12 mai 2012
c'est la 450ème note !!!!

"L'important en littérature comme en cinéma,
c'est de dire des choses graves avec légèreté".
Alexandre Jardin
Petite séquence ciné pour deux films marquants dans des genres complètement opposés :
Un film intimiste « Les vieux chats » de Pedro Peirano, Sebastián Silva.
Des personnages forts qui m’ont émue ! Une belle réflexion sur la vieillesse, l’incompréhension, le "pas savoir aimer" parce que l’on n’a pas été aimé… Bref, des personnages à la Almodovar et beaucoup d’humanité quand la carapace se fissure sous… une griffe de chat ?
Je sais que certains m’attendent au tournant, elle n'est pas allée voir Avengers de Joss Whedon ? Ben si ! Un peu obligée, cela faisait tellement plaisir au fiston ! Pourtant, j’avoue, je ne connaissais pas spécialement Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow avant qu’ils rappliquent tous…
Qu’attendre d’un tel film ? Je vous le demande ?
On sort la grosse cavalerie, beaux mecs, hyper baraqués (plutôt vraiment pas mal !), et pas bêtes (si, si je vous assure) une belle pincée d’’humour, et pour les garçons (ils ne sont pas en reste) : Cobie Smulders et Scarlett Johansson ! (tout de même !)
Un fil conducteur et des effets spéciaux impressionnants, bluffants, et nous v’là partis pour une sacrée aventure. Tenus en haleine pendant plus de 2 h, du spectactulaire assez habile (il faut dire que je m’attendais tellement à pire) et ma foi efficace !
Parfois le cinéma c’est aussi du rêve. Et là, j’avoue avoir jouer le jeu et m’être fait prendre au piège des super-héros qui sauvent le monde ! Et pas qu’à cause des super-héros, quoique si, en fait, j'aimerais bien une fin du monde pour voir surgir alors de tels hommes !
Et puis même s’ils ne sauvaient pas le monde, ce serait tout de même une bien belle fin… ;-)
15:40 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
05 mai 2012
Mon bulletin pour Michel Onfray !!!

Encore et toujours....
Cet homme était sur France Inter au
Grand Entretien mai 2012.
Morceaux choisis...
Deux choses m'ont amené à la philosophie : les femmes et la mort.
La mort c'est résolu ! Pas la femme ! C'est toujours un mystère pour moi, un mystère merveilleux. Je trouve toutes les femmes, des petites filles aux grand-mères magiques, merveilleuses, formidables, extraordinaires et c'est tant mieux que le mystère demeure. La mort, cela a été ma grande angoisse, ma grande peur, ma grande inquiétude. Moi, quand je suis né, j'avais un vieux papa, et donc j'ai eu peur qu'il meurt très vite, très tôt et tout le temps,et puis, il a bien fallu que ça eu lieu il m'a fait le cadeau de m'offrir ça, dans mes bras, il avait 88 ans,, bon voilà... donc évidemment j'ai changé d'avis. Evidemment cela me terrorisait, adolescent je me demandais quel sens avait l'existence si l'on devait mourir... . Lucrèce apporte des réponses très concrètes sur la question de la mort, des réponses d'Epicure : si la mort est là, je ne suis plus, si je suis là, elle n'y est pas encore.. On se dit là, un beau jeu de mot ! Pas du tout. C'est très efficace de comprendre que l'on ne peut pas se pourrir la vie avec l'idée de la mort. Quand elle arrivera ce sera déjà bien assez tôt. On ne va pas faire de telle sorte que la mort soit présente au quotidien toute notre existence. Attendons qu'elle soit là et quand elle sera là, on verra bien. Mais, quand on verra bien, on aura aussi les moyens de l'envisager, c'est la question de l'instant. Savoir habiter l'instant, ne pas parasiter l'instant par le passé ou par le futur.
Le présent, il faut d'abord savoir qu'il existe, le repérer et être capable d'en faire une description ou d'en avoir une sensation ou de percevoir de manière très émotive, d'être dans la jouissance du pur instant, savoir que cela existe. Ensuite se dire que si on le laisse, cet instant, parasité par le passé, c'est peine perdue parce qu'on a aucun pouvoir sur le passé, en revanche, on a du pouvoir sur les représentations que l'on a du passé. On peut se dire, j'aurais dû faire ceci, j'aurais pas dû faire cela, j'aurais jamais dû rencontrer telle personne, j'aurais jamais dû lui faire confiance, ou j'ai été jeune et je ne le suis plus...ou j'ai été riche, je ne le suis plus...On ne va pas pourrir l'instant avec le passé, pas plus avec le futur en disant plus tard, je serai peut-être gros, malade. Oui bien sûr, on va être malade, on va mourir, on va vieillir, on va souffrir, on va être trahi, on va trahir, on va tromper, etc....
