photos de Le Querrec pendant que Mister Portal et co jouait et d’autres groupes, les jeunes et dynamiques (même à 5 h du mat) Snaky Puppy …

    Les spectacles enchanteurs de danse dans l’autre théâtre antique de Lyon, celui de Fourvière : la découverte de Abou Lagraa et de son magnifique El Djoudour qui m'a particulièrement émue,  le dernier spectacle de Cherkaouki et ses danseurs de tango époustouflants, la beauté d'Opus de la troupe Circa et du Quatuor Debussy. Il me faudrait aussi parler du concert de musique classique dans ce parc, des étonnants et fort sympathiques Lost Fingers, appréciés par nos jeunes aussi, de ces soirées cafés-théâtres qui font passer de bons moments…. De ces rassemblements familiaux ou amicaux, de ces temps autour de piscines fort accueillantes mais dont l’eau n’est jamais assez chaude pour moi ! De ces petits restaus, de ce groupe de jeunes gens et de leur très agréable jazz devant l’Opéra…

    Il y a aussi tous ces pas, main dans la main, tous ces moments, peau contre peau, tous ces instants, yeux dans les yeux, de ces éclats de rires, de ces questionnements, de ces conversations qui n’en finissent pas et de toutes les fois où les mots sont inutiles....  de tout ce temps partagé avec celui que j’ai dans la peau…

    « C'est une part de tes passions, de ta vie et de tes rêves, alors remets de l'eau dans la loco, allume le feu et en avant pour de nouvelles écritures ! »

    Hier, au bord de la piscine j’ai commencé un bouquin de Jérôme Ferrari… et v’là, ça revient sans en avoir l’air… Il m’a fallu aller chercher un crayon à papier parce que certains passages étaient vraiment beaux…  et aujourd'hui, j'ai beaucoup de plaisir à t'écrire... on ne se refait pas ! ;-)

    Pour finir, je dirai simplement "Tout a commencé par un point, tout se terminera par un point, entre les 2, la vie, notre vie, une vie interactive où rien ne pourra remplacer le rencontre, les regards croisés, le toucher ..."

    Comme tu le dis, le virtuel ne fait pas tout…  je peux très bien me passer de mon ordi et d’internet…. Même si certaines personnes me manquent, mais dans la vraie vie c’est aussi le cas, certains amis se font plus rares, par moment, mais l’amitié est intacte et on finit par se retouver !

    Alors quand viens-tu à la maison l’amigo, histoire que l’on refasse le monde ensemble ?

    Mais en attendant, merci pour ton message…

    Nous sommes tous des hamsters qui tournons dans notre roue…et la roue tourne toujours !

    Je t’embrasse.

     

    Kris

  • Compagnon d'écriture....

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    "Là-bas
    Tout est neuf et tout est sauvage
    Libre continent sans grillage
    Ici, nos rêves sont étroits
    C'est pour ça que j'irai là-bas" JJG

     

    Une pensée pour Olivier qui n'est plus....
    Le souvenir de sa gentillesse, de sa joie de vivre, de son sourire....

  • Saez à Lyon...

     

    Saez, concert, lyon"Retiens-moi si tu peux refermer la blessure
    Qui me tient à la vie et le mal qu'on se fait
    Et les coups de couteaux qui transpercent et les plaies
    Du silence et la nuit qui fait pleurer mon âme
    Et la mélancolie, dis-moi quand ça finit,
    Les pouvoirs et les vents
    Qui me poussent et m'attirent
    Quand le cœur ne ressent que l'envie d'en finir
    Dis quel est le chemin ?
    La vierge ou la putain ?
    Marie ou Marylin
    Peu importe ton nom
    S'il y a la passion
    S'il y a la communion
    Des corps et des esprits
    Paris ou Miami
    Vas-y pour la folie
    Vas-y pour l'insomnie,
    Va pour le paradis !"

    Saez

    Bien le bonjour à vous, vous qui persistez à venir ici, alors que franchement....

    En tout cas, merci à vous !

    Pour une fois, j'avais envie de vous faire un avant concert...

    Oui, en principe je viens vous en parler après... la tête dans les étoiles... de la musique plein la tête, le sourire aux lèvres, le cœur battant, et tutti quanti...

    BEFORE

    Cette fois-ci, je voulais évoquer l'excitation "d'avant". J'ai deux billets pour demain soir ! Un concert que j'attends avec impatience. Un artiste que j'aime depuis longtemps, j'avais apporté sa première galette à la maison et  je le suis un peu à distance depuis quelques albums, juste par manque de temps parce que chaque fois que je l'écoute, il me plait....

    Il y a toujours un peu d'excitation au moment de l'achat d'une place de concert, une petite trouille au ventre, la peur d'être déçue, que quelque chose nous éloigne de ce que l'on aimait jusqu'à présent... Peur de se dire : je n’aurais pas dû venir, je serais restée sur quelque chose de beau…  comme un bouton de rose... cela peut donner une magnifique fleur - le contraire arrive rarement... ou quelque chose "foire", la grâce n’est pas au rendez-vous.

