22 mai 2013

Compagnon d'écriture....

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"Là-bas
Tout est neuf et tout est sauvage
Libre continent sans grillage
Ici, nos rêves sont étroits
C'est pour ça que j'irai là-bas" JJG

 

Une pensée pour Olivier qui n'est plus....
Le souvenir de sa gentillesse, de sa joie de vivre, de son sourire....

05 avril 2013

Saez à Lyon...

 

Saez, concert, lyon"Retiens-moi si tu peux refermer la blessure
Qui me tient à la vie et le mal qu'on se fait
Et les coups de couteaux qui transpercent et les plaies
Du silence et la nuit qui fait pleurer mon âme
Et la mélancolie, dis-moi quand ça finit,
Les pouvoirs et les vents
Qui me poussent et m'attirent
Quand le cœur ne ressent que l'envie d'en finir
Dis quel est le chemin ?
La vierge ou la putain ?
Marie ou Marylin
Peu importe ton nom
S'il y a la passion
S'il y a la communion
Des corps et des esprits
Paris ou Miami
Vas-y pour la folie
Vas-y pour l'insomnie,
Va pour le paradis !"

Saez

Bien le bonjour à vous, vous qui persistez à venir ici, alors que franchement....

En tout cas, merci à vous !

Pour une fois, j'avais envie de vous faire un avant concert...

Oui, en principe je viens vous en parler après... la tête dans les étoiles... de la musique plein la tête, le sourire aux lèvres, le cœur battant, et tutti quanti...

BEFORE

Cette fois-ci, je voulais évoquer l'excitation "d'avant". J'ai deux billets pour demain soir ! Un concert que j'attends avec impatience. Un artiste que j'aime depuis longtemps, j'avais apporté sa première galette à la maison et  je le suis un peu à distance depuis quelques albums, juste par manque de temps parce que chaque fois que je l'écoute, il me plait....

Il y a toujours un peu d'excitation au moment de l'achat d'une place de concert, une petite trouille au ventre, la peur d'être déçue, que quelque chose nous éloigne de ce que l'on aimait jusqu'à présent... Peur de se dire : je n’aurais pas dû venir, je serais restée sur quelque chose de beau…  comme un bouton de rose... cela peut donner une magnifique fleur - le contraire arrive rarement... ou quelque chose "foire", la grâce n’est pas au rendez-vous.

Les dés sont jetés, on verra bien, demain ! Je serai dans la fosse debout avec la masse chaude et vivante que je préfère à la position assise, loin, trop calme, trop tranquille, trop sage. Mon Chéri, tout près de moi, chaud et vivant, du vrai bonheur, quoi , enfin je l'espère !

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AFTER

Le concert a eu lieu hier. Nous avons attendu presque une heure avant de voir Damien Saez. Pas très classe, pas beau, un verre à la main, une clope au bec, dans cette Halle Tony Garnier et son acoustique toujours aussi mauvaise. Peu d'échange avec son public, l'impression que si nous n'étions pas là, cela n'aurait fait aucune différence. Juste un " bonsoir", un "merci d'être venu"....

Et pourtant…. dès l'intro, la magie opère... la musique te prend au tripes, et sa voix…  comme nulle autre pareille, cassée, éraillée, trop aigue... la force des textes.... cela te donne envie de chialer tel'ment que c'est beau, tel'ment que c'est intense...

Il est parfois très "clair" et à la façon d'un Brel, il t'offre un texte et le reprend avec tous ses musiciens, et c'est alors un rock endiablé qui t'enveloppe et te laisse au tapis, shooté, et il repart aussitôt sur une autre chanson, et tu le suis, les yeux fermés, mais tu les rouvres vite parce que tu ne veux rien louper !

 

En principe, je viens vous en parler, après... la tête dans les étoiles... de la musique plein la tête, le sourire aux lèvres, le cœur battant, et tutti quanti... désolée, je ne vais donc pas être originale encore une fois…. Mais que dire de ces moments-là qui rendent la vie tel'ment belle, même si...

Merci pour votre constance.

26 mars 2013

deux belles rencontres....