Quand on a déjà compris ça, c'est à dire, éviter les interférences entre le passé et l'instant présent et le futur et l'instant présent, qu'on a dégagé le présent en se disant vivons comme quelque chose d'extraordinaire puisqu'il ne reviendra jamais, que les plats ne repassent pas et qu'il faut densifier chaque instant, le vivre comme si c'était le dernier instant et en faire une belle chose ! Alors, à ce moment là, on a réussi à résoudre le problème de la mort.
Le surhomme est une proposition de sagesse contemporaine. Ce que Nietzsche nous propose dans le surhomme... c'est une invitation à vivre ! On devrait dire, le surhumain parce que ça marche pour les femmes aussi, c'est une invitation à savoir que nous sommes des fragments du cosmos, que nous ne sommes pas libres, comme cette connaissance-là donne une sorte de béatitude, grande leçon de Spinoza et qu'en aimant ça, « amor fati » (Nietzsche) on découvre une espère de joie, de pur plaisir d'exister.
"Pourquoi faudrait-il aimer rarement pour aimer beaucoup." Albert Camus
Je pense qu’on fait avec le corps que l’on a, et que l’on a des énergies plus ou moins importantes, des configurations différentes. Il n’y a pas un modèle d’être libidinal qui vaudrait pour tout le monde et donc une configuration physiologique, puis après, une configuration psychologique, personnelle, subjective avec des gens qui ont des complexions (exhibitionniste, maso, voyeuriste…) toutes ces pulsions sont normales, et qu’après on en fasse quelque chose… un jour on rencontre la société, qui dit oui d’accord ça, ça pas d’accord. Cette configuration fait que l’on entre depuis Saint Paul, depuis le christianisme dans une formule qu’est celle de la monogamie, de la fidélité, de la cohabitation et des enfants : il faut quand on aime, n’aimer qu’une personne, vivre avec cette personne lui faire des enfants et éventuellement on peut divorcer et puis on recommence… le reste c’est dans l’hypocrisie, c’est la tromperie, c’est ce genre de chose. Moi, je ne suis pas dans cette logique là, je ne pense pas que ce soit « le » modèle, c’est « un » modèle. Le modèle cela peut convenir à des gens, d’autres modèles peuvent convenir à d’autres personnes aussi et je pense qu’il nous faut définir l’amour très subjectivement. Je pense que l’on aime quand on a envie de vieillir et de mourir avec quelqu’un. Alors on peut dire non, aimer c’est réservé son corps à quelqu’un, c’est la fidélité sexuelle par exemple et si on n’est pas fidèle sexuellement c’est qu’on n’aime pas. C’est tout l’enjeu de la vie d’Albert Camus, on dira ; il a eu beaucoup de femmes dans sa vie, oui d’accord mais il en a eu une qu’il n’a pas quittée, non plus. Et quand elle a eu de vrais problèmes de santé, qu’elle a été hospitalisée, il était là, il a annulé des voyages, des déplacements. Bien sûr qu’il y avait des occasions de folâtreries ici et là, ailleurs avec d’autres femmes, mais il y avait sa femme, son épouse, la mère de ses enfants…
Il faut tout dissocier, l’amour, la sexualité, la procréation, la cohabitation, les enfants. On sait aujourd’hui qu’on peut différencier les enfants de la sexualité de la procréation, on peut avoir une sexualité sans enfant, il suffit d’utiliser des moyens contraceptifs, on peut même avoir des enfants sans sexualité, il suffit d’utiliser des procréations médicalement assistées, on peut avoir des relations sexuelles avec des gens que l’on n’aime pas, on peut avoir des relations sexuelles avec des gens que l’on aime, on peut aimer des gens avec lesquels on n’a pas de relation sexuelle, toutes les configurations sont possibles. Il y a juste des choses que l’on ne dit jamais, les gens ne disent pas quel effet le temps a eu sur la libido de leur couple, tout le monde fait semblant de dire c’est parfait, extraordinaire, fantastique.
