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Kris de Blog - Page 6

  • Lui.... pour moi....

     

    Poséidon et Hephaestus

    Du sel pour celle...

    Prends ces vers en mon nom qui s'abîment pour toi,
    Qui chavirent à bâbord et revirent à tribord,
    Qui ancrent dedans la vie et expirent la mort,
    Je te donne ces mots, ces images que je vois..

    Vent d'amont et d'amour qui revient en surface,
    Aux fous de Bassan et à ses folles plongées,
    Aux  ébats passionnés dans les vagues agitées,
    Vent d'aval et de cœur qui réchauffe la face.

    C'est bien là, dans les grandes marées clandestines,
    Que les tourbillons convolent les brises salines, 
    Quand le bleu ciel s'abrite derrière le rouge feu.

    C'est encore là, au milieu des eaux torrentielles,
    Q
    ue me content en silence les mouettes dans tes yeux,
    L'histoire heureuse de cette mer enfin trouvant sel.

     

                                                                   M.B.

  • "Deux petits pas sur le sable mouillé"

    radis, coeur"Quelqu'un a dit que la vie était une succes- sion de séparations. Depuis la naissance, jusqu'à la mort. Des séparations physiques, d'autres psychologiques. Des séparations temporaires, d'autres définitives. Des séparations en demi-teintes, d'autres radicales. Des séparations douces, d'autres violentes. Des éloignements, des émancipations. Des arrachements, des déchirements. "

     

    Anne-Dauphine Julliand

  • Réponse à Pat....

    stylo-plume.jpg« Celui qui est maître de ses pensées est plus grand
    que celui qui est le maître du monde. »

    Bouddha

    Cher Ami,

    Ton post me force à écrire… il me faut répondre, voilà donc des nouvelles….

    " Pour moi, une seule question reste : quand le tocsin a sonné, était-il heureux de sa vie, dans le sens où il a pu caresser ou toucher du bout de ses doigts ses rêves "impossibles" ? Si oui, alors la fin n'est qu'un passage. Un passage vers autre chose. Un passage où le sourire traverse le temps et l'espace pour se déverser dans le fleuve mystère de l'Univers ..."

    Si le toscin sonnait là maintenant, je crois que je pourrais reprendre les mots du poète : j’ai souffert souvent, je me suis trompée quelquefois, mais j’ai aimé…. Et j’aime encore… ma vie n’est pas terminée ! Je suis plutôt satisfaite de la tâche accomplie même si bien sûr, tout
    n’a pas été réussi….

    « Si les gens sourient à l'évocation des souvenirs du défunt, alors il faudra aller tous faire un pique nique sur l'herbe et partager ensemble les bons souvenirs d'un être accompli" »

    J’espère être un tel être, je rêve d’un tel rassemblement… Bien sûr qu’il reste à faire, mais un jour, se dit-on que tout est fini et qu’il ne reste plus rien à accomplir ?

    « Et toi, ma grande Kris, qu'es-tu devenue ? Blogueuse sur-vitaminée à 180 à l'heure ! Es-tu en panne sur une aire d'autoroute ? Ne laisse pas ton jardin en jachère ... Cultive le et rend le radieux pour les égarés de la toile ... Il y a la majorité silencieuse, il y a les timides, il y a les lecteurs de passage. ».

    Amusant, ce regard sur moi…. Oui, je suis en panne, non c’est bien plus compliqué que cela, en fait ! Il faut un temps pour tout ! Là, je n’ai plus le temps d’écrire… En panne d’écriture, en panne de lecture, mais en vie, « tellement si fort »! Vivante sur-vitaminée à 180 à l’heure…

    Mon jardin est en jachère tu as complètement raison, pas une salade, pas une tomate cet été… Par contre mon jardin intérieur est épanoui, resplendissant, luxuriant, une vraie jungle…

    Tu donnes plus d’importance à ce lieu, qu’il n’en a… Mon blog est peu lu et bien peu suivi, je n’ai pas l’impression de manquer à grand monde, là-dessus, à part toi, peut-être, un 13 juillet !

    Et puis que dire ?

    Que j’aime aimer et que j’aime être aimée, même si  ce n'est  jamais si simple.