"Quand il fait noir dans ma caboche
Les soirs où tout est un peu moche
Où même un sourire devient louche
Où je brise tout ce que je touche
Avis de vent devant ma vie
Et les paupières en parapluie

Y'a toujours min copain Pierrot
Qui pose un'main en haut d'min dos
Et qui me dit dans un sourire..."


Loic  Lantoine

Je vous délaisse, pardonnez-moi, mais là, je vis… j’ai bien conscience de ne pas trop regarder dans le rétro, pas le temps…. Pourtant, de très bons moments jalonnent ma vie actuellement…

Pour n’en citer que deux :

Laurent Gaudé


La rencontre tant attendue de Laurent Gaudé. Un écrivain que j’admire particulièrement. Un homme au charme fou qui m’a enchantée tant au niveau de la lecture de ses romans, que lors de la dédicace de la pile de livres que je lui ai mise sous le nez (belle dédicace différente dans chaque bouquin, du grand art le monsieur !) qu’à l’écoute de sa lecture/rencontre proposée dans le théâtre de Vienne. Une belle soirée !

 

Et puis, il me faut aussi vous parler d’une très belle découverte.

 

Loic Lantoine

Il arrive sur scène, ses mains un peu raides, ses jambes un peu tordues, un peu bizarre le type...  dès le début, il me surprend, mais qui est cet homme qui s'accroche à son pupitre et regarde vers le haut, à la recherche de son ami Pierrot ? Une voix puissante, rauque... des textes qui font mouche et des musiciens très rock et qui semblent prendre un pied fou ? Quelle équipe ! Voilà, j'ai découvert Loic Lantoine ! Il m’a complètement séduite, chamboulée ! Il a présenté ses « anhons françaises », un florilège de ses textes. La fosse est pleine de fidèles car il tourne depuis de nombreuses années mais je ne le connaissais pas. 

Un homme tell'ment tendre, tell'ment touchant, pudique, marrant, émouvant... Il ne ressemble à aucun autre ! Il étonne, enchante, fait rire et touche en plein cœur. Un régal dans cette petite salle de Feyzin.

Je l'avoue, là, j'ai pensé que j'avais une chance folle d’être là, de vivre un tel moment, près de celui que j'aime et face à cet artiste enchanteur qui en a dans le ventre et qui sait donner ! Un vrai bonheur.... L'impression de vivre quelque chose de très fort, d'authentique, de vrai, de pur !

Loïc Lantoine, j’attendrai que ce ch’tit repasse dans le coin, j’aurai tellement de plaisir à venir le voir, et l’écouter, encore !

16 février 2013

14 février....

que la noce commence, théatre des célestins, lyon, bezace

"Mon chéri, je t'aime..."

Kris

 

« Je te sors au théâtre »… c’était la proposition de mon amoureux pour le soir de la Saint Valentin… j’aime pas fêter la Saint Valentin... mais passer cette soirée avec celui que j’aime s’impose ! Même si c’est pour être blottie contre lui et regarder un film à la TV…

Donc proposition particulièrement sympathique, j’aime sortir et, en cela, nous nous sommes bien trouvés tous les deux, toujours partants !

« Que la noce commence » était au programme aux Célestins. Nous arrivons un peu en retard (mea culpa) nous nous garons loin, et courons dans les rues de Lyon, sous la pluie. Nous nous installons enfin et attendons sagement comme des mômes le lever de rideau.

Et la magie opère ! Une super troupe... et Didier Bezace, le metteur en scène, joue la bonne mesure ! Je veux dire que parfois cela aurait pu être limite et puis non, c’est vraiment bien. De la musique, de la magie, de la poésie, de la bonne humeur, de la joie et le drame… tout bascule !

Un petit village roumain… le carcan de la Russie, la mort de Staline… Comment va se comporter cette petite communauté ? Révolte, soumission, résistance, lâcheté, obéissance ? Après le rire franc et massif, le frisson, l’injustice insupportable… mais comme le spectacle est de grande qualité, on sort quand même heureux même si l’amertume est là…

Après : « on se fait un petit restau ! »… Nous passons devant un petit chinois mais il n’y a plus personne, nous demandons s’il est encore possible de manger, on nous répond « oui », mais que nous n’avons pas le choix, ce sera nems, canard laqué… Parfait ! Nous nous asseyons, nous sommes seuls, nous apprécierons la cuisine et ce serveur qui sera aux petits soins pour ses derniers clients pendant que sa femme souriante, allaite son bébé de 3 mois dans l’autre salle…

Comme elle était belle cette soirée, cette nuit… Alors, oui, je continue mon bonhomme de chemin d’amoureuse… et j’aime ça !

