16 janvier 2013

"Conte de l'incroyable amour"...

oud

 

« La musique est peut-être l’exemple unique de ce qu’aurait pu être – s’il n’y avait pas eu l’invention du langage, la formation des mots, l’analyse des idées -
la communication des âmes. »

Marcel Proust

 

 

Consigne des Impromptus littéraires : "Mais quel est ce bruit (son, voix, musique...) qui, à chaque fois que vous l'entendez, vous émeut, vous rassure ou vous inquiète ?... Et pourquoi diantre vous trouble-t-il ainsi ? Faites nous entendre votre « madeleine de Proust sonore » sous la forme écrite de votre choix….

Nous nous fréquentions depuis longtemps 

Mais c’était notre première longue soirée

Nous nous donnions le temps

Nous ne voulions rien gâcher

Et puis ce soir-là, pourtant

Sur ton sofa, nous nous sommes allongés

u as mis le cd de cet artiste envoutant

Dès les premières notes, je fus charmée

Toi, tu es devenu entreprenant

Et cela ne m’a même pas effarouchée.

C’était très beau ce moment

Ne plus avoir de volonté, tout donner

Tu l’as fait tout doucement En me couvrant

de caresses et de baisers

Puis nos deux corps sont devenus gourmands…

Oui, je peux le dire, j’ai tout aimé

Mais il m’est impossible dorénavant -

Il est vrai, Je n’en ai pas la volonté

D’écouter jouer de l’Oud sereinement

Sans avoir aucune arrière-pensée

Tout mon être devient frissonnant

Ce souvenir ancré sait bien s’imposer !

Et si je ferme les yeux en souriant

C’est que loin de tout, je me suis isolée

Pour revivre ces premiers émois, inlassablement...

22 octobre 2012

danse....


danse orientale, danseuse

"La musique est la langue des émotions."
Emmanuel Kant

 
Consigne des Impromptus littéraires  :
votre texte s'inspirera librement de ce morceau  du groupe toulousain
Dayazell : Sareri Hovin Mernem
 

A mon bo ome....

Dès les premières notes, je chavire…

Mes hanches commencent à marquer le rythme par saccades, ma ceinture à sequins s’agite… J’ai envie de danser pour toi, je veux te séduire… Mes bras se lèvent vers le ciel… Je ferme les yeux et imagine mes pieds nus dans le sable du Sahara… Je tourne sur moi-même, j’ai l’impression de sentir le soleil sur ma peau… Mes épaules ondulent… Je pense à ton regard quand je suis à toi, à ta peau que j’ai dans la peau, à la douceur de tes mains, je me cambre… Tout mon corps se met à vibrer… Je tremble, je veux tout… Je ne suis plus rien, qu’une danseuse sensuelle, envoûtée, qui t’espère…

16 octobre 2012

Condidences....

 

mon bo ome, amoureuseL’amour est un châtiment.

Nous sommes punis
de n’avoir pas pu rester seuls ».

Marguerite Yourcenar


Je n
’écris plus trop en ce moment (plus d’article sur ce blog)… je ne lis plus trop en ce moment (3 bouquins en souffrance), je ne vais plus trop au ciné en ce moment (c’est plutôt du théâtre…)

Je vis et j’aime pleinement… j’aime et je vis pleinement !!! Je suis comblée…

Qu’il est doux d’aimer et d’être aimée, j'avais oublié ! Le problème c’est que les histoires d’amour… Alors je ne voudrais vivre que dans le présent… surtout quand Il est là ! Oui, mais alors, cela fait de beaux souvenirs… et j’ai tellement de plaisir à me remémorer ces moments-là que j’en veux d'autres, encore… Et c’est reparti, souvenirs dans le passé, projections dans l’avenir… Ne pas penser à ce qu'était hier, et ce que sera demain ! Croire qu'il est encore possible de tout recommencer...

Là, Il n’est pas avec moi, je me souviens de ma nuit d'hier avec lui et m'imaginer demain dans ces bras, me ravit… mais c’est aussi ce qui me fera souffrir quand ça ne sera plus… justement, les souvenirs de ces moments-là !