    Ou encore, faire les critiques des spectacles qui m’enchantent, la liste serait longue et je suis certaine d’en oublier, mais spontanément quelques coups de coeur : l'invitation de mon amie Isa à aller applaudir Patrickkkkkkkkk, une bien belle soirée en sa charmante compagnie et cet homme a vraiment un charme fou ! Le Fort de Bron et son Don Quichotte surprenant extra ! (entendre le rire de mon fiston et de mon homme, j’adore !), la nuit passée dans le théâtre antique de Vienne a écouter de 20 h à 6 h du mat du jazz, collée à mon chéri, et rentrer me coucher au lever du soleil, et le lever du soleil à toujours quelque chose de magique, non ?…. George Benson et tout le théâtre antique debout qui chante et qui danse. Auparavant, il y avait eu la douceur de Mohamed Abozekry et de son oud mais aussi Terrasson qui s'éclatait sur son piano, la projection des photos de Le Querrec pendant que Mister Portal et co jouait et d’autres groupes, les jeunes et dynamiques (même à 5 h du mat) Snaky Puppy …

    Les spectacles enchanteurs de danse dans l’autre théâtre antique de Lyon, celui de Fourvière : la découverte de Abou Lagraa et de son magnifique El Djoudour qui m'a particulièrement émue,  le dernier spectacle de Cherkaouki et ses danseurs de tango époustouflants, la beauté d'Opus de la troupe Circa et du Quatuor Debussy. Il me faudrait aussi parler du concert de musique classique dans ce parc, des étonnants et fort sympathiques Lost Fingers, appréciés par nos jeunes aussi, de ces soirées cafés-théâtres qui font passer de bons moments…. De ces rassemblements familiaux ou amicaux, de ces temps autour de piscines fort accueillantes mais dont l’eau n’est jamais assez chaude pour moi ! De ces petits restaus, de ce groupe de jeunes gens et de leur très agréable jazz devant l’Opéra…

    Il y a aussi tous ces pas, main dans la main, tous ces moments, peau contre peau, tous ces instants, yeux dans les yeux, de ces éclats de rires, de ces questionnements, de ces conversations qui n’en finissent pas et de toutes les fois où les mots sont inutiles....  de tout ce temps partagé avec celui que j’ai dans la peau…

    « C'est une part de tes passions, de ta vie et de tes rêves, alors remets de l'eau dans la loco, allume le feu et en avant pour de nouvelles écritures ! »

    Hier, au bord de la piscine j’ai commencé un bouquin de Jérôme Ferrari… et v’là, ça revient sans en avoir l’air… Il m’a fallu aller chercher un crayon à papier parce que certains passages étaient vraiment beaux…  et aujourd'hui, j'ai beaucoup de plaisir à t'écrire... on ne se refait pas ! ;-)

    Pour finir, je dirai simplement "Tout a commencé par un point, tout se terminera par un point, entre les 2, la vie, notre vie, une vie interactive où rien ne pourra remplacer le rencontre, les regards croisés, le toucher ..."

    Comme tu le dis, le virtuel ne fait pas tout…  je peux très bien me passer de mon ordi et d’internet…. Même si certaines personnes me manquent, mais dans la vraie vie c’est aussi le cas, certains amis se font plus rares, par moment, mais l’amitié est intacte et on finit par se retouver !

    Alors quand viens-tu à la maison l’amigo, histoire que l’on refasse le monde ensemble ?

    Mais en attendant, merci pour ton message…

    Nous sommes tous des hamsters qui tournons dans notre roue…et la roue tourne toujours !

    Je t’embrasse.

     

    Kris

  • Compagnon d'écriture....

    IMG_9847.JPG

     

    "Là-bas
    Tout est neuf et tout est sauvage
    Libre continent sans grillage
    Ici, nos rêves sont étroits
    C'est pour ça que j'irai là-bas" JJG

     

    Une pensée pour Olivier qui n'est plus....
    Le souvenir de sa gentillesse, de sa joie de vivre, de son sourire....

  • Saez à Lyon...