    Les dés sont jetés, on verra bien, demain ! Je serai dans la fosse debout avec la masse chaude et vivante que je préfère à la position assise, loin, trop calme, trop tranquille, trop sage. Mon Chéri, tout près de moi, chaud et vivant, du vrai bonheur, quoi , enfin je l'espère !

    ----------------------------------------

    AFTER

    Le concert a eu lieu hier. Nous avons attendu presque une heure avant de voir Damien Saez. Pas très classe, pas beau, un verre à la main, une clope au bec, dans cette Halle Tony Garnier et son acoustique toujours aussi mauvaise. Peu d'échange avec son public, l'impression que si nous n'étions pas là, cela n'aurait fait aucune différence. Juste un " bonsoir", un "merci d'être venu"....

    Et pourtant…. dès l'intro, la magie opère... la musique te prend au tripes, et sa voix…  comme nulle autre pareille, cassée, éraillée, trop aigue... la force des textes.... cela te donne envie de chialer tel'ment que c'est beau, tel'ment que c'est intense...

    Il est parfois très "clair" et à la façon d'un Brel, il t'offre un texte et le reprend avec tous ses musiciens, et c'est alors un rock endiablé qui t'enveloppe et te laisse au tapis, shooté, et il repart aussitôt sur une autre chanson, et tu le suis, les yeux fermés, mais tu les rouvres vite parce que tu ne veux rien louper !

     

    En principe, je viens vous en parler, après... la tête dans les étoiles... de la musique plein la tête, le sourire aux lèvres, le cœur battant, et tutti quanti... désolée, je ne vais donc pas être originale encore une fois…. Mais que dire de ces moments-là qui rendent la vie tel'ment belle, même si...

    Merci pour votre constance.

  • deux belles rencontres....

    "Quand il fait noir dans ma caboche
    Les soirs où tout est un peu moche
    Où même un sourire devient louche
    Où je brise tout ce que je touche
    Avis de vent devant ma vie
    Et les paupières en parapluie

    Y'a toujours min copain Pierrot
    Qui pose un'main en haut d'min dos
    Et qui me dit dans un sourire..."


    Loic  Lantoine

    Je vous délaisse, pardonnez-moi, mais là, je vis… j’ai bien conscience de ne pas trop regarder dans le rétro, pas le temps…. Pourtant, de très bons moments jalonnent ma vie actuellement…

    Pour n’en citer que deux :

    Laurent Gaudé


    La rencontre tant attendue de Laurent Gaudé. Un écrivain que j’admire particulièrement. Un homme au charme fou qui m’a enchantée tant au niveau de la lecture de ses romans, que lors de la dédicace de la pile de livres que je lui ai mise sous le nez (belle dédicace différente dans chaque bouquin, du grand art le monsieur !) qu’à l’écoute de sa lecture/rencontre proposée dans le théâtre de Vienne. Une belle soirée !

     

    Et puis, il me faut aussi vous parler d’une très belle découverte.

     

    Loic Lantoine

    Il arrive sur scène, ses mains un peu raides, ses jambes un peu tordues, un peu bizarre le type...  dès le début, il me surprend, mais qui est cet homme qui s'accroche à son pupitre et regarde vers le haut, à la recherche de son ami Pierrot ? Une voix puissante, rauque... des textes qui font mouche et des musiciens très rock et qui semblent prendre un pied fou ? Quelle équipe ! Voilà, j'ai découvert Loic Lantoine ! Il m’a complètement séduite, chamboulée ! Il a présenté ses « anhons françaises », un florilège de ses textes. La fosse est pleine de fidèles car il tourne depuis de nombreuses années mais je ne le connaissais pas. 

    Un homme tell'ment tendre, tell'ment touchant, pudique, marrant, émouvant... Il ne ressemble à aucun autre ! Il étonne, enchante, fait rire et touche en plein cœur. Un régal dans cette petite salle de Feyzin.

    Je l'avoue, là, j'ai pensé que j'avais une chance folle d’être là, de vivre un tel moment, près de celui que j'aime et face à cet artiste enchanteur qui en a dans le ventre et qui sait donner ! Un vrai bonheur.... L'impression de vivre quelque chose de très fort, d'authentique, de vrai, de pur !

    Loïc Lantoine, j’attendrai que ce ch’tit repasse dans le coin, j’aurai tellement de plaisir à venir le voir, et l’écouter, encore !

  • 14 février....

    que la noce commence, théatre des célestins, lyon, bezace

    "Mon chéri, je t'aime..."

    Kris

     

    « Je te sors au théâtre »… c’était la proposition de mon amoureux pour le soir de la Saint Valentin… j’aime pas fêter la Saint Valentin... mais passer cette soirée avec celui que j’aime s’impose ! Même si c’est pour être blottie contre lui et regarder un film à la TV…

    Donc proposition particulièrement sympathique, j’aime sortir et, en cela, nous nous sommes bien trouvés tous les deux, toujours partants !