04 février 2013

Résidents de la république

 « Qui est le grand chorégraphe,
sinon ce grand fada sacré que la société semble payer
pour le rachat de la mort des gestes »
Hervé Guibert

Ne pas sortir indemne, que quelque chose reste !!

Parfois, on aimerait que ça dure encore, que les lumières ne s'allument pas, on voudrait rester dans notre fauteuil confortable, continuer à ne regarder que la scène et les artistes enchanteurs, rester tout contre celui que l'on aime, ne pas séparer nos mains unies durant tout le spectacle. Et même si tout autour ce sont des étrangers, on a l'impression d'avoir vécu quelque chose de fort, tous ensemble… On n'a pas envie de se lever, d'être ébloui par la lumière agressive de la salle, d'affronter le froid de l'extérieur, la folie des hommes, l’absurdité de ce monde… On souhaiterait juste préserver le ressenti, sans y mettre de mot, sans chercher à comprendre. L'impression de grâce, de sérénité, d'humanité  nous a envahi peu à peu, et on s'est volontiers laissé pénétrer par le spectacle offert : les gestes, la musique, les mots dits, les jeux de lumière…  L'émotion a pris toute sa place…
Mais c'est fini, alors que l’on rêverait d'encore !!! Quelques-uns avec leurs grosses voix ont crié  "bravo", d'autres ont applaudi à s'en bruler les mains, je me suis levée, comme d'autres, j'ai laissé rouler quelques larmes sur mes joues… et j'ai pensé que certains hommes avaient un beau regard sur les autres, sur le monde, et que d'être capable de donner tant de bonheur c'est vraiment bien !

C’était la deuxième fois que j’allais voir un spectacle de Jean-Claude Gallota.

Daphnis e Chloé


La première fois c’était Daphnis é Chloé. Une transposition en noir et blanc et à 3 voix de la fureur de vivre, de l’amour fou ! De beaux jeunes danseurs : Francesca Ziviani, la jolie brune qui tourne la tête à Nicolas Diguet, le fougueux et à Sébastien Ledig, filiforme, au torse nu…Beaucoup de sensualité, de grâce, d’équilibre, de fougue, de passion..  Magnifique !


Racheter la mort des gestesLa deuxième fois, c’était hier et "Racheter la mort des gestes" m’a vraiment remuée. Un vrai puzzle s'est constitué tranquillement : la nana à la plastique parfaite aux jambes longues, longues, longues…  mais aussi le mec « normal » poilant, le mec poilu, le mec à poil, la nana un peu forte, la danseuse de tango, le couple de paralysés en chaise roulante,  les hommes en robe, la femme sans rien sous sa robe, le grand père et son petit fils, celui qui a mal aux genoux, celle qui a rêvé d'être danseuse, celle qui ne l'est plus. Alors oui, il est possible de danser même avec un corps imparfait, mutilé, vieux ou gros… La grâce est partout, il suffit juste de se permettre…. et d'être prêt à lever le voile et à accueillir…. Et puis Gallota parle de lui, de ses souvenirs,  un hommage à son ami, et à sa maman morte le soir d’une avant-première… Bref, un vrai tableau intime, sincère, terriblement touchant….Un bien beau spectacle…

Ne pas partir indemne, pari gagné !  ça c'est sûr !!

16 janvier 2013

"Conte de l'incroyable amour"...

oud

 

« La musique est peut-être l’exemple unique de ce qu’aurait pu être – s’il n’y avait pas eu l’invention du langage, la formation des mots, l’analyse des idées -
la communication des âmes. »

Marcel Proust

 

 

Consigne des Impromptus littéraires : "Mais quel est ce bruit (son, voix, musique...) qui, à chaque fois que vous l'entendez, vous émeut, vous rassure ou vous inquiète ?... Et pourquoi diantre vous trouble-t-il ainsi ? Faites nous entendre votre « madeleine de Proust sonore » sous la forme écrite de votre choix….