Alors que faire ? Me dire qu’il ne me manque pas là dans l’instant (la preuve c’est que j’écris et parle de lui !) que le moment est beau même s’il n’est pas là (c’est un peu vrai, mais tout de même quand il est là !!!)…

Bref, je suis amoureuse !!! Je l’ai déjà dit….

Ça passera, peut-être… à moins que ce soit le dernier amour du reste de toute ma vie !!!

18 septembre 2012

Tu es là....

grand-mère, marguerite

"Une petite cantate
Du bout des doigts
Obsédante et maladroite
Monte vers toi
Une petite cantate
Que nous jouions autrefois
Seule, je la joue, maladroite
Si, mi, la, ré, sol, do, fa"

Barbara

Nouvelle consigne des Impromptus littéraires"Une heure avant de mourir"

Que suscite en vous cette phrase?...

A Marguerite, ma grand-mère….

 Une heure avant de mourir,

Tu étais belle,

Tu l’attendais depuis si longtemps,

Tu semblais sereine.

Tu disais que tu avais eu une belle vie

Et que cela suffisait maintenant,

Que tu en avais assez,

Que 100 ans c’était trop vieux !

Que tu n’en pouvais plus d’attendre.

Puis, tu n’as plus parlé,

Tu m’avais tout dit,

De toute façon, nous n’avons jamais eu besoin de mots
pour nous comprendre….

Tu réagissais à ma voix,

A mes mains sur ta peau,

Tu respirais fort,

Ton visage semblait reposé,

Tu semblais lâcher prise tout doucement.

Tu m’as laissée rentrer chez moi,

On m’a appelée pour me dire que tu n’étais plus.

Je suis venue,

Je n’ai pas aimé la rigidité de ton corps,

La froideur de ta peau…

Je t’ai coiffée,

Je t’ai embrassée,

Puis il m’a fallu te laisser partir…

Pas si loin que ça,

Puisque tu es toujours là !

12 septembre 2012

Chercher les forces neuves....

lui, ardècheRetrouve moi Rue des étoiles 
La deuxième après Jupiter 
Je connais un endroit pas mal 
D'où l'on peut voir tout l'Univers 
Retrouve moi Rue des étoiles 
Pas loin du Boulevard de l'éther 
A bord de mon vaisseau spatial 
On se rappellera la mer
Grégoire

Et vl'à la nouvelle consigne des Impromptus Littéraires : Après avoir tourné tant de pages nous vous proposons d'écrire un texte (à votre choix en vers ou en prose) en vous inspirant de cet extrait de poème de Guillaume Apollinaire (Calligrammes) :

"Et de planètes en planètes
De nébuleuses en nébuleuses
Le Don Juan des milles et trois comètes
Même sans bouger de la Terre

Cherche les forces neuves"….

Pour partir lutiner loin d’ici,
Et vivre de nouvelles aventures…

Mais où trouver l’énergie ?
Il lui faut encore y croire
Et surtout en avoir envie.
De reprendre le chemin
Et de faire confiance à la vie !

10 septembre 2012

Tourner la page...

 buis les baronnies, cheval, partir

"Voilà, c´est fini
Nos deux mains se desserrent
de s´être trop serrées
La foule nous emporte
chacun de nôtre côté

C´est fini...hum, c´est fini"
J.L. Aubert 



Une consigne d'écriture proposée par les Impromptus Littéraires : Vous avez donc décidé de tourner la page, mais n'avez aucune envie de vous étendre en long, en large et en travers. Vous disposerez donc de 100 mots tout au plus (nous accepterons les textes entre 90 et 110 mots, compteur de logiciel en faisant foi) pour nous remettre votre démission, quitter votre amoureux, signer votre dernier billet d'humeur, changer de vie, que ce soit en vers ou en prose.