    « Que la noce commence » était au programme aux Célestins. Nous arrivons un peu en retard (mea culpa) nous nous garons loin, et courons dans les rues de Lyon, sous la pluie. Nous nous installons enfin et attendons sagement comme des mômes le lever de rideau.

    Et la magie opère ! Une super troupe... et Didier Bezace, le metteur en scène, joue la bonne mesure ! Je veux dire que parfois cela aurait pu être limite et puis non, c’est vraiment bien. De la musique, de la magie, de la poésie, de la bonne humeur, de la joie et le drame… tout bascule !

    Un petit village roumain… le carcan de la Russie, la mort de Staline… Comment va se comporter cette petite communauté ? Révolte, soumission, résistance, lâcheté, obéissance ? Après le rire franc et massif, le frisson, l’injustice insupportable… mais comme le spectacle est de grande qualité, on sort quand même heureux même si l’amertume est là…

    Après : « on se fait un petit restau ! »… Nous passons devant un petit chinois mais il n’y a plus personne, nous demandons s’il est encore possible de manger, on nous répond « oui », mais que nous n’avons pas le choix, ce sera nems, canard laqué… Parfait ! Nous nous asseyons, nous sommes seuls, nous apprécierons la cuisine et ce serveur qui sera aux petits soins pour ses derniers clients pendant que sa femme souriante, allaite son bébé de 3 mois dans l’autre salle…

    Comme elle était belle cette soirée, cette nuit… Alors, oui, je continue mon bonhomme de chemin d’amoureuse… et j’aime ça !

  • Résidents de la république

     « Qui est le grand chorégraphe,
    sinon ce grand fada sacré que la société semble payer
    pour le rachat de la mort des gestes »
    Hervé Guibert

    Ne pas sortir indemne, que quelque chose reste !!

    Parfois, on aimerait que ça dure encore, que les lumières ne s'allument pas, on voudrait rester dans notre fauteuil confortable, continuer à ne regarder que la scène et les artistes enchanteurs, rester tout contre celui que l'on aime, ne pas séparer nos mains unies durant tout le spectacle. Et même si tout autour ce sont des étrangers, on a l'impression d'avoir vécu quelque chose de fort, tous ensemble… On n'a pas envie de se lever, d'être ébloui par la lumière agressive de la salle, d'affronter le froid de l'extérieur, la folie des hommes, l’absurdité de ce monde… On souhaiterait juste préserver le ressenti, sans y mettre de mot, sans chercher à comprendre. L'impression de grâce, de sérénité, d'humanité  nous a envahi peu à peu, et on s'est volontiers laissé pénétrer par le spectacle offert : les gestes, la musique, les mots dits, les jeux de lumière…  L'émotion a pris toute sa place…
    Mais c'est fini, alors que l’on rêverait d'encore !!! Quelques-uns avec leurs grosses voix ont crié  "bravo", d'autres ont applaudi à s'en bruler les mains, je me suis levée, comme d'autres, j'ai laissé rouler quelques larmes sur mes joues… et j'ai pensé que certains hommes avaient un beau regard sur les autres, sur le monde, et que d'être capable de donner tant de bonheur c'est vraiment bien !

    C’était la deuxième fois que j’allais voir un spectacle de Jean-Claude Gallota.

    Daphnis e Chloé


    La première fois c’était Daphnis é Chloé. Une transposition en noir et blanc et à 3 voix de la fureur de vivre, de l’amour fou ! De beaux jeunes danseurs : Francesca Ziviani, la jolie brune qui tourne la tête à Nicolas Diguet, le fougueux et à Sébastien Ledig, filiforme, au torse nu…Beaucoup de sensualité, de grâce, d’équilibre, de fougue, de passion..  Magnifique !


    Racheter la mort des gestesLa deuxième fois, c’était hier et "Racheter la mort des gestes" m’a vraiment remuée. Un vrai puzzle s'est constitué tranquillement : la nana à la plastique parfaite aux jambes longues, longues, longues…  mais aussi le mec « normal » poilant, le mec poilu, le mec à poil, la nana un peu forte, la danseuse de tango, le couple de paralysés en chaise roulante,  les hommes en robe, la femme sans rien sous sa robe, le grand père et son petit fils, celui qui a mal aux genoux, celle qui a rêvé d'être danseuse, celle qui ne l'est plus. Alors oui, il est possible de danser même avec un corps imparfait, mutilé, vieux ou gros… La grâce est partout, il suffit juste de se permettre…. et d'être prêt à lever le voile et à accueillir…. Et puis Gallota parle de lui, de ses souvenirs,  un hommage à son ami, et à sa maman morte le soir d’une avant-première… Bref, un vrai tableau intime, sincère, terriblement touchant….Un bien beau spectacle…

    Ne pas partir indemne, pari gagné !  ça c'est sûr !!