Nous nous fréquentions depuis longtemps 

Mais c’était notre première longue soirée

Nous nous donnions le temps

Nous ne voulions rien gâcher

Et puis ce soir-là, pourtant

Sur ton sofa, nous nous sommes allongés

u as mis le cd de cet artiste envoutant

Dès les premières notes, je fus charmée

Toi, tu es devenu entreprenant

Et cela ne m’a même pas effarouchée.

C’était très beau ce moment

Ne plus avoir de volonté, tout donner

Tu l’as fait tout doucement En me couvrant

de caresses et de baisers

Puis nos deux corps sont devenus gourmands…

Oui, je peux le dire, j’ai tout aimé

Mais il m’est impossible dorénavant -

Il est vrai, Je n’en ai pas la volonté

D’écouter jouer de l’Oud sereinement

Sans avoir aucune arrière-pensée

Tout mon être devient frissonnant

Ce souvenir ancré sait bien s’imposer !

Et si je ferme les yeux en souriant

C’est que loin de tout, je me suis isolée

Pour revivre ces premiers émois, inlassablement...

02 janvier 2013

2013 !!!!

 

Londres

Tous mes vœux pour cette nouvelle année (j’adore!)

Que cette année soit bien meilleure que les autres (le meilleur c’est comme le mieux, c’est  l’ennemi du bien, non ?)

Tout d’abord : la santé (ouais parce que c’est pas cool d’être malade !)

Puis de l’argent et plein de bonheurs… (et vice et versa et l'un et l'autre et les deux à la fois...)

Que les hommes (et les femmes et les nenfants…) deviennent tous intelligents (ah oui, ce serait trop bien !)

Donc plus (mais plus du tout !) de méchanceté, de guerre, de faim, de soif (il suffit de le souhaiter ?)

De l’Amour… (ben oui, parce que sinon, à quoi ça sert tout ça ? et puis "avec" c’est tellement bien… bon, Yes ! )

 Voilà, ça c’est fait !!!

Vous l’aurez compris, je ne suis pas très douée pour ce genre d’exercice.

Je profite tout de même de ce début d’année, pour vous remercier pour vos visites en ce modeste lieu, vos petits mots, nos rencontres (moments partagés autour d’un café, lors d’un concert ou ailleurs…)

Que les échanges, les partages soient plus fréquents !!!

Zut, mais c’est un vœu cela !!!! ;-)

                                                                Merci à vous…

16 décembre 2012

Dominique a....

 

dominique a

"L’amour viendra par l’ouest
Comme un cri cherche une bouche
Il nous ramassera
En bordure de déroute
Nous offrira un lit
En défera les draps
Puis nous regardera
Ouvrir nos bras au doute.
L’amour viendra par l’ouest
Nous mettra sur écoutes
Il fera les cent pas
Nous l’entendrons marcher
Nous n’oserons pas bouger
Puis nous habituerons
Un jour on apprendra
Qu’il a déménagé.

L’amour fuira par l’est
Et sur ses pas lancés
Nous le rattraperons
Lui paierons le loyer
Puis la conscience tranquille
Nous irons nous coucher
A l’étage au-dessus
Nous l’entendrons marcher."

 

Je ne connaissais pas vraiment Dominique A et mon amoureux a voulu me faire découvrir cet homme qu’il apprécie particulièrement et depuis bien longtemps..  Donc  concert ce week-end !!! Quelle belle approche pour découvrir un artiste !

Dans ces moments magiques, tous les sens sont sollicités :  l'ouie (très rock, très pro, très pêchu, tout ce que j’aime et une voix très mélodieuse, tout coule de source, même si parfois les mots sont durs), la vue (Domique A tout de noir vêtu, souriant, qui bouge son corps, tend ses mains longues et fines…)  un Jeff qui s’éclate avec sa basse et sa contrebasse… des jeux de lumières originaux, sobres, élégants, (merci Didier Martin !), l’odorat (et cette fois-ci ce n’était pas vraiment un super argument, la personne qui était à côté de moi avait dû renverser son litre d’eau de Cologne très, très fleurie)… le toucher, parce que mon amoureux était là, tout prêt, et j’adore me coller lui. Ne dit-on pas qu’être amoureux,  c’est regarder ensemble, dans la même direction, même si parfois, les regards se croisent… alors là, c’était tout bon ! Manque encore le goût. Faut-il parler du Mon Chéri dégusté aux premières notes ? Ou alors du goût de la vie ? Parce que là, elle a un sacré bon goût ….… Mais ce serait plutôt, de la couleur que la vie prend alors, dans ces moments-là, de cette teinte qui va perdurer, même si….
Je sais que ce souvenir va rester intact et au premier rang encore longtemps puis il se fera détrôner, il attendra alors sagement l'opportunité pour resurgir…
Ah, c’est trop fort, tout ça !  Si, ça, c’est pas du bonheur !!!