Il faut imaginer qu’il y a de l’amour quand il y a de l’impossibilité à vivre sans l’autre. Quand on a défini ça, alors on rendait possible quelque chose qui a été essayé mais raté par Sartre et Beauvoir qui était cet espace de couple dans lequel la liberté fait la loi, pas la contrainte. Après je pense que les erreurs de Sartre et de Beauvoir ont été de jouer la carte de la transparence dans des logiques un peu pervers, c’est de prendre à témoin…
On peut imaginer qu’à 20 ans on n’est fait pour être épicurien et qu’à 50 on est fait pour être stoïcien, parce que la vie nous a appris un certain nombre de choses.
Donc, le bonheur je le crois toujours possible,
Je persiste à croire que le bonheur tout seul, ce n’est pas pensable mais qu’au fur et à mesure on s’aperçoit qu’il est de moins en moins présent et qu’on considère qu’il y a du bonheur quand il n’y a pas de malheur.
20:34 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : michel onfray, philosophie, grand entretien, albert camus, super-mec
30 avril 2012
Printemps....

Atelier d'écriture.... petite soirée un stylo à la main, quelques consignes sont données... et je me lance !
1ère consigne : Acrostiche
Par ce jour de mars
Rien n'a été dit
Il me faut pourtant
Ne plus douter
Tout est cassé en moi
En ce jour ensoleillé
Morcellée je reste
Puisqu'il me faut poursuivre
Sans toi
2ème consigne : Le printemps pour vous, c’est ? Une lettre de l’alphabet, un mot.
Alors j’ai pensé à (avec quelques trous, tout de même...) :
Aubépine
Bouton d’or
Coquelicot
Digitale
Eglantine
Fleur d'oranger
Glaieul
H
Iris
Jonquille
Kerria
Lilas
Muguet
Narcisse
Oeillet
Pâquerette
Q
Rose
Soucis
Tulipe
U
Verveine
W
X
Y
Zinnia
3ème consigne : intégrer une 10ène de ces mots dans un texte…
Dis quand reviendras-tu mon beau Narcisse ?
Attends-tu que fleurisse l’aubépine pour m’appeler encore Bouton d'or ?
Te coucheras-tu, de nouveau, près de moi au milieu des pâquerettes ?
Humerons-nous l'odeur des violettes, du muguet et du lilas ?
Et plutôt que de me conter fleurette, m'offriras-tu une brassée de jonquilles et de narcisses pour qu'alors mon cœur redevienne tel un coquelicot rouge sang !
4ème consigne : Faire le 4ème de couverture d’un livre qui aurait pour titre : "Une bonne raison"
Une bonne raison de vivre
une bonne raison de se tuer…
Nous avons tous une bonne raison de le faire...
Philippe Dufeux sans sa quête du sens explore, cette fois-ci, de façon troublante la question de la liberté de l'homme. IL nous offre ici un chef d'œuvre. L'écriture est bouleversante, le ton est juste.
Vous faut-il encore une autre bonne raison pour avoir envie de lire ce livre ?
5ème consigne : faire débuter un petit texte par : "C'est le printemps ?"
Alors, il ne suffit pas de le dire…
Prouve-le moi !
Envole-moi, gazouille-moi, butine-moi, bourgeonne-moi, goutte-moi, savoure-moi, donne-moi, prends-moi,
Aime-moi !
11:17 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : atelier d'écriture, consigne d'écriture, printemps
18 avril 2012
Sexion d'assaut - Avant qu'elle parte...
... à ces garçons, à ces fistons
qui filent parfois du mauvais coton
à ces mères qui malgré tout leur amour enfoui
se sentent impuissantes et bien démunies...
