06 juin 2008
Atelier d'écriture - "La pièce était trop calme"
"Et s'ils tremblent un peu
est-ce de voir vieillir la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non,
qui dit : je vous attends"
Jacques Brel
La nouvelle consigne :
"Le texte que vous devrez rédiger devra obligatoirement débuter par la phrase :
La pièce était calme, trop calme, pour engager une conversation ou développer une pensée".
C'est une courte citation extraite du roman Les Voix de l'asphalte de Philip K. Dick.
Cette dernière indication pourrait être (ou pas) un fil directeur à votre réflexion... "
"La pièce était calme, trop calme, pour engager une conversation ou développer une pensée". De toute façon elle était seule et à quoi pourrait-elle penser ? Elle avait beau chercher, elle n’en avait aucune idée…
La pendule indiquait 9 h 30… Elle était dans une cuisine, que faisait-elle ici ?
Elle vit sur le réfrigérateur quantité de photos et de post-it, elle en lut quelques-uns avec attention :
« Je t’aime », « Je reviens vite », et puis :
10 h : aller à la boulangerie…
11 h 30 : mettre la table.
12 h : Midi - Repas – Nous déjeunons ensemble.
Encore 9 h 30 à la pendule…
Ça y est, elle se souvenait, il lui fallait mener à bien tout le programme écrit de cette journée.
Il allait rentrer tout à l’heure, il devait être fier d’elle, encore aujourd’hui, encore une fois…
Par quoi fallait-il commencer ?
Toujours 9 h 30…
Mais pourquoi les aiguilles de la pendule ne bougent-elles plus ?
20:25 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : modigliani, heure, brel
23 mai 2008
Quand nous chanterons le temps des cerises
« Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
M'éloigner d' mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
Le quitter des yeux »
Georges Brassens
Cette année mon cerisier n'est pas généreux.... ;-(
Pas de distribution de cerises, peu de clafoutis, juste quelques fruits croquants, juteux, fermes…
V’là un petit texte que j’avais écrit en pensant à ce bel arbre.
Je crois que Christian Bobin m’avait un peu déteint dessus….
Ça y est j’ai un amoureux transi !
Au milieu de mon jardin, il me surveille…
Souvent, je ne fais même plus attention à lui !
Aussi au printemps, il s’arme d’abeilles,
et devient tout blanc pour faire son intéressant !
Chaque fois, mon appareil photo en mains
Je fais alors quantité de clichés,
Sur son pouvoir de séduction, semble alors rassuré :
Et pour fêter l’évènement,
Il jette alors le sol d’une pluie de confettis…
Il peut alors « feuillir »… tranquillement
Puis m’offrira ses superbes fruits….
Ensemble nous passerons encore l’été
Sur ma chaise longue, ombragée
Par son magnifique feuillage
C’est promis nous resterons sages !
Vous pouvez arrêter votre TV, éteindre vos PC et mettre le nez dehors....
car le 24 et 25 mai c'est la fête de la Nature
Excellent week à vous, agréable, curieux, coloré, juteux et sucré ! ;-)
23:42 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cerises, brassens, fête nature
20 mai 2008
Il était une fois...
Atelier d'écriture : "Un nouveau départ"
A chaque fois j'y crois
Et j'y croirai toujours
Ça sert à ça, l'amour !
Mais toi, t'es le dernier
Mais toi, t'es le premier !
Avant toi, y avait rien
Avec toi je suis bien !
Edith Piaf & Théo Sarapo...
Une nouvelle consigne proposée par les Impromptus : un nouveau départ. Votre production doit absolument faire état d'un acrostiche (autrement dit, les premières lettres de chaque vers doivent composer le titre du thème)
Usilde et
Naloche
Non,
On ne peut pas vivre sans amour !
Usilde le savait bien
Vainement, elle faisait comme si..
Elle prétendait ne pas comprendre le petit jeu de Naloche,
A ses avances ne répondait pas !
Un jour, elle dut se rendre à l’évidence…
Depuis bien trop longtemps,
Elle était amoureuse et
Par un beau jour pluvieux
Alla trouver Naloche….. et depuis…
Tant enivrés par ce nouveau départ.
01:10 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : piaf
03 mai 2008
Bon appétit...
Atelier d'écriture : "après l'amour"
"
Dis moi ce que tu manges :
je te dirai ce que tu es."
Jean-Anthelme Brillat-Savarin
Une nouvelle consigne proposée par les Impromptus : "Cette semaine un thème qui tiendra en deux mots et trois points de suspension : « Après l’amour…»
Mamie c’est quoi faire l’amour ?
Comment c’est après l’amour ?