09 décembre 2012

Il m'a dit....

Rome, Roma

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"L'amour, c'est l'absolu, c'est l'infini ;
 la vie, c'est le relatif et le limité."
Victor Hugo
 

  

 

Une confidence sur l’oreiller

Comme une évidence : les dés sont jetés

Quelques mots  tendrement susurrés

Un « Je t’aime » passionné…

Première fois que ces mots se sont imposés !

Comme un pacte proclamé

Une promesse de bonheur affirmée

Une parole donnée

Une volonté de durée

Un  besoin de stabilité

L’envie d’être rassuré

Et de savoir que c’est partagé.

Il a fallu du temps pour se poser

Pour ce chamboulement le maitriser

Lui donner un nom, une identité

Le laisser grandir et ne plus le redouter

Le regarder faire sa place, s’installer,

Et maintenant qu'il est apprivoisé

Et qu’on peut même le nommer

Penser que c’est une chance sacrée

D’avoir ce petit diamant en soi, tout entier…

02 décembre 2012

Dormir... se blotttir...

musée Rome

Consigne des Impromptus Littéraires :  inspirés par la 5ème strophe de la chanson "Les gares et les ports" de Léo Ferré :

"Dormir
Dans le chagrin du vent
Dormir
Jusqu'au nouveau printemps
Et dans les champs
Mettre à la voile
Et pour une fleur
Vendre une étoile

Tout simplement

Sans bouger d´un centime
Dans le carrosse de la frime"

Nous vous demandons d'écrire un texte, en prose ou en vers, avec comme incipit : "Dormir dans le chagrin du vent".  

Dormir dans le chagrin du vent…
Se blottir dans les épaules du temps...

Croire en l’amour qui dure tout le temps
Le vouloir très fort et se battre contre le vent 
Cette fois-ci ça ne foutra pas l’camp ! 
Se dire qu’avant ça ne comptait pas autant !
Ne rien abandonner au gré du vent 
Donner ce qu’il faudra au temps !
Vouloir se blottir dans les épaules du temps 
Et dormir dans le chagrin du vent… 

22 novembre 2012

Merci Monsieur Grand Corps Malade !!

grand corps malade, fabien, patients, livre

"A midi moins le quart, j'ai pris mon stylo bleu foncé 
J'ai compris que lui et ma béquille pouvaient me faire avancer

J'ai posé des mots sur tout ce que j'avais dans le bide 
J'ai posé des mots et j'ai fait plus que combler le vide 
J'ai été bien accueilli dans le cercle des poètes du bitume 
Et dans l'obscurité, j'avance au clair de ma plume 
J'ai assommé ma pudeur, j'ai assumé mes ardeurs 

Et j'ai slamé mes joies, mes peines, mes envies et mes erreurs "

GCM "Midi 20"

 

 

J’aime lire depuis mes 14 ans. Ce n’était pas terrible à la maison, il me fallait m’évader, une prof de français – Madame CHOSSON - m’a fait aimer les livres et l’écriture.  Ces plaisirs solitaires ne m’ont jamais quittée.

J’ai eu trois garçons et pas moyen de leur donner ce virus-là. Un seul a partagé quelques lectures, j’aimais ce temps d’échange avec Ju (L. Gaudé, C. Juliet, R. Barjavel….) mais il a vite décroché. Avec Jé, mon « scientifique » j’ai tenté H. Reeves, D. Tammet (mais bof !)…. Avec Flo, cela a toujours été très compliqué. Les lectures imposées par l’école étaient lues ensemble, dans l’urgence au dernier moment. En fait, je lui faisais plutôt la lecture, espérant lui donner envie…. Mais en vain ! Un vrai calvaire ! Tout de même, une très belle lecture « conjointe » restera à jamais gravée dans ma mémoire, parce que ce livre nous a fait pleurer ensemble, nous étions chamboulés pareillement, c’était « L’échelle de Glasgow » de Marcus Malte.