     

    Saez, concert, lyon"Retiens-moi si tu peux refermer la blessure
    Qui me tient à la vie et le mal qu'on se fait
    Et les coups de couteaux qui transpercent et les plaies
    Du silence et la nuit qui fait pleurer mon âme
    Et la mélancolie, dis-moi quand ça finit,
    Les pouvoirs et les vents
    Qui me poussent et m'attirent
    Quand le cœur ne ressent que l'envie d'en finir
    Dis quel est le chemin ?
    La vierge ou la putain ?
    Marie ou Marylin
    Peu importe ton nom
    S'il y a la passion
    S'il y a la communion
    Des corps et des esprits
    Paris ou Miami
    Vas-y pour la folie
    Vas-y pour l'insomnie,
    Va pour le paradis !"

    Saez

    Bien le bonjour à vous, vous qui persistez à venir ici, alors que franchement....

    En tout cas, merci à vous !

    Pour une fois, j'avais envie de vous faire un avant concert...

    Oui, en principe je viens vous en parler après... la tête dans les étoiles... de la musique plein la tête, le sourire aux lèvres, le cœur battant, et tutti quanti...

    BEFORE

    Cette fois-ci, je voulais évoquer l'excitation "d'avant". J'ai deux billets pour demain soir ! Un concert que j'attends avec impatience. Un artiste que j'aime depuis longtemps, j'avais apporté sa première galette à la maison et  je le suis un peu à distance depuis quelques albums, juste par manque de temps parce que chaque fois que je l'écoute, il me plait....

    Il y a toujours un peu d'excitation au moment de l'achat d'une place de concert, une petite trouille au ventre, la peur d'être déçue, que quelque chose nous éloigne de ce que l'on aimait jusqu'à présent... Peur de se dire : je n’aurais pas dû venir, je serais restée sur quelque chose de beau…  comme un bouton de rose... cela peut donner une magnifique fleur - le contraire arrive rarement... ou quelque chose "foire", la grâce n’est pas au rendez-vous.

    Les dés sont jetés, on verra bien, demain ! Je serai dans la fosse debout avec la masse chaude et vivante que je préfère à la position assise, loin, trop calme, trop tranquille, trop sage. Mon Chéri, tout près de moi, chaud et vivant, du vrai bonheur, quoi , enfin je l'espère !

    ----------------------------------------

    AFTER

    Le concert a eu lieu hier. Nous avons attendu presque une heure avant de voir Damien Saez. Pas très classe, pas beau, un verre à la main, une clope au bec, dans cette Halle Tony Garnier et son acoustique toujours aussi mauvaise. Peu d'échange avec son public, l'impression que si nous n'étions pas là, cela n'aurait fait aucune différence. Juste un " bonsoir", un "merci d'être venu"....

    Et pourtant…. dès l'intro, la magie opère... la musique te prend au tripes, et sa voix…  comme nulle autre pareille, cassée, éraillée, trop aigue... la force des textes.... cela te donne envie de chialer tel'ment que c'est beau, tel'ment que c'est intense...

    Il est parfois très "clair" et à la façon d'un Brel, il t'offre un texte et le reprend avec tous ses musiciens, et c'est alors un rock endiablé qui t'enveloppe et te laisse au tapis, shooté, et il repart aussitôt sur une autre chanson, et tu le suis, les yeux fermés, mais tu les rouvres vite parce que tu ne veux rien louper !

     

    En principe, je viens vous en parler, après... la tête dans les étoiles... de la musique plein la tête, le sourire aux lèvres, le cœur battant, et tutti quanti... désolée, je ne vais donc pas être originale encore une fois…. Mais que dire de ces moments-là qui rendent la vie tel'ment belle, même si...

    Merci pour votre constance.

  • deux belles rencontres....

    "Quand il fait noir dans ma caboche
    Les soirs où tout est un peu moche
    Où même un sourire devient louche
    Où je brise tout ce que je touche
    Avis de vent devant ma vie
    Et les paupières en parapluie

    Y'a toujours min copain Pierrot
    Qui pose un'main en haut d'min dos
    Et qui me dit dans un sourire..."


    Loic  Lantoine

    Je vous délaisse, pardonnez-moi, mais là, je vis… j’ai bien conscience de ne pas trop regarder dans le rétro, pas le temps…. Pourtant, de très bons moments jalonnent ma vie actuellement…

    Pour n’en citer que deux :

    Laurent Gaudé


    La rencontre tant attendue de Laurent Gaudé. Un écrivain que j’admire particulièrement. Un homme au charme fou qui m’a enchantée tant au niveau de la lecture de ses romans, que lors de la dédicace de la pile de livres que je lui ai mise sous le nez (belle dédicace différente dans chaque bouquin, du grand art le monsieur !) qu’à l’écoute de sa lecture/rencontre proposée dans le théâtre de Vienne. Une belle soirée !