[Intro: Maitre Gims]
Insensé, insensible, tu l'aimes mais pourtant tu la fuis
Insensé, insensible, tu l'aimes mais pourtant tu la fuis
[Couplet 1: Doomams]
Pardonne-moi pour tes insomnies à répétitions
Pardonne-moi pour les files d'attente, les clashs à l'inspection
Pardonne-moi pour les garde-à-vue, les perquisitions
Pardonne-moi d'être parti si tôt d'être devenu musicien
Toutes les fois où j'ai oublié de répondre à tes messages
Toutes les fois où je devais venir te voir entre deux, trois dates
Toutes les fois où j'ai du te mentir pour éviter que tu me frappes
Toutes ces fois, je n'ai jamais douté de ta bonne foi
[Couplet 2: Maska]
Ta mère est une fleur rare que t’abreuves par ton amour
l'en priver c'est la tuer donc n'abrège pas son compte à rebours
Dis-lui que tu l'aimes que tu regrettes ta manière d'être conflictuel
Elle a du mal à s'évader car tes grands frères ont pris du ferme
Est-ce mes rides qui m'empêchent de lui sourire
Je veux pas rester en vie jusqu'à la voir mourir
Tes larmes piquaient mes plaies, j'aimerais te contenter
A jamais je maudis ce jour où on t'enterre
[Refrain: Maitre Gims] x2
Et même quand tout le monde est contre toi
Elle reste ta meilleure amie
T'aimerais lui dire ce qu'elle représente pour toi
Avant qu'elle ne perde la vie
Mais tu n'oses pas, tu n'oses pas, tu n'oses pas lui dire
Et tu n'oses pas, tu n'oses pas, tu n'oses pas lui dire
[Couplet 2: Black M]
J'suis sûr qu'elle aimerait juste entendre un "Maman je t'aime"
A la place des cris du daron qui menace de te jeter
J'suis sûr qu'elle craque au bout d'une semaine passée sans toi
Et que ton absence lui ferait plus mal qu'une chute du haut de son toit
J'suis sûr qu'elle aimerait que tu la prennes dans tes bras
Exactement comme elle le faisait durant tes 12 premiers mois
J'suis sur que l'amour t'as rendu myope
Au lieu de le porter à ta mère tu le portes à une idiote
[Couplet 3: Barack Adama & Lefa]
Des heures au phone avec ta meuf afin de mieux vous rapprocher
Quand ta mère t'appelle tu veux vite raccrocher
Devant tes potes tu lui tiens tête tu veux lui donner des leçons
Mais t'oublies que cette tête elle l'a tenue quand elle te donnait le sein
Crois-moi sur paroles on peut remplacer des poumons mais surement pas une daronne
T'as habité en elle, t'as habité sous son toit
C'est la seule personne qui prie pour quitter ce monde avant toi
Au commissariat pour elle t'es plus jamais coupable
Mais pour moi tu l'es car t'es bronzé alors qu'elle est toute pâle
À part elle personne supporte ton égoïsme permanent
T'es pas le nombril du monde mais t'es celui de ta maman
[Refrain: Maitre Gims] x2
[Interlude: Maître Gims]
Je ne suis jamais parti
Je n'ai jamais changé
Si ce n'est ma voix et ma taille
Oh Maman
C'est moi
Je veux que tu valides ma fiancée
Réconforte-moi comme quand je tombais
Maman où t'es passée ; oh
Regarde-moi
[Couplet 4: JR O'Crom]
Simplement te serrer dans mes bras
Te serrer très fort te dire je t'aime une dernière fois
Repose en paix
Pour nous t'as donné corps et âme
Si j'ai plus d'encre tant pis je continuerai avec mes larmes
Aujourd'hui Maman n'est plus là
J'suis tombé de haut mais je pourrai pas tomber plus bas
Poto joue pas l'enfant de la DASS
Si t'en a une fais lui plaisir dis-lui que tu l'aimes avant qu'elle parte
À tous ceux qui ont encore une mère
Même si la mort n'arrête pas l'amour
Dîtes-leur que vous les aimez
Avant qu'elles partent...
"Avant qu'elle parte" - Sexion d'Assaut
15:52 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mère, fils, fistons, sexion d'assaut, avant qu'elle parte
16 avril 2012
David Guetta.... à Lyon...
"J'ai trop voulu être et j'ai oublié de vivre"
J. Cocteau
David Guetta, ce n'est vraiment pas mon truc, mais il m'a fallu accompagner mon fiston à ce concert ! ;-) Et comme je suis du genre toujours partante, même pour découvrir... Nous v'là partis pour une soirée d'enfer car la Halle Tony Garnier ouvre ses portes à 19 h 30 mais la star n'arrive sur scène qu'à 23 h !
En plus, nous étions invités à le rencontrer avant son concert. Pas très sympa le bonhomme, il s'intéresse peu à nous. En ce qui me concerne, cela avait peu d'importance, je n'étais pas fan, mais une pointe de déception pour ceux qui m'accompagnaient... Il se prête tout de même au jeu des photos et des autographes, mais il est pressé, il doit aller se préparer !
Une salle bondée, des grappes de d'jeuns bon chic, bon genre, il faut dire qu'au prix de la place, tout le monde ne peut pas se payer une telle soirée, un moyen de sélection ?
Et puis le big David monte sur la scène, et là, on découvre, un type qui prend son pied et c'est du grand spectacle ! Je suis surprise de connaître autant de ses « compositions ».
Quelle ambiance ! Tous ces jeunes qui dansent, qui chantent. on se sent terriblement vivant ! C'est un peu comme du bonheur universel, on oublie tout et on s'aime tous !