Non pas déjà ! Pas encore ! Pas toi !
Pas question, pas simple, pas envie…
pas terrible, pas comme ça, pas bien…
pas maintenant, pas prête…
pas « plus jamais », pas moins…
pas d’avenir, pas sérieux, pas assez, pas une vie, pas la peine…
Pas ces mots…
Pas comme toi…. Pas pareil…
Pas qu’un peu, pas du vent, pas rien,
pas ailleurs, ou pas longtemps, pas loin,
pas d’importance, pas grand-chose, pas rose…
Pas vrai ? Pourquoi pas ?
Mais pas sans toi, pas moyen, pas forte… ….
Non, pas possible…. de tourner la pas… je… peux pas !

17 août 2012

Atelier d'écriture

oeillet

Une autre soirée « Atelier d'écriture »....
Quelques consignes sont données... 

et à nous/vous de jouer !

 Au fond de la rame de métro, 
un homme est tombé sous votre charme…. 
Il vous écrit un joli petit mot, 
vous proposant un voyage à Bali… 
Lui répondre une fin de non recevoir
plutôt gentille et/ou surprenante…

Mon bon monsieur,
votre lettre m’a touchée,

 j’ai vu votre trouble l’autre jour,
Me pardonnerez-vous alors le mien,
Car il me faut vous faire un aveu,
Ma précipitation ou la distance qui nous séparait
Ne vous a fait percevoir de moi
Que ce que j’aimerais que l’on croie,
Mais je doute que je rêviez de partir à Bali
Avec le Paul que je suis !

Variation coquine sur ou autour de la syllabe « org »

Mon ogre organique
Offre-moi une orgie organisée
Laisse glisser mon organdi rouge garance
Offre-moi alors ton organe au garde à vous
Orgasme, or jus, or git …

Ecrire une diatribe, un brulot, bref, un truc méchant, agressif, acide…

Prétencieuse, garce, 
Mais pour qui te prends-tu ?
Sous tes airs d’innocente, qui ne sait pas…
Chaque printemps tu fais semblant d’hésiter…
Vais-je séduire ou pas ?
Menteuse, trompeuse !
Tu sais très bien, que tu seras encore
Et comme à chaque fois, 

La plus belle fleur du jardin.

Ecrire la suite….

Il regarde sa montre 22 h 30. Il se dit qu’il avait encore une chance de trouver des clopes au bistrot. Il enfila son imperméable, prit la laisse du chien qui se tenait déjà devant la porte d’entrée. A 50 m l’angle de la rue Blanqui, il aperçut les fines bottes noires qui brillaient sous le lampadaire. Le parapluie protégeant la frêle silhouette de la pluie. Joël entendit derrière lui le bruit d’un moteur puis celui de pneumatiques qui éclaboussèrent les bordures du trottoir….

Il avait fait le tour de l'immeuble, et l'avait bien reconnue. Il aurait voulu la retenir, lui dire qu’il l’aimait sincèrement, plus que tout, même si… Elle savait qu’il était là, sous la pluie marchant dans sa direction. Elle n’eut pas un regard pour lui. Car cette fois-ci, elle ne ferait pas comme si rien ne s’était passé. Elle n’accepterait plus, c’était fini ! Elle n’attendrait pas recroquevillée sur le lit qu’il revienne sa clope au bec, puant l’alcool et  parlant avec son chien ! Elle est montée dans cette voiture, elle a quitté ce père qu’il lui fallait fuir. Elle a décidé de croire que tous les hommes ne sont pas les mêmes. Elle se sent enfin vivante, rêve de respect et de liberté ! 

30 avril 2012

Printemps....

jeune pousse

 

Atelier d'écriture.... petite soirée un stylo à la main, quelques consignes sont données... et je me lance !

 

1ère consigne : Acrostiche 

 

Par ce jour de mars

Rien n'a été dit

Il me faut pourtant

Ne plus douter

Tout est cassé en moi

En ce jour ensoleillé

Morcellée je reste

Puisqu'il me faut poursuivre

Sans toi

2ème consigne  : Le printemps pour vous, c’est ? Une lettre de l’alphabet, un mot.