Et bien c’est très simple ma petite-fille, faire l’amour - dit-elle avec son regard malicieux - faire l’amour, c’est comme quand je fais un cake…
Au début (ou avant), les ingrédients sont chacun de leur côté, petit à petit, ils vont par la force des choses se mélanger, la farine se mêle aux œufs, le sucre au beurre. On devient audacieux, on n’a plus peur de rien, et cela devient un tout que tu mets dans un moule, et hop au four….
Là (c’est pendant), ça monte, ça monte ! Tu sais mon cake, il finit même par craquer, laissant alors s’échapper tous les arômes des fruits confits. Il prend une belle couleur aussi.
Puis après, tout cela s’apaise, c’est terminé, tout est fait, on laisse reposer, refroidir…
Et si tu es contente de toi, si tu as bien réussi ton cake, tu n’auras qu’une envie, c’est de te régaler encore et encore, et d’en refaire….
Car ma petite-fille il n’y a que deux choses vraiment importantes dans la vie, la pâtisserie et l’amour. ;-)
08:02 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : amour
12 avril 2008
Atelier d'écriture - "épices"
"Le clou souffre autant que le trou...."
Proverbe hollandais
Une nouvelle consigne proposée par les Impromptus : "Cette semaine nous sortons l’épice (ou les épices) des placards. Fignolez un assaisonnement à faire saliver les palais et servez-le ..."
Dans cette ronde des épices
Tant de saveurs, de parfums et de délices…
C’est à toi que je pense ;
car au fond de moi, tout balance.
Tes mots doux prononcés avec l’accent du thym et du romarin
Font monter en moi toute la chaleur du sud, c’est malin !
Le grain de ta peau couleur cannelle
Me fait craquer, il n’y en a pas deux comme elle !
Tes baisers au goût d’estragon
Là, je sens que je fonds….
Et s’il fallait encore enfoncer le clou (de girofle bien sûr)
Je dirais que de cela j’aime tout…
Il me faudrait alors évoquer le gingembre et le bâton de cannelle,
mais là cela deviendrait de plus en plus charnel
Inutile de rajouter une pincée de piment,
tout cela me semble assez éloquent
Dans cette ronde des épices,
Ne vois-tu pas que je glisse….
* Le verrou de Fragonard
21:10 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : épices
30 mars 2008
Atelier d'écriture - "Traction animale"
« Mon Dieu, qu'avec ces ânes je vous vienne.
Faites que dans la paix, des anges nous conduisent
vers des ruisseaux touffus où tremblent des cerises
lisses comme la chair qui rit des jeunes filles,
et faites que, penché dans ce séjour des âmes,
sur vos divines eaux, je sois pareil aux ânes
qui mireront leur humble et douce pauvreté
à la limpidité de l'amour éternel »
Prière pour aller au paradis avec les ânes
Francis Jammes
Une nouvelle consigne proposée par les Impromptus : "Votre texte devra contenir le nom d’au moins un de ces équipages :
Coche, calèche, diligence, charrette, carriole, buggy, cab, sulky, char, landau, roulotte, carrosse, fiacre ou malle-poste."
Et bien voilà, c’est ton tour, tu me l’avais bien dit ! Tu avais courbé le dos, deux grosses larmes avaient roulé sur tes joues, je pense être le seul à t’avoir vu pleurer. Tu m’avais donné une caresse et nous étions repartis, toi, le vieux Louis, moi, ton vieil âne et ta vieille carriole.
Depuis bien longtemps déjà je n’avais plus de nom, je lis dans tes yeux.
Je n’aime pas ce chemin caillouteux qui monte à l’église… La dernière fois que je suis venu avec toi, tu y accompagnais ton Ernestine. Cela ne fait pas longtemps…
Maintenant, c’est toi qui es dans la caisse. Le village est réuni et te suit… Ils vont te mettre dans cette terre que tu aimes, tu vas rejoindre ta vieille tant aimée…
Si seulement je pouvais entrer moi aussi dans ce cimetière et m’endormir sous le gros chêne. Ce soleil me fatigue et maintenant je ne suis plus rien qu’un vieil âne seul… un âne en peine !
Avec mes remerciements à L’Arpenteur qui m’a fait découvrir la tendre poésie de Francis Jammes...
14:12 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : francis jammes, âne
06 mars 2008
Atelier d'écriture - "Fragile"
«Il n’y a qu’un remède à l’amour :
aimer davantage.»
Henry David Thoreau - Journal
Attention Fragile….
Comme un verre de cristal en vibration qui hésite et se fend…
Comme un pot de fleur tombant sur le sol,
Comme un animal blessé, touché en plein vol…
Comme un grand « je t’aime » écrit dans le sable et emporté par la vague….