Mais, à part quelques bd et des mangas qu’il me réclame (et que je lui achète toujours de bon cœur, parce que c’est toujours ça, même si je suis frustrée) jamais je ne l’ai vu ouvrir autre chose par plaisir…

Il y a deux jours, il m’a dit qu’il voulait lire le livre de Grand Corps Malade, je l’ai fait répéter deux fois !

Hier, je suis allée acheter « Patients » qui est en tête de gondole, dans les meilleures ventes de bouquins du moment !

GCM est apprécié par toute la famille.... Tous ses disques ont fait sensation à la maison ! Nous sommes allés l’applaudir à la Bourse du Travail, l’année dernière. Certains textes ont même été appris par cœur et sont récités lors des repas de famille…

Tout à l’heure, triomphalement, Flo est rentré du lycée, le livre à la main, il en est à la moitié ! Nous avons mangé ensemble ce soir. Il m’a parlé de sa lecture, il était intarissable, un désir de raconter ponctué de « il ne faut pas que je te dise tout, tu liras» et il repartait dans son récit. Quelle joie, je ne l’ai jamais vu ainsi !

Alors là, chapeau bas, Fabien !!! Merci pour ce bonheur !

On ne se connait pas personnellement, et pourtant c’est un peu comme si tu étais le pote de la famille…. Si tu venais sur Lyon, viens manger à la maison ! Ce serait à la bonne franquette mais ce que nous percevons de toi nous laisse penser que tu aimes la simplicité, les « vrais »  rapports humains, de l’authenticité plein pot ! J’aimerais avoir le plaisir de te remercier de vive voix pour tout le bonheur que tu donnes par ta voix, tes paroles, tes mots… J’aurai bien l’occasion, un jour…. ;-)

En tout cas, mille et une fois merci à toi

et au plaisir de te voir, de te lire, de t'écouter, de t'entendre !!!

20 novembre 2012

Nico*

nico*Parce que parfois les mots hantent....

En concert, c'était la deuxième chanson chantée par Nico*, je me souviens de l'émotion ressentie à la découverte de ces mots...

Mon Chéri m'a offert le CD et le même frisson s'est emparé de moi à l'écoute de cette chanson... Je veux partager ce texte avec vous, un peu de frustration, vous n'avez pas la voix de cet homme ni la musique qui donne encore plus de relief à ce texte particulièrement émouvant... mais tout de même....





Le 8 mars....

"C'est pas vraiment pour faire joli
Moi je veux juste qu'on se souvienne
Que ma p'tite lolita grandie
A connu des heures qui saignent
 
Dieu s'il existe il est pourri
Je crois qu' j'lui pardonnerai jamais
Ses trois coups de verge d'avant minuit
Et ses mains déplacées
 
Tu longes les murs t'as peur des trottoirs
Grandir d'accord mais pas comme ça
Ça m'fout la gerbe et le cafard
J'arrive pas à y croire
 
Et je vois ton minois maudit
Par le ciel qui joue au bourreau
Ça ne t'empêche pas d'être jolie
D'être jolie
 
Quel avenir pour une fillette
Qui veut vomir à chaque coin de rue
Qui a cassé ta bicyclette
Qui t'a mis la main d'ssus
 
A l'âge des premières questions
Y' a un con qui t'a pété l' con
Dire qu' y'a pas sa bite en prison
Fontaine à foutre près des maisons
 
Jésus crie, il s'est pas pris d'bite
Qu'on ne me demande jamais
Même au jour de ma dernière cuite
De croire en dieu de le prier
 
Tout a l'air un peu comme avant
Peut-être qu'elle vit dans du mensonge
J'dis pas qu'tout était rose avant
Mais là c'est rouge, et même violet
 
Et je vois ton minois maudit
Par le ciel qui joue au bourreau
Ça ne t'empêche pas d'être jolie
D'être jolie
 
A ceux qui lèvent leurs mains vers dieu
J'ai bien envie de leur gueuler
Qu'une p'tite fille crève au fond des yeux
Que c'est bien pire qu'être crucifié
 
Pis v'la qu'ca sort comme de la gerbe
Tes parents chialent chez les flics
On étale tout, on fouille la merde
On d'mande des détails à la p'tite
 
Peut-être qu'un vieux psy profane
Te fera revivre l'infâme
Comment t'es devenue un semblant d' femme
Pourquoi t'as encore mal ?
 