Alors j’ai pensé à (avec quelques trous, tout de même...) :

Aubépine

Bouton d’or

Coquelicot

Digitale

Eglantine

Fleur d'oranger

Glaieul

H

Iris

Jonquille

Kerria

Lilas

Muguet

Narcisse

Oeillet

Pâquerette

Q

Rose

Soucis

Tulipe

U

Verveine

W

X

Y

Zinnia

 

 

3ème consigne : intégrer une 10ène de ces mots dans un texte…

 

Dis quand reviendras-tu mon beau Narcisse ?

Attends-tu que fleurisse l’aubépine pour m’appeler encore Bouton d'or ?

Te coucheras-tu, de nouveau, près de moi au milieu des pâquerettes  ?

Humerons-nous l'odeur des violettes, du muguet et du lilas ?

Et plutôt que de me conter fleurette, m'offriras-tu une brassée de jonquilles et de narcisses pour qu'alors mon cœur redevienne tel un coquelicot rouge sang !

 

 

4ème consigne : Faire le 4ème de couverture d’un livre qui aurait pour titre : "Une bonne raison"

 

Une bonne raison de vivre

une bonne raison de se tuer…

Nous avons tous une bonne raison de le faire...

Philippe Dufeux sans sa quête du sens explore, cette fois-ci, de façon troublante la question de la liberté de l'homme. IL nous offre ici un chef d'œuvre. L'écriture est bouleversante, le ton est juste.

Vous faut-il encore une autre bonne raison pour avoir envie de lire ce livre ?

 

 

5ème consigne : faire débuter un petit texte par : "C'est le printemps ?"

 

Alors, il ne suffit pas de le dire…

Prouve-le moi !

Envole-moi, gazouille-moi, butine-moi, bourgeonne-moi, goutte-moi, savoure-moi, donne-moi, prends-moi, 

Aime-moi !

04 avril 2012

Il pleut...

parapluie,

Proposition d'écriture faite par Silence qui nous offre ce magnifique texte.

Alors si le sujet vous tente, si la plume vous chatouille, suivez sa consigne d'écriture :

un jour de pluie.... 




Il pleut sur la ville
Comme il pleut dans mon coeur
Encore un jour qui vacille
Dans l'espace de mes peurs

C'était pourtant prévisible
Ce choix de la déraison
Où tout me semblait possible
Victime de mes illusions


Cela pourrait être risible
Mais tout n'est que tristesse
Il faut couper ce lien invisible
Pour protéger nos faiblesses

Tous ces mots échangés
Qui perdent leurs éclats
Le temps que ça a duré
Et déjà je suis plus là...

Peux-tu juste le comprendre
Une fois, une fois seulement ?
A défaut de me défendre
Je prends la fuite souvent

Quand tout me dépasse
Je m'enferme dans le silence
Car je suis tellement lasse
Que j'en préfère l'absence

Il pleut sur la ville
Comme il pleut dans mon coeur
D'une correspondance si fragile
Il ne reste que des rancoeurs

Oui je pars
Sous la pluie
Et j'emmène avec moi
Un bout de toi...
Oui je pars
Et il fait nuit

Mais je ne t'oublie pas
Car tu vis en moi...

06 octobre 2011

Enfantillages.... amoureux.. pas sérieux...

âne, Franck

« Non c'est toi qui raccroches... Non c'est toi...
Non c'est toi qui raccroches... Non c'est toi...
Non cest toi... C'est toi ...
Bon d'accord je te rappelle... »

Anaïs


Consigne d'écriture proposée par les Impromptus Littéraires :
Votre texte, en vers ou en prose, évoquera une zone de turbulence que vous avez traversée…

   

J’ai  laissé causer mon cœur
Il a parlé à cœur ouvert
Et il a été touché en plein cœur 

Tu me mettais du baume au cœur
Mais tu n’avais pas de cœur

Et à force de me le soulever
Tu as fini par me le fendre

Etre au cœur d’une telle turbulence
Aurait pu me rester sur le cœur 
Mais le mien est  bien accroché