     

    Et puis, il me faut aussi vous parler d’une très belle découverte.

     

    Loic Lantoine

    Il arrive sur scène, ses mains un peu raides, ses jambes un peu tordues, un peu bizarre le type...  dès le début, il me surprend, mais qui est cet homme qui s'accroche à son pupitre et regarde vers le haut, à la recherche de son ami Pierrot ? Une voix puissante, rauque... des textes qui font mouche et des musiciens très rock et qui semblent prendre un pied fou ? Quelle équipe ! Voilà, j'ai découvert Loic Lantoine ! Il m’a complètement séduite, chamboulée ! Il a présenté ses « anhons françaises », un florilège de ses textes. La fosse est pleine de fidèles car il tourne depuis de nombreuses années mais je ne le connaissais pas. 

    Un homme tell'ment tendre, tell'ment touchant, pudique, marrant, émouvant... Il ne ressemble à aucun autre ! Il étonne, enchante, fait rire et touche en plein cœur. Un régal dans cette petite salle de Feyzin.

    Je l'avoue, là, j'ai pensé que j'avais une chance folle d’être là, de vivre un tel moment, près de celui que j'aime et face à cet artiste enchanteur qui en a dans le ventre et qui sait donner ! Un vrai bonheur.... L'impression de vivre quelque chose de très fort, d'authentique, de vrai, de pur !

    Loïc Lantoine, j’attendrai que ce ch’tit repasse dans le coin, j’aurai tellement de plaisir à venir le voir, et l’écouter, encore !

  • 14 février....

    que la noce commence, théatre des célestins, lyon, bezace

    "Mon chéri, je t'aime..."

    Kris

     

    « Je te sors au théâtre »… c’était la proposition de mon amoureux pour le soir de la Saint Valentin… j’aime pas fêter la Saint Valentin... mais passer cette soirée avec celui que j’aime s’impose ! Même si c’est pour être blottie contre lui et regarder un film à la TV…

    Donc proposition particulièrement sympathique, j’aime sortir et, en cela, nous nous sommes bien trouvés tous les deux, toujours partants !

    « Que la noce commence » était au programme aux Célestins. Nous arrivons un peu en retard (mea culpa) nous nous garons loin, et courons dans les rues de Lyon, sous la pluie. Nous nous installons enfin et attendons sagement comme des mômes le lever de rideau.

    Et la magie opère ! Une super troupe... et Didier Bezace, le metteur en scène, joue la bonne mesure ! Je veux dire que parfois cela aurait pu être limite et puis non, c’est vraiment bien. De la musique, de la magie, de la poésie, de la bonne humeur, de la joie et le drame… tout bascule !

    Un petit village roumain… le carcan de la Russie, la mort de Staline… Comment va se comporter cette petite communauté ? Révolte, soumission, résistance, lâcheté, obéissance ? Après le rire franc et massif, le frisson, l’injustice insupportable… mais comme le spectacle est de grande qualité, on sort quand même heureux même si l’amertume est là…

    Après : « on se fait un petit restau ! »… Nous passons devant un petit chinois mais il n’y a plus personne, nous demandons s’il est encore possible de manger, on nous répond « oui », mais que nous n’avons pas le choix, ce sera nems, canard laqué… Parfait ! Nous nous asseyons, nous sommes seuls, nous apprécierons la cuisine et ce serveur qui sera aux petits soins pour ses derniers clients pendant que sa femme souriante, allaite son bébé de 3 mois dans l’autre salle…

    Comme elle était belle cette soirée, cette nuit… Alors, oui, je continue mon bonhomme de chemin d’amoureuse… et j’aime ça !

  • Résidents de la république

     « Qui est le grand chorégraphe,
    sinon ce grand fada sacré que la société semble payer
    pour le rachat de la mort des gestes »
    Hervé Guibert

    Ne pas sortir indemne, que quelque chose reste !!