Et je vois ton minois maudit
Par le ciel qui joue au bourreau
Ça ne t'empêche pas d'être jolie
d'être guérie".

Nico*

19 novembre 2012

Ne change rien....

escalier, escargot, spirale

  "L'absence n'est-elle pas, pour qui aime,
la plus certaine, la plus efficace, la plus vivace,
la plus indestructible, la plus fidèle des présences ?" Marcel Proust
 

Consigne des Impromptus littéraires  : Votre texte décortiquera un trait de la personnalité humaine qui peut être alternativement qualité ou défaut, et ... surtout ne changez rien.

 

Histoire sans fin….

Et si je n’étais pas celle que tu crois
Si je n’étais pas aussi belle que tu le dis
Si je n’étais pas aussi gentille que tu le veux
Si je n’étais pas aussi fine que tu le prétends
Si je n’étais pas aussi intelligente que tu l’aimerais
Si je n’étais pas aussi pertinente que tu l’imagines
Si je n’étais pas aussi forte que j’en ai l’air
Si je n’étais pas aussi fragile que tu le supposes
Si je n’étais pas aussi bonne que tu le murmures

Si je ne pouvais qu’être « Moi » avec « Toi »
Si tu m’aimais vraiment comme je suis…
Avec des « si » on pourrait mettre notre Amour en cage
Le décréter authentique, indéniable, immuable ! Oui, mais,

Et si tu n’étais pas celui que je crois
Si tu n’étais pas aussi beau que je le dis
Si tu n’étais pas aussi gentil que je le veux
Si tu…

15 novembre 2012

Le nouvel ordre sexuel

le nouvel ordre amoureux, serge hefezUn grand merci à Babélio qui m’a encore une fois offert un livre contre une critique : Le nouvel ordre sexuel de Serge Hefez 

J’ai un peu mauvaise conscience, j’ai tardé avant de finir le livre offert. Mon  cerveau disponible étant assez limité actuellement, je n’ai pas pu apprécier à sa juste valeur ce bouquin. Parce, que tout de même, Serge Hefez, c’est un sacré bonhomme….Bon, l'écriture est limpide, on comprend tout, c’est intéressant… mais pas tant que cela en fait… je suis déçue mais plutôt que de faire un long discours, v’là juste quelques passages que j’ai noté, tout de même :

"Plus personne ne décide, ne tranche, ne contraint. Les enfants ne savent plus à quel père, réel ou symbolique, se vouer. C’est la raison évidente et indiscutable pour laquelle tout part à vau-l’eau dans les familles, dans les écoles, et finalement dans la société. "

"Freud et Beauvoir… nous éclairent, tous les deux, sur ce mélange détonant entre le biologique, le sociologique et le psychologique en matière d’identité sexuée. L’enfant n’est pas une simple page blanche asexuée sur laquelle pourrait se dessiner, selon l’histoire des parents et le contexte global des rôles sexués dans la société, une manière d’habiter le masculin et le féminin. Et, en aucun cas, son anatomie n’impose un destin."

"Les humains ne sont pas des animaux comme les autres. Ils se distinguent, notamment, par une très mystérieuse spécificité, que nul n’a jusqu’alors réussi à expliquer, si ce n’est les théologiens, pour qui c’est la preuve incontestable de ce qui nous raccorde au divin. Les humains ne se contentent pas de s’efforcer de rester en vie, et d’assurer la pérennité de l’espèce, comme les autres animaux. Les humains veulent aussi transmettre. Leur nom, leur patrimoine, leur culture, leurs croyances, leurs valeurs… Ils ont besoin d’une descendance pour perpétuer la race humaine mais aussi une transcendance pour perpétuer leur propre humanité. C’est vraisemblablement là, dans cette mystérieuse mais impérieuse pulsion de transmission, que se joue toute la construction de nos sociétés ; et c’est là, aussi, que prennent corps les questions de genre et, comme l’anthropologue Françoise Héritier le souligne depuis longtemps, la prédominance des hommes sur les femmes." 