Toi, tu veux le conquérir
J’y consens de bon cœur
Ton rôle de joli cœur me fait sourire
J’aime quand tu me serres sur ton cœur 

Même si cette histoire je la connais par cœur
Il me faut assumer mon cœur d’artichaut

Redouter et fuir le vilain bourreau
Qui va finir par briser mon petit cœur

Mais j’aime trop le sentir qui bat 
il s'en donne à cœur joie
Dommage qu’à chaque fois

Il  croit qu’il ne s’en remettra pas

Pourtant, tant que j'ai à cœur de tout recommencer… 

09 août 2010

Tribune Libre - number 2

la_tulipe-1.jpg " On admire tant la poussière des étoiles
lors de sa chute sur Terre.
Mais, on la piétine dans l'ignorance
une fois qu'elle repose sur notre planète.
"

Pat

 

 

 

 

  

 

Le début est la suite d'une fin ...

 

Tout commence par un point, tout se termine par un point,

pourtant une différence existe ...

Il était une fois, un bulbe qu'un jardinier a mis en terre pour souhaiter la bienvenue à l'ami Printemps.
Les petites gouttent d'eau tombent du ciel, le soleil réchauffe timidement la terre.
Un jour, un bout chlorophyllien pointe son bout de nez.
De jour en jour, il réclame davantage d'eau, de soleil et des bons soins du jardinier.
Puis, un bouton de jeunesse fait son apparition. Il prend la forme d'un obus avec l'assurance.
Et sans prévenir, sous une excitation extrême, il se découvre.
Une belle fleur rouge qu'on admire par son éclat et qu'on appelle Tulipe.
Qui pourra rivaliser avec elle ? Peut être la cousine Rose !
Mais, Rose par sa santé fragile passe sa jeunesse en terre étrangère !
Séductrice de Printemps, Tulipe n'a que peu de rivales !
Les prétendants, ça ne manque pas : Bourdons, Abeilles, Papillons ...
Tout ce beau monde n'attend qu'une chose : Posséder Tulipe le temps d'une brise, la féconder comme une reine le temps d'une respiration, sentir son parfum envoûtant le temps d'un vol d'hirondelle ...
Et lorsque se termine la valse des amoureux, ces foutus beau parleurs se pressent d'aller voir une autre !
Bien fâchée est Tulipe.
Pas de temps de souffler, car une ombre menaçante pointe son nez.
Ah, est ce la fin des temps ?
Clic clac et il s'en va. Quel goujat, ce gros et immense courtisan !
Même pas un préliminaire, même un baiser, même pas une caresse et il s'en va !
Pourquoi maudire ce pauvre inconnu de passage ?
Tulipe aurait pu tomber sur bien pire : Monsieur ou Dame déco-intérieur !
Le temps passe, les infidèles repassent.
Le temps s'allonge, les infidèles se raréfient.
Le temps devient interminable, les infidèles trépassent.
La robe rouge n'est plus qu'un bout de tissu rouge délavé.
Tout est foutu et c'est la déprime totale : La pluie ne vient plus, le soleil est en colère, tout le monde meurt de soif !
Tulipe s'écroule, mais sereine.
Elle a oublié depuis belles lurettes sa haine pour ses concurrentes.
Elles aussi sont à l'orée du crépuscule.
Poussières, elles finissent par redevenir.
Adieu, monde cruel. Tant de beauté, une vie d'amour et si peu de temps de en profiter !
Ce que Tulipe ne savait pas, c'est que cette fin sera aussi le début d'une nouvelle vie.
Car, le bon jardinier n'est jamais très loin.
Ce que Tulipe j'ignore, c'est que sa beauté est devenue éternelle.

 

Cette beauté qu'elle pensait unique est le fruit du hasard.
Les amours de toutes les Tulipes qui l'ont précédé.
Surtout, cette beauté n'est rien sans l'ombre de ses concurrentes.