    Parfois, on aimerait que ça dure encore, que les lumières ne s'allument pas, on voudrait rester dans notre fauteuil confortable, continuer à ne regarder que la scène et les artistes enchanteurs, rester tout contre celui que l'on aime, ne pas séparer nos mains unies durant tout le spectacle. Et même si tout autour ce sont des étrangers, on a l'impression d'avoir vécu quelque chose de fort, tous ensemble… On n'a pas envie de se lever, d'être ébloui par la lumière agressive de la salle, d'affronter le froid de l'extérieur, la folie des hommes, l’absurdité de ce monde… On souhaiterait juste préserver le ressenti, sans y mettre de mot, sans chercher à comprendre. L'impression de grâce, de sérénité, d'humanité  nous a envahi peu à peu, et on s'est volontiers laissé pénétrer par le spectacle offert : les gestes, la musique, les mots dits, les jeux de lumière…  L'émotion a pris toute sa place…
    Mais c'est fini, alors que l’on rêverait d'encore !!! Quelques-uns avec leurs grosses voix ont crié  "bravo", d'autres ont applaudi à s'en bruler les mains, je me suis levée, comme d'autres, j'ai laissé rouler quelques larmes sur mes joues… et j'ai pensé que certains hommes avaient un beau regard sur les autres, sur le monde, et que d'être capable de donner tant de bonheur c'est vraiment bien !

    C’était la deuxième fois que j’allais voir un spectacle de Jean-Claude Gallota.

    Daphnis e Chloé


    La première fois c’était Daphnis é Chloé. Une transposition en noir et blanc et à 3 voix de la fureur de vivre, de l’amour fou ! De beaux jeunes danseurs : Francesca Ziviani, la jolie brune qui tourne la tête à Nicolas Diguet, le fougueux et à Sébastien Ledig, filiforme, au torse nu…Beaucoup de sensualité, de grâce, d’équilibre, de fougue, de passion..  Magnifique !


    Racheter la mort des gestesLa deuxième fois, c’était hier et "Racheter la mort des gestes" m’a vraiment remuée. Un vrai puzzle s'est constitué tranquillement : la nana à la plastique parfaite aux jambes longues, longues, longues…  mais aussi le mec « normal » poilant, le mec poilu, le mec à poil, la nana un peu forte, la danseuse de tango, le couple de paralysés en chaise roulante,  les hommes en robe, la femme sans rien sous sa robe, le grand père et son petit fils, celui qui a mal aux genoux, celle qui a rêvé d'être danseuse, celle qui ne l'est plus. Alors oui, il est possible de danser même avec un corps imparfait, mutilé, vieux ou gros… La grâce est partout, il suffit juste de se permettre…. et d'être prêt à lever le voile et à accueillir…. Et puis Gallota parle de lui, de ses souvenirs,  un hommage à son ami, et à sa maman morte le soir d’une avant-première… Bref, un vrai tableau intime, sincère, terriblement touchant….Un bien beau spectacle…

    Ne pas partir indemne, pari gagné !  ça c'est sûr !!

  • "Conte de l'incroyable amour"...

    oud

     

    « La musique est peut-être l’exemple unique de ce qu’aurait pu être – s’il n’y avait pas eu l’invention du langage, la formation des mots, l’analyse des idées -
    la communication des âmes. »

    Marcel Proust

     

     

    Consigne des Impromptus littéraires : "Mais quel est ce bruit (son, voix, musique...) qui, à chaque fois que vous l'entendez, vous émeut, vous rassure ou vous inquiète ?... Et pourquoi diantre vous trouble-t-il ainsi ? Faites nous entendre votre « madeleine de Proust sonore » sous la forme écrite de votre choix….

    Nous nous fréquentions depuis longtemps 

    Mais c’était notre première longue soirée

    Nous nous donnions le temps

    Nous ne voulions rien gâcher

    Et puis ce soir-là, pourtant

    Sur ton sofa, nous nous sommes allongés

    u as mis le cd de cet artiste envoutant

    Dès les premières notes, je fus charmée

    Toi, tu es devenu entreprenant

    Et cela ne m’a même pas effarouchée.

    C’était très beau ce moment

    Ne plus avoir de volonté, tout donner

    Tu l’as fait tout doucement En me couvrant

    de caresses et de baisers

    Puis nos deux corps sont devenus gourmands…

    Oui, je peux le dire, j’ai tout aimé

    Mais il m’est impossible dorénavant -

    Il est vrai, Je n’en ai pas la volonté

    D’écouter jouer de l’Oud sereinement

    Sans avoir aucune arrière-pensée

    Tout mon être devient frissonnant

    Ce souvenir ancré sait bien s’imposer !