On en a plein les yeux, les oreilles, tout le corps, parce que ça bouge de partout et que c'est tout de même vachement bien, même si on ne ferait pas ça tous les jours : ;-)
16:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : david guetta, lyon, tony garnier, cocteau
09 avril 2012
En voiture Kris !
"...Allez viens, j't'emmène au vent,
Je t'emmène au-dessus des gens,
Et je voudrais que tu te rappelles,
Notre amour est éternel
Et pas artificiel..."
Louise Attaque
22:38 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04 avril 2012
Il pleut...

Proposition d'écriture faite par Silence qui nous offre ce magnifique texte.
Alors si le sujet vous tente, si la plume vous chatouille, suivez sa consigne d'écriture :
un jour de pluie....
Il pleut sur la ville
Comme il pleut dans mon coeur
Encore un jour qui vacille
Dans l'espace de mes peurs
C'était pourtant prévisible
Ce choix de la déraison
Où tout me semblait possible
Victime de mes illusions
Cela pourrait être risible
Mais tout n'est que tristesse
Il faut couper ce lien invisible
Pour protéger nos faiblesses
Qui perdent leurs éclats
Le temps que ça a duré
Et déjà je suis plus là...
Peux-tu juste le comprendre
Une fois, une fois seulement ?
A défaut de me défendre
Je prends la fuite souvent
Quand tout me dépasse
Je m'enferme dans le silence
Car je suis tellement lasse
Que j'en préfère l'absence
Il pleut sur la ville
Comme il pleut dans mon coeur
D'une correspondance si fragile
Il ne reste que des rancoeurs
Oui je pars
Sous la pluie
Et j'emmène avec moi
Un bout de toi...
Oui je pars
Et il fait nuit
Mais je ne t'oublie pas
Car tu vis en moi...
11:33 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28 mars 2012
encore une bonne raison d'apprécier Philippe Besson...
« Une bonne raison de se tuer
ne manque jamais à personne. »
Pavese dans le Journal, en 1938
Rencontre avec Philippe Besson.
Cet auteur, est à l'origine de ma rencontre avec Isa. nous lui devons une amitié de plusieurs années, sans nuage... C’est avec joie, que nous lisons, chacune, le dernier Besson dès sa parution. Nous en parlons et le rencontrons lorsqu'il vient présenter son bouquin dans la capitale des Gaules. Nous étions donc encore une fois fidèles au poste.
Dès son arrivée, une discussion à bâton rompu s'engage, il faut dire que nous étions 3 à l'attendre. D'autres personnes sont arrivées plus tard. Donc c'était un peu comme si nous retrouvions un ami revenu de voyage (il évoque sa vie à L.A.). L’échange est très plaisant, il est souriant, délicat, courtois !
Présentation de son dernier opus. Un questionnement sur le suicide.
Pourquoi ? Comment pouvons-nous passer à côté de quelqu’un « en partance » ? Peut-on éviter ? Est-ce légitime ? Courageux ou pas ? L’expression de la Liberté ? Peut-on trouver les mots pour donner une bonne raison de continuer, de recommencer ?
Je me suis déjà posé toutes ces questions… le livre est comme la vie, il ne donne aucune réponse.. C'est juste un constat : oui, il est possible... et malgré....
Pour ceux qui resteront, il faudra du temps... pour accepter, pour vivre avec, pour vivre sans... et avec le temps, ils finiront par accepter l’inacceptable même s'il est insupportable de se dire qu'on finit par tout accepter...
Le ton est toujours aussi juste chez cet écrivain du sensible, du ressenti, du quotidien. Comme si l'écriture était si simple, si facile...
Pour moi, ce n’est pas son meilleur livre. Cependant j’ai retrouvée Françoise qui a fait ce choix ; il m'a fallu des années pour le respecter...elle me manque ma soeurette...
Un bien bel hommage, en fait !
20:14 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : philippe besson, suicide, une bonne raisn de se tuer, pavese, super-mec
25 mars 2012
j'ai 16 ans !!!
" L'art pour ne pas mourir de la vérité".
Nietzsche
Ah qu'il est agréable de redevenir une ado !
De se sentir porter, "fan de" !
Par curiosité, je suis allée voir Cloclo.
Cela fait bien longtemps que je n'écoute plus ce chanteur à midinettes. Pourtant ado, j'adorais !