"Nos différents sexes  (pages 140 et 141) :
-    Anatomique (clitoris ou pénis)
-  Chromosomique (XX filles ou XY pour les garçons) 
  Hormonal (androgènes, œstrogènes, progestérone…- 
-  Social  "H " ou "F"-         
-  Psychique sur lequel repose notre identité sexuée.

Cinq sexes, sept milliards d’individus, des milliards de milliards d’interactions entre chacun et finalement  un seul genre : le genre humain ! "

 

Et pour en savoir plus : http://www.aufeminin.com/ma-psychologie/interview-serge-h...

11 novembre 2012

Vie et mort....

 « Je n’en peux plus de toi,
Je n’en veux plus de moi
Il était une fois
Du n’importe quoi
Du n’importe où
A n’importe quelle heure
...Au rendez-vous on était à l’heure… »

 Carmen de FROM&ZIEL

Amour, Haneke

Alors en vrac….

Amour : je crois que c’est la première fois que Monsieur HANEKE me touche à ce point !

Peut-on prendre plaisir à voir en « direct live » une fin de vie et l’accompagnement d’un mourant qu’il faut aider à partir… c’est très troublant tout de même d’aller au cinéma pour voir cela, non ? Et pourtant ! Ce film intimiste touche, en plein cœur. Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant  jouent remarquablement ce couple tellement respectueux l’un de l’autre, cimenté par un amour indéfectible

J’ai pensé à la fin de vie de ma grand-mère… quand, même le souffle devient hésitant… quand je tentais de comprendre les derniers murmures sur ses lèvres…  quand j’essayais d’apprivoiser ses derniers soupirs… quand tout semble lâcher prise et que l’on est partagé entre l'envie de laisser partir et égoïstement celle de retenir. J’ai songé à un Jean qui accompagne une Monique… A tous ces moments où il est si difficile de se sentir seul, démuni, impuissant...  à tous ces moments où les mots dépassent la pensée et où l'on peut faire mal involontairement, où les mots sont pires que les coups...

Quand mon tour viendra, qui serai-je : l’accompagnant ou celui qui attendra… ? Aurai-je un tel amour près de moi dans ce moment-là ? Est-ce vraiment possible ? Serai-je aussi intelligente, aussi digne ? Bref… laissons le bénéfice du doute, on verra bien… quoique à bien y réfléchir, je préférais que ce soit rapide, brutal et ne me rendre compte de rien !

A l’opposé, un moment débordant de vie :

Sexion d'assaut, Tony Garnier, Lyon, concert

Sexion d’assaut en concert ! 15 000 personnes dans la Halle Tony Garnier de Lyon. Et toute la fosse qui fait quelques pas d’un côté puis de l’autre en chantant « j’vais m’balader, j'vais m'balader aux Champs Elysées »

Une super soirée avec des amies et mon fiston, HEUREUX !!!

J’étais surprise de constater que je connaissais pas mal de leurs chansons, en fait.

Quelle ambiance ! Une énergie folle ! Nous étions au milieu d’un public jeune, conquis et généreux…

Je ne ferai pas cela tous les jours, mais c’était un bon concert ! En plus, ils ont terminé par leur hymne aux mères « Avant qu’elle parte », c’était touchant, beau, émouvant…

Et puis pour finir, une découverte, avec mon Chéri... Une jolie petite soirée en amoureux... deux "nouveaux" artistes : Nico* et  FROM&ZIEL : deux voix, deux écritures, deux sensibilités...

et que c'est bon d'être deux amoureux !!! ;-)))  

On écoute, on découvre, on apprécie, on applaudit, on attend un peu en sortant, on part, on revient, mon chéri m'achète le CD de Nico*, je demande une dédicace à cet artiste qui m'a émue... et  v'là un joli petit bonheur qui fait sacrément chaud au coeur ! 

http://www.myspace.com/music/player?sid=61274405&ac=now