    Et si je ferme les yeux en souriant

    C’est que loin de tout, je me suis isolée

    Pour revivre ces premiers émois, inlassablement...

  • 2013 !!!!

     

    Londres

    Tous mes vœux pour cette nouvelle année (j’adore!)

    Que cette année soit bien meilleure que les autres (le meilleur c’est comme le mieux, c’est  l’ennemi du bien, non ?)

    Tout d’abord : la santé (ouais parce que c’est pas cool d’être malade !)

    Puis de l’argent et plein de bonheurs… (et vice et versa et l'un et l'autre et les deux à la fois...)

    Que les hommes (et les femmes et les nenfants…) deviennent tous intelligents (ah oui, ce serait trop bien !)

    Donc plus (mais plus du tout !) de méchanceté, de guerre, de faim, de soif (il suffit de le souhaiter ?)

    De l’Amour… (ben oui, parce que sinon, à quoi ça sert tout ça ? et puis "avec" c’est tellement bien… bon, Yes ! )

     Voilà, ça c’est fait !!!

    Vous l’aurez compris, je ne suis pas très douée pour ce genre d’exercice.

    Je profite tout de même de ce début d’année, pour vous remercier pour vos visites en ce modeste lieu, vos petits mots, nos rencontres (moments partagés autour d’un café, lors d’un concert ou ailleurs…)

    Que les échanges, les partages soient plus fréquents !!!

    Zut, mais c’est un vœu cela !!!! ;-)

                                                                    Merci à vous…

  • Dominique a....

     

    dominique a

    "L’amour viendra par l’ouest
    Comme un cri cherche une bouche
    Il nous ramassera
    En bordure de déroute
    Nous offrira un lit
    En défera les draps
    Puis nous regardera
    Ouvrir nos bras au doute.
    L’amour viendra par l’ouest
    Nous mettra sur écoutes
    Il fera les cent pas
    Nous l’entendrons marcher
    Nous n’oserons pas bouger
    Puis nous habituerons
    Un jour on apprendra
    Qu’il a déménagé.

    L’amour fuira par l’est
    Et sur ses pas lancés
    Nous le rattraperons
    Lui paierons le loyer
    Puis la conscience tranquille
    Nous irons nous coucher
    A l’étage au-dessus
    Nous l’entendrons marcher."

     

    Je ne connaissais pas vraiment Dominique A et mon amoureux a voulu me faire découvrir cet homme qu’il apprécie particulièrement et depuis bien longtemps..  Donc  concert ce week-end !!! Quelle belle approche pour découvrir un artiste !

    Dans ces moments magiques, tous les sens sont sollicités :  l'ouie (très rock, très pro, très pêchu, tout ce que j’aime et une voix très mélodieuse, tout coule de source, même si parfois les mots sont durs), la vue (Domique A tout de noir vêtu, souriant, qui bouge son corps, tend ses mains longues et fines…)  un Jeff qui s’éclate avec sa basse et sa contrebasse… des jeux de lumières originaux, sobres, élégants, (merci Didier Martin !), l’odorat (et cette fois-ci ce n’était pas vraiment un super argument, la personne qui était à côté de moi avait dû renverser son litre d’eau de Cologne très, très fleurie)… le toucher, parce que mon amoureux était là, tout prêt, et j’adore me coller lui. Ne dit-on pas qu’être amoureux,  c’est regarder ensemble, dans la même direction, même si parfois, les regards se croisent… alors là, c’était tout bon ! Manque encore le goût. Faut-il parler du Mon Chéri dégusté aux premières notes ? Ou alors du goût de la vie ? Parce que là, elle a un sacré bon goût ….… Mais ce serait plutôt, de la couleur que la vie prend alors, dans ces moments-là, de cette teinte qui va perdurer, même si….
    Je sais que ce souvenir va rester intact et au premier rang encore longtemps puis il se fera détrôner, il attendra alors sagement l'opportunité pour resurgir…
    Ah, c’est trop fort, tout ça !  Si, ça, c’est pas du bonheur !!!

  • Il m'a dit....