Je me souviens que quelques mois avant son décès, il était venu à Lyon avec ses Clodettes sous un chapiteau RTL ! Ma maman, pas trop fan, était tout de même venue me chercher à l'heure de la cantine pour aller le voir "pour de vrai". Bien consciente de ce que cela représentait pour moi à l'époque. Ce moment avec elle, reste un souvenir inoubliable. Ce film l'a fait resurgir de ma mémoire et son l'évocation me fait chaud au cœur.
Dans la salle obscure, dès la première chanson, tout est revenu… j'ai chanté (c'est super les petites salles de banlieue, personne ni à côté ni devant moi - une 15ène de personnes, tout au plus). J'ai laissé mes émotions m'envahir (chanter, pleurer, rire ).
A la fin du film, comme plus personne ne lit les génériques, le type du ciné, tout timide est venu me dire qu'il me fallait sortir. Pensait-il que j'étais inconsolable ou que je dormais ? Cela m'a amusé !
Puis comme c'est le printemps, je butine et pars un peu dans tous les sens. La semaine dernière c'était rencontres/retrouvailles d'écrivains, j'ai revu Charles Juliet et Philippe Besson, cette semaine : les Stars !
Après le flash back de Claude François. J'ai rencontré pour la première fois Patriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiick !!!! (Bruel, faut-il préciser ?) Il présentait, avec une grande partie de l'équipe du film, "le Prénom". Pièce jouée au théâtre à Paris qui est devenue film. Sortie annoncée dans les salles dans quelques jours...
Alors là, plus rien de solitaire, ou de petit comité, salle comble, plein de nanas "émoustillées"… Soirée "bon enfant", une bonne équipe, et un Patrick au charme fou (qu'il est beau ! et en plus vraiment sympa ! - Je tiens à préciser que j'ai dans mon entourage quelques hommes au charme aussi irrésistible que celui de Bruel, je ne citerai pas de nom, ils se reconnaitront) … Une nuée de femmes et de jeunes filles qui voulait le photographier, le toucher, l'embrasser…. Lui, tout sourire, quelques bises, un petit mot par ci, un autre par là, des tas de gribouillons en guise d'autographe, qui suffisaient à enchanter toutes ces femmes de tout âge ! Et lui pas spécialement pressé de partir, enchanté de jouer le jeu !
Il allait manger dans le coin, visiblement, je ne sais pas comment s'est terminé la soirée, il y avait une telle grappe de filllllllllllllllllllles qui le suivait. La rue était noire de monde...
Quelques mots sur le film, tout de même, un mélange de Diner de con, de 2 jours à tuer, d'Amélie Poulain… un bon repas famille/ami, la soirée aurait pu être agréable, et puis, vlan tout bascule, tout remonte, les rancœurs, les non-dits, les quiproquos et comme tout le monde se connait bien, tellement facile de faire mal et de détruire… tout cela mené avec brio par de bons acteurs !
Deux films, deux beaux moments...
23:40 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : nietzsche, patrick bruel, le prénom, cloclo, claude françois, film, ciné
07 mars 2012
Doux, comme un baiser dans le cou...
"je serai doux
Comme un bisou voyou dans le cou
Attentionné, tiède, à vos genoux
Des caresses et des mots à vos goûts
Dans la flemme absolue, n'importe où
Mais doux..."
JJ Goldman
Soirée douceur ! Tout à l'heure j'étais sous les mains d'un masseur extra ferme et parfois tout doux.... et puis now, j'ai envie de me lover.... j'ai mis la galette de Raphaël dans le lecteur de cd, j'aime sa mélancolie, le ton de sa voix, je le trouve doux, comme une plume qui tombe, tendre...
Images mentales : me vient à l'esprit toute une serie de photos, mais pas moyen de retrouver le nom de ce photographe.... Il me semblait bien pourtant avoir fait un article... Mauvais référencement, ou pas fait... ce blog sert aussi à cela, à archiver, à garder dans un coin pour retrouver plus facilement.... La douceur, la sérénité si présente dans le regard de ce photographe...
Dorénavant le canadien Gregory Colbert, sera là, avec quelques clichés de Ashes and Snow.

20:42 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : gregory colbert, photo, ashes and snow
01 mars 2012
Pensée du jour....

En 2012, faut pas que Sarkommence,
Mais faut pas croire non plus Hollandemains qui chantent.
Pas Lepen de se faire mal
et surtout ne Mélanchons pas tout,
sinon c'est la Bayroute annoncée.
Eva être Joly l'année 2012...
09:14 Publié dans Politique - Sport - Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28 février 2012
Je suis allée au Cinéma !
Séquence ciné.