 

Imaginez un instant Tulipe toute seule sur un fond noir !
Laquelle des deux photos pensez-vous aimer ?
Je pense connaître déjà la réponse :)

 

Parfois, on se croit unique, mais un lien plus puissant que tout nous unit.
J'ai la certitude que c'est le fondement de la vie.
Une expérience que vous pouvez faire vous même :
- Clamez haut et fort que notre terre est belle
- Réunissez 100 personnes et clamez ensemble que notre terre est belle
Qu'allez-vous ressentir à votre avis ?

 

J'espère que j'ai réussi à faire jouir vos neurones :D
Une caresse, un baiser, une étreinte ... Que restera-t-il à la fin ?
Tout dépendra probablement de votre propre réaction. Me diriez-vous "Nous ne sommes pas comme Tulipe ! Nous bougeons, nous réagissons et nous avons la jalousie en nous !"
Pourtant, à la fin, nous sommes comme Tulipe les poussières ...
... d'étoiles.
Et les étoiles ont pour origine ...

 

Voilà, c'est la fin ... Et pourtant, si vous m'avez bien suivi, c'est aussi le début de ... <8O)

  

 Pat.Laforet (la porte d'entrée est sur la Lune !)

30 mars 2010

Tribune Libre....

image002.jpg

 

« On apprend tout de ses souffrances
Moi, j'ai su deux choses, après toi :
Le pire est au bout de l'absence
Je suis plus vivant que je crois »

Jean-Jacques Goldman

 

  

Ce matin, j'ai cueilli dans mon jardin secret une fleur. Elle est drapée d’une jolie robe couleur feu. Je l’ai mise dans un soliflore bleu posé sur la table de chevet près de mon lit, du côté où je dors.

Toute la journée j’ai senti ta présence, toi qui m’as laissé que le silence comme seule compagnie. Depuis toi, le vide a empli ma vie. C’est une absence qui s’épanche lentement, jour après jour ; sans aucun répit. Inexorablement.

Ce qui me ramène à toi : des souvenirs intenses. Je n’ai plus que ça de toi. Rien d’autre dans l’absence.

Seule, celle qui reste, seulement le néant au contour de mes jours et de mes nuits.

Je te parle parfois ces soirs d’insomnies où le manque de toi m’envahit. Comme dans un songe.

Je me remémore cet instant où tout s’écroule, je me retrouve alors au bord de la folie. Et j’ai l’appréhension que je m’y sente bien. Mais je vais mal. L’attente de jours meilleurs se fait longue. Impatience. Je retombe une fois de plus dans les entrailles de l’enfer. Il faut que j’aille mieux. Je n’ai plus de force, ni d’envie, encore moins le courage de vivre.

La survie en somme. Peut-on mesurer le temps quand il s’agit de survie ? Rien ne compte plus. Même pas moi dans ta vie. Tu me l’as murmuré après tout ce temps. J’aimerais pouvoir te haïr ce serait plus facile pour moi. Malgré les ans qui passent, je suis lasse, hélas, parce que je ne t’oublie pas…

Le soleil s’éclipse peu à peu, la lune apparait timidement dans le ciel. Les étoiles s’endorment pas très loin de mes rêves…

 

Silence

23 septembre 2009

Atelier d'écriture - "fallait bien que ça arrive"

ELIOS blog.jpg"Rien ne me plaît davantage, quant à moi,
que vous me teniez en laisse pour me guider -
pourvu que la laisse ait une bonne longueur
".

Lettre ouverte à Freud de Lou Salomé.

 

 

 

 

La nouvelle consigne des impromptus littéraires est : contez-nous : un évènement, de la manière qui vous plaira tant que votre écrit - prose ou poésie - contient les mots suivants (dans cet ordre) : fallait bien que ça arrive.

 

 

 

J'aimais ton regard
Je me blottissais dans tes bras
J'adorais l'enlacement de nos corps
…il fallait bien que nous le vivions !

Tu disais que tu n'avais jamais aimé ainsi
Tu prétendais que rien ne changerait
Tu paraissais pourtant sincère
… il fallait bien que nous avancions !