    Rome, Roma

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    "L'amour, c'est l'absolu, c'est l'infini ;
     la vie, c'est le relatif et le limité."
    Victor Hugo
     

      

     

    Une confidence sur l’oreiller

    Comme une évidence : les dés sont jetés

    Quelques mots  tendrement susurrés

    Un « Je t’aime » passionné…

    Première fois que ces mots se sont imposés !

    Comme un pacte proclamé

    Une promesse de bonheur affirmée

    Une parole donnée

    Une volonté de durée

    Un  besoin de stabilité

    L’envie d’être rassuré

    Et de savoir que c’est partagé.

    Il a fallu du temps pour se poser

    Pour ce chamboulement le maitriser

    Lui donner un nom, une identité

    Le laisser grandir et ne plus le redouter

    Le regarder faire sa place, s’installer,

    Et maintenant qu'il est apprivoisé

    Et qu’on peut même le nommer

    Penser que c’est une chance sacrée

    D’avoir ce petit diamant en soi, tout entier…

  • Dormir... se blotttir...

    musée Rome

    Consigne des Impromptus Littéraires :  inspirés par la 5ème strophe de la chanson "Les gares et les ports" de Léo Ferré :

    "Dormir
    Dans le chagrin du vent
    Dormir
    Jusqu'au nouveau printemps
    Et dans les champs
    Mettre à la voile
    Et pour une fleur
    Vendre une étoile

    Tout simplement

    Sans bouger d´un centime
    Dans le carrosse de la frime"

    Nous vous demandons d'écrire un texte, en prose ou en vers, avec comme incipit : "Dormir dans le chagrin du vent".  

    Dormir dans le chagrin du vent…
    Se blottir dans les épaules du temps...

    Croire en l’amour qui dure tout le temps
    Le vouloir très fort et se battre contre le vent 
    Cette fois-ci ça ne foutra pas l’camp ! 
    Se dire qu’avant ça ne comptait pas autant !
    Ne rien abandonner au gré du vent 
    Donner ce qu’il faudra au temps !
    Vouloir se blottir dans les épaules du temps 
    Et dormir dans le chagrin du vent… 

  • Merci Monsieur Grand Corps Malade !!

    grand corps malade, fabien, patients, livre

    "A midi moins le quart, j'ai pris mon stylo bleu foncé 
    J'ai compris que lui et ma béquille pouvaient me faire avancer

    J'ai posé des mots sur tout ce que j'avais dans le bide 
    J'ai posé des mots et j'ai fait plus que combler le vide 
    J'ai été bien accueilli dans le cercle des poètes du bitume 
    Et dans l'obscurité, j'avance au clair de ma plume 
    J'ai assommé ma pudeur, j'ai assumé mes ardeurs 

    Et j'ai slamé mes joies, mes peines, mes envies et mes erreurs "

    GCM "Midi 20"

     

     

    J’aime lire depuis mes 14 ans. Ce n’était pas terrible à la maison, il me fallait m’évader, une prof de français – Madame CHOSSON - m’a fait aimer les livres et l’écriture.  Ces plaisirs solitaires ne m’ont jamais quittée.

    J’ai eu trois garçons et pas moyen de leur donner ce virus-là. Un seul a partagé quelques lectures, j’aimais ce temps d’échange avec Ju (L. Gaudé, C. Juliet, R. Barjavel….) mais il a vite décroché. Avec Jé, mon « scientifique » j’ai tenté H. Reeves, D. Tammet (mais bof !)…. Avec Flo, cela a toujours été très compliqué. Les lectures imposées par l’école étaient lues ensemble, dans l’urgence au dernier moment. En fait, je lui faisais plutôt la lecture, espérant lui donner envie…. Mais en vain ! Un vrai calvaire ! Tout de même, une très belle lecture « conjointe » restera à jamais gravée dans ma mémoire, parce que ce livre nous a fait pleurer ensemble, nous étions chamboulés pareillement, c’était « L’échelle de Glasgow » de Marcus Malte.

    Mais, à part quelques bd et des mangas qu’il me réclame (et que je lui achète toujours de bon cœur, parce que c’est toujours ça, même si je suis frustrée) jamais je ne l’ai vu ouvrir autre chose par plaisir…

    Il y a deux jours, il m’a dit qu’il voulait lire le livre de Grand Corps Malade, je l’ai fait répéter deux fois !