Non je ne ferai pas du politiquement correct... en me mettant à genou et en prosternant devant le gigantesque Meusssieur Dujardin ! Pourtant j’avais aimé The Artist, trop facile me direz-vous ! C’est un fait, maintenant ! Le décalage avec le cinéma actuel, le noir et blanc, le petit chien, Bérénice Bejo, l’histoire, la poésie, la qualité de l’image, tout cela m’avait bien plu….
Mais revenons plutôt à notre cheval. Alors j’vous raconte : c’est l’histoire d’un très beau cheval (magnifique !) qu’un homme pauvre achète aux enchères. C’est un cheval fougueux, jeune, mais il se laisse dresser par le fils de la maison qui s’occupe de lui et qui est très gentil ! Et puis comme ces gens sont pauvres, le père a tout donné pour acquérir ce cheval (son épouse était vraiment pas contente !), il ne peut plus payer son propriétaire, (il faut dire aussi que cet homme boit mais on va apprendre que c'est un valeureux héros de guerre !). Donc le méchant proprio les ménace d’expulsion ! Alors, le cheval, qui n’a rien d’un cheval de trait, se met au boulot, et tire le soc de la charrue et arrive même à casser les cailloux à Cayenne (euh, non c’est pas si loin). Et puis, il pleut, la récolte est foutue. Le cheval s’en va en guerre, ben oui, parce que le père vend le cheval à un militaire, qu’est super sympa ! Il l’aime beaucoup et fait des portraits de lui, même. Il promet au jeune garçon (le fils du paysan qui l’a acheté aux enchères,. Faut suivre tout de même !) de lui rapporter son cheval à la fin de la guerre - s’il est encore vivant (le militaire et le cheval). Et puis cet homme bon, juste (et plutôt mignon) meurt à la guerre ! Pas le cheval, ouf !!! On a eu très
peur, parce que le titre, c’est tout de même "Cheval de guerre" !!!! Oups j’ai oublié de dire que le cheval rencontre un autre beau cheval tout noir, c’est le cheval d’un autre gradé ! Les deux chevaux, se jaugent, se soutiennent, s’aiment en fait, comme des amis, comme des frères ! Oui, parce que dans le film, les chevaux, c’est tout pareil que les hommes, certains appellent cela de l’anthropomorphisme, mais on s’en fout, là, c’est pour faire mouiller les yeux des gentils spectateurs qui ont payé leur place de ciné !… Le cheval, est alors sauvé par un jeune soldat qui a promis à sa mère de protéger son petit frère, les deux frangins désertent et se font fusiller, après c’est une charmante jeune fille qui s’occupe du cheval, et puis, comme c'est la guerre de 14, les tranchées… le cheval est avec son copain l’autre cheval noir, ce dernier faiblit, il se porte alors volontaire pour hisser tout en haut de la colline l’énorme canon. Il met du cœur à l’ouvrage et y arrive, c’est extraordinaire ! Son ami meurt tout de même d’épuisement, alors il lui fait des bisous, jusqu’au moment, où, il s’enfuit, et va directement dans le no man’s land. Là, il est pris de tous les côtés par les barbelés… Heureusement deux bons soldats, ennemis, oublient la guerre et sympathisent pour sauver le cheval ! Et alors la marmotte, elle met... non, et alors, le cheval, il repart, un peu sale, un peu boiteux, un peu blessé, vers de nouvelles aventures....
Non je ne vous dirai pas la fin ! Vous ne saurez même pas si le cheval est encore vivant, si le jeune garçon le retrouve. Si tous les deux rentrent au pays ! Non, je ne vous dirai rien de tout cela !
Quelle épopée, avec des couchers de soleil à la « Autant en emporte le vent », alors que là, ça n’emporte pas grand-chose, certainement pas mon adhésion, quelques euros et plus de 2 heures, tuées bêtement tout de même....
Par contre, c’est beaucoup plus court, plein de messages, une prouesse technique et mignon tout plein, c’est « Le jardinier qui voulait être roi ! »
Deux courts métrages d'animation :
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"L’Histoire du chapeau à plume de geai" de Kristina Dufková
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"La raison & la chance" réalisé par David Sukup
"Le jardinier qui voulait être roi" et "The artist" sont en quelque sorte, deux « contes philosophiques ». Pas de champ de bataille, de morts étalés de partout, d’hémoglobine, de flingue… Le passage du muet au parlant, la rencontre de la raison et de la chance !
Pas besoin d’être un cheval pour se sentir humain, dans l’fond, enfin j’me comprends ! ;-)
23:31 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : the artist, le jardinier qui voulait être roi, cheval de guerre
26 février 2012
Vous !