Comme le château de cartes qui s’écroule,
Je suis à la fois, fleur, aile d’oiseau, grain de sable, as de cœur, pied
de cristal…
Fragile, irrémédiablement fragile !
Et le constat de tout ce qui est anéanti, cassé, détruit, déboîté, fini,
me fait rêver d'être insensible, invulnérable, stable, solide et incassable....
Fille à la mandoline - Picasso
23:01 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : thoreau, courage, fragile picasso
06 février 2008
Atelier d'écriture : dans mon sac....
C’est très joli d’être innocent,
il ne faut pas en abuser.
Marcel Pagnol
Une nouvelle consigne proposée par les Impromptus : « Voyons ce qui traîne dans votre sac, cartable, musette, gibecière, sacoche, porte-documents, attaché-case, serviette. Votre texte sera écrit à la première personne…. »
"Marre de leurs sourires en coin, de leurs regards moqueurs, de leurs remarques : « tu l’as encore vu ? », « alors, il est revenu cette nuit ? », « toujours pareil ? », « mais oui bien sûr ! ». ;-(
Quand ils verront ce que j’ai dans mon sac à main ! Quand ils découvriront ces grands yeux implorants… Plus de ricanements, ils comprendront que je ne suis pas folle ! ;-)
07:10 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : E.T.
18 janvier 2008
Atelier d'écriture - mots imposés
« Tout est de ma faute en ce jour
Et je reconnais mes erreurs
Indifférent à tant d'amour
J'accuse mes imbuvables humeurs
Mais toi ne te retourne pas
Va droit sur ton nouveau chemin
Je n'ai jamais aimé que moi
Et je reste sans lendemain
Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, je t'en remets au vent »
H.F. Thiéfaine
Une consigne : Vous devrez composer un texte impérativement truffé des mots suivants : abécédaire, enveloppe, kiwi, lendemain, poupée, retard et toit.
A, Adieu
B, Bon vent
C, C’est fini…
Je peux en faire tout un abécédaire.
Notre histoire est sans lendemain.
J’ai glissé mon cœur dans une enveloppe,
Destination le pays des kiwis.
Inutile de crier sur tous les toits
Que je suis toujours en retard.
Cette fois-ci je ne suis plus ta poupée !
Un bon conseil, oublie-moi !
En pensant à Cali ! Je voulais mettre « je m’en vais » et puis je tombe sur cette vidéo, où les deux potes Cali et Miossec font les cons, et le sourire de Miossec me fait littéralement craquer ! (Dommage, il ne dit rien ! )
http://www.youtube.com/watch?v=OBR19Ovq-04&feature=re...
Et puis tout de même « je m’en vais » de Cali… (bientôt un nouvel album !)
http://www.youtube.com/watch?v=sdBmDlqVMMw
Alors là, je suis obligée de mettre « je m’en vais » de Christophe Miossec. Une chanson magnifique, et tellement belle, et tellement touchante, et tellement chouette, que du bonheur :
http://www.youtube.com/watch?v=l2g0USxWNSQ&feature=re...
Vous pouvez partir, mais c’est promis, vous reviendrez ????????????
08:30 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : Cali, Miossec, Hubert Félix Thiéfaine
10 janvier 2008
Atelier d'écriture - "il doit bien y avoir quelqu'un"
Le premier homme qui est mort a du être drôlement surpris !
Georges Wolinski
Une consigne : votre participation devra obligatoirement se conclure par la phrase suivante : Il doit bien y avoir quelqu'un quelque part qui sait ça.
Y’a quelqu’un ?
C’est juste pour savoir si cela peut attendre !
Je préférerais que ce soit quand j’en aurai assez.
Quand mes yeux seront usés
ma peau ridée, ma voix éraillée
mon dos courbé,
mes espoirs oubliés,
ma maison désertée,
mon cœur desséché.
Quand je serai un peu déprimée, isolée,
Comme de tous abandonnée,
Mes souvenirs éparpillés.
J’aimerais pouvoir tout quitter,
Juste en arrêtant de respirer,
Sereinement tout lâcher…
Ou est-ce pour tout à l’heure ?
Alors que je me sens aimée,
Par tous les miens entourée,
Comme en plein vol touchée.
Ou pour demain ?
Mais de la vie je ne suis pas rassasiée,
Il me reste tant de projets à réaliser !
Ou encore plus tard, à l’issue d’une lutte acharnée,
contre un mal obstiné,
qui m’aura accablée.
Alors y’a quelqu’un ?
J’aimerais savoir !
Il doit bien y avoir quelqu'un quelque part qui sait ça ?
21:15 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mort, Georges Wolinski