    Hier, je suis allée acheter « Patients » qui est en tête de gondole, dans les meilleures ventes de bouquins du moment !

    GCM est apprécié par toute la famille.... Tous ses disques ont fait sensation à la maison ! Nous sommes allés l’applaudir à la Bourse du Travail, l’année dernière. Certains textes ont même été appris par cœur et sont récités lors des repas de famille…

    Tout à l’heure, triomphalement, Flo est rentré du lycée, le livre à la main, il en est à la moitié ! Nous avons mangé ensemble ce soir. Il m’a parlé de sa lecture, il était intarissable, un désir de raconter ponctué de « il ne faut pas que je te dise tout, tu liras» et il repartait dans son récit. Quelle joie, je ne l’ai jamais vu ainsi !

    Alors là, chapeau bas, Fabien !!! Merci pour ce bonheur !

    On ne se connait pas personnellement, et pourtant c’est un peu comme si tu étais le pote de la famille…. Si tu venais sur Lyon, viens manger à la maison ! Ce serait à la bonne franquette mais ce que nous percevons de toi nous laisse penser que tu aimes la simplicité, les « vrais »  rapports humains, de l’authenticité plein pot ! J’aimerais avoir le plaisir de te remercier de vive voix pour tout le bonheur que tu donnes par ta voix, tes paroles, tes mots… J’aurai bien l’occasion, un jour…. ;-)

    En tout cas, mille et une fois merci à toi

    et au plaisir de te voir, de te lire, de t'écouter, de t'entendre !!!

  • Nico*

    nico*Parce que parfois les mots hantent....

    En concert, c'était la deuxième chanson chantée par Nico*, je me souviens de l'émotion ressentie à la découverte de ces mots...

    Mon Chéri m'a offert le CD et le même frisson s'est emparé de moi à l'écoute de cette chanson... Je veux partager ce texte avec vous, un peu de frustration, vous n'avez pas la voix de cet homme ni la musique qui donne encore plus de relief à ce texte particulièrement émouvant... mais tout de même....





    Le 8 mars....

    "C'est pas vraiment pour faire joli
    Moi je veux juste qu'on se souvienne
    Que ma p'tite lolita grandie
    A connu des heures qui saignent
     
    Dieu s'il existe il est pourri
    Je crois qu' j'lui pardonnerai jamais
    Ses trois coups de verge d'avant minuit
    Et ses mains déplacées
     
    Tu longes les murs t'as peur des trottoirs
    Grandir d'accord mais pas comme ça
    Ça m'fout la gerbe et le cafard
    J'arrive pas à y croire
     
    Et je vois ton minois maudit
    Par le ciel qui joue au bourreau
    Ça ne t'empêche pas d'être jolie
    D'être jolie
     
    Quel avenir pour une fillette
    Qui veut vomir à chaque coin de rue
    Qui a cassé ta bicyclette
    Qui t'a mis la main d'ssus
     
    A l'âge des premières questions
    Y' a un con qui t'a pété l' con
    Dire qu' y'a pas sa bite en prison
    Fontaine à foutre près des maisons
     
    Jésus crie, il s'est pas pris d'bite
    Qu'on ne me demande jamais
    Même au jour de ma dernière cuite
    De croire en dieu de le prier
     
    Tout a l'air un peu comme avant
    Peut-être qu'elle vit dans du mensonge
    J'dis pas qu'tout était rose avant
    Mais là c'est rouge, et même violet
     
    Et je vois ton minois maudit
    Par le ciel qui joue au bourreau
    Ça ne t'empêche pas d'être jolie
    D'être jolie
     
    A ceux qui lèvent leurs mains vers dieu
    J'ai bien envie de leur gueuler
    Qu'une p'tite fille crève au fond des yeux
    Que c'est bien pire qu'être crucifié
     
    Pis v'la qu'ca sort comme de la gerbe
    Tes parents chialent chez les flics
    On étale tout, on fouille la merde
    On d'mande des détails à la p'tite
     
    Peut-être qu'un vieux psy profane
    Te fera revivre l'infâme
    Comment t'es devenue un semblant d' femme
    Pourquoi t'as encore mal ?
     
    Et je vois ton minois maudit
    Par le ciel qui joue au bourreau
    Ça ne t'empêche pas d'être jolie
    d'être guérie".

    Nico*