Il faisait si beau
Il me semble que le soleil brillait toujours
Il fait si froid maintenant
… il fallait bien que les saisons changent !

Nous étions si heureux
Nous voulions refaire le monde
Nous nous aimions
… Il fallait bien que ça cesse !

Vous ne pouvez pas comprendre
Vous pensiez que ça ne durerait pas
Vous n'aviez pas tort
… Il fallait bien que ça arrive !

Ils m'assurent que ça passera
Ils pensent que je renaîtrai
Ils prétendent que je suis encore belle
… Il fallait bien qu'ils disent quelque chose !
 

 

 

16 septembre 2009

Atelier d'écriture - "caresses de doigts effilés"

rido .jpg"L’art d’aimer ?
C’est savoir joindre à un tempérament de vampire
la discrétion d’une anémone
."
Cioran

 

 

 

 

La nouvelle consigne des Impromptus littéraires : 

écrivez une histoire avec le ton, le style, le genre que vous voudrez, mais elle devra impérativement commencer par cet incipit : "Ses doigts effilés aux ongles soignés caressaient ..."

 

 

 

 

 Ses doigts effilés aux ongles soignés caressaient sa peau.

Ils débutèrent par le front, chaud….

Effleurèrent ses lèvres gourmandes,

glissèrent sur le menton,

coulèrent dans le cou,

se posèrent entre les seins.

Là, ils déclenchèrent un frisson…

Il eut un temps d’hésitation

puis ils reprirent leur pérégrination

et se fixèrent sur le cœur.

D’un coup d’ongle, le fendirent en deux

« Tu m’as aimé, jamais plus tu ne m’oublieras »

Dit-il en riant ténébreusement…

Au réveil, elle se sentit morcelée

C’était comme si deux cœurs battaient en elle,

Elle put alors aimer moins fort…. mais deux fois plus…

11 février 2009

Nicolas propose, je dispose...

claudel camille.jpg"La solitude est un jardin où l'âme se dessèche,
les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum."
Marc Levy - Et si c'était vrai

 

 

Une consigne sympathique proposée par Nicolas, ici : « Ecris ta propre vision de l’histoire, dans le contexte d’une révélation, d’une illusion et d’une connexion avec un monde fictif. »

Je m’y colle et vous, vous, vous y risquerez-vous ?

 

Bizarre…
Elle se trouvait tout de même bizarre. Alors que les échanges se faisaient sans contact, pourquoi, avait-elle encore besoin, elle, de sentir d’autres peaux ?
Pourquoi ne se satisfaisait-elle pas comme toutes les autres ?
Pourquoi prendre de tels risques ?
Elle n’avait jamais trouvé la réponse. Trop contente de glaner encore quelques hommes qui n’avaient jamais fait cela «comme ça» et qui se laissaient tenter par cette fantaisie. Certains la recherchaient, mais elle savait bien qu’ils seraient rattrapés par l’asepsie, le froid, le vide … Le virtuel reprenait ses droits, envahissant, « clean », plus palpitant et tellement rassurant.
Elle coupa quelques feuilles de menthe fraîche d’un jeune pied qu’elle cachait jalousement. Elle aimait l’odeur authentique sur ses mains. Elle jeta les feuilles dans l’eau frémissante, caressa sa peluche en pensant que ça devait être drôlement bien un vrai chat…
- Non, je ne suis pas faite pour ce monde, dit-elle en se shootant d’images irréelles…
Elle ne programma pas son réveil.
- Dans 150 ans, je ne m’en souviendrai plus, pensa-t-elle en haussant les épaules. Pourvu qu’ils me débranchent avant !
Elle ignorait qu’elle allait rencontrer un homme différent ce jour-là. Un enfant allait être créé sans respecter le Protocole… Il aurait une peau d’ange avec une douce odeur de menthe. Adulte, les femmes prendront beaucoup de plaisir à venir s’y frotter…. Il ne s’en lassera pas.

Et "L'Abandon" de Camille Claudel.