"...Vous,
qui dans les langueurs du zéle monastique,
ignorez de l' amour l' empire tyrannique ;
vous enfin, qui n' ayant que Dieu seul pour amant,
aimez par habitude,
et non par sentiment :
que vos cœurs sont heureux, puisqu' ils sont insensibles !
Tous vos jours sont sereins, toutes vos nuits paisibles.
Le cri des passions
n' en trouble point le cours. Ah !
Qu' Héloïse envie et vos nuits et vos jours !
Héloïse aime et brûle
au lever de l' aurore,
au coucher du soleil elle aime
et brûle encore,
dans la fraîcheur des nuits elle brûle toujours.
Elle dort pour rêver
dans le sein des amours.
à peine le sommeil a fermé
mes paupières,
l' amour, me caressant de ses aîles légères,
me rappelle ces nuits,
chères à mes désirs,
douces nuits, qu' au sommeil disputaient les plaisirs !..."
Alexander Pope
Lettre d'Héloïse à Abélard
17:19 Publié dans A méditer - Beaux textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : héloïse à abélard, alexander pope, amour, douleur, citation
13 février 2012
Certainement pas "Que du vent !"

"Faire un boute à deux,
C'est toujours hasardeux,
C'est jamais une belle ligne drette.
Les fleurs du tapis,
Nous font des jambettes,
Pour nous compliquer la vie.
Sans compter les tuiles,
les trous pis les flaques d'huile,
Qui nous attendent au détour.
Mais avant que l'amour,
Leurré nous effiloche,
On s'attache avec d'la broche"
Les Cowboys Fringants
Il faisait très froid à Lyon... nous sommes vite rentrés dans cette salle inhumaine, et puis on attendait une première partie et ils arrivent avec leur nouveau succès Paris Montréal....
Et v'là c'est parti !... ça monte, ça monte et cela ne redescend pas ! La fosse reprend les ooohhhh oooohhhh oooohhhh, saute à l'unisson, vibre, ça chauffe ! Une ambiance bon enfant, de la joie plein les cœurs, on a envie de faire la fête sur ce mélange de textes festifs et de textes engagés plus réalistes.
Ils finissent par reprendre leurs premiers succès et sont surpris de constater que le public suit, les paroles sont connues. Je suis super heureuse d'entendre mon grand fils qui connait tous ces vieux textes par coeur !
Depuis mai 2005, date de leur 1ère « date » sur Lyon au Ninkasi Kao, les Cowboys n'ont cessé de m'enchanter. Je me souviens de ce premier concert chaleureux dans une petite salle. Nous étions les premiers à faire la queue... Depuis de nombreux autres concerts : Vienne, Tony Garnier...
Cette fois-ci je voulais laisser les jeunes entre eux, nous avions vus les CF l'été dernier....Mais depuis, il y a eu ce nouvel album « Que du vent ! » et mes garçons m'ont boostée. J'ai pensé, alors, que ce serait certainement la dernière fois et qu'il me faudra profiter au maximum de cette soirée.
Quelle ambiance ! Une énergie folle, débordante qui rend heureux pour un bout de temps !
Je ne sais pas si la prochaine fois je pourrai rester tranquille dans mon salon, sachant que pas très loin.....
On verra bien.
En tout cas, c'est encore en moi, oooohhhhhhhhhh ooohh ooohhhh !
19:10 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12 février 2012
I Will Always Love You.....

"La mort donne l'obligation d'aimer"
Yasunari Kawabata
C'est bête, je vous l'accorde, je ne connaissais pas personnellement Whitney Houston, pourtant je suis triste ce soir après avoir appris la mauvaise nouvelle.
Parce que je la trouvais très belle,
Parce que j'aimais sa voix, sa façon de chanter et beaucoup de ses chansons....
Parce que je n'ai jamais pu écouter celle-ci sans avoir des frissons. Elle fait partie de ma compil qui tourne souvent en boucle dans ma voiture. Chaque fois, il me faut augmenter le son, elle me chamboule toujours autant ! - Même s'il faut rendre à Dolly Parker ce qui lui appartient, la version originale, c'est celle-ci ...(tout y est presque déjà ! ;-) peut-être manque-t'il l'essentiel... )
Parce que tout cela semble tellement injuste.
Parce que j'aimerais vivre dans un monde meilleur !
20:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : whitney houston, dolly parker, yasunari kawabata, mort, aimer







