19 novembre 2009

Les Cowboys Fringants à Tony Garnier - Lyon

"Prépare-toi, petit garçon
Elle s'ra longue l'expédition
00 516.jpgEt même si on n'en revient jamais vivant
Il faut marcher droit
devant"

 Les Cowboys Fringants

 

 

 

Ok, deux à la suite, cela fait beaucoup, mais voilà, hier, c’était la sortie de famille. Nous allions au concert des CF, mon homme et deux de mes garçons. La date était attendue depuis longtemps. Nous mangeons un bout sur le pouce et au moment de partir, mais où sont les places ? Pas moyen de les trouver…. L’angoisse monte, les secondes passent, puis les minutes…. Nous n’allons tout de même pas rester à la maison avec 4 places de concert dans un coin. On s’imagine les retrouver demain ! Non, pas possible, tout le monde cherche, remue, s’agite…. En principe on les range dans un tiroir que tout le monde a ouvert 3 fois de suite. J’arrache ce tiroir et miracle, elles étaient tout au fond…. C’est alors la joie, on monte dans la voiture, et on arrive enfin !

 

Mes garçons avaient déjà vu les CF, lors de leur 1er concert à Lyon. Nous étions au premier rang au Ninkasi. Là, c’est une autre échelle, Tony Garnier est une salle immense, inhumaine. Ils sont impressionnés par le volume, par la foule… Le concert débute ¼ d’heure après l’heure prévue. Pas de première partie, pas d’attente frustrante, pas de réglages d’instruments interminables, tout est nickel.

Même les filles pas comme moi adorent ce genre de concert. Comment pourrait-il en être autrement ? Que peut-on leur reprocher ?

Certaines tordront le nez et parleront de leur accent déroutant….

Et les filles comme moi répondront que sur scène on comprend que c’est ce qui fait leur charme. Parce que Karl sans cela ou sans sa cravate, se serait  « Comme un manouche sans guitare ».  Tout est parfait. Des jeux de lumières sensationnels, une qualité de son irréprochable. Et une bande de jeunes qui donnent, on a envie de monter sur scène de danser avec eux. Un concert festif, où l’expression « que du bonheur » prend tout son sens. Des textes gais, émouvants, une générosité qui transpire de partout. Une joie immense de retrouver ces cousins lointains plein de joie de vivre. Une Marie-Annick séduisante et d’une pétillance, d’une énergie,  d’un charme renversant. Un Karl étonnant, attendrissant. Des musicos bluffant…. J’imagine que tous mes comptes-rendus de concert les concernant doivent être les mêmes. Mais c’est chaque fois, la même impression…

Toute une série de rappels où ils ne se sont pas faits prier pour revenir chanter !

Et puis avec Planète Urgence, une entrée = 1 arbre, et du coup, j’imagine que 3600 arbres seront plantés grâce à cette soirée, cela rend encore plus heureux. On a la conscience plus tranquille du dérangement, de l’énergie déployée, même si, pour être tout à fait honnête, on s’en préoccupait assez peu !  J’ai tout de même pensé à mon futur voyage qui approche à grands pas. Dans quelques jours je serai dans le désert avec mon amie Soleil Bleu… là, il nous faudra faire avec peu. Et j’ai songé que j’ai une chance immense de pouvoir naviguer entre ces deux mondes. Là-bas, il me suffira de contempler le ciel étoilé pour penser à  ceux que j’aime et qui seront loin de moi, à toutes ces « étoiles filantes » qui ont fait ce que je suis…

 

Les filles comme moi se demandent :

 « Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester
De notre p'tit passage dans se monde effréné
Apres avoir existé pour gagner du temps
on s'dira que l'on était finalement

que des étoiles filantes... »
CF

 

 et pour ceux qui ne connaissent pas les Cowboys Fringants,  cela donnait un peu cela  :

http://www.youtube.com/watch?v=6JW-BkEQGoI&feature=re...

Merci Antoinead

 

http://www.youtube.com/watch?v=GfebsssgraA&feature=Pl...

Merci Lelorien

 

18 novembre 2009

Miossec au Transbo - Lyon

00 playlist.jpg

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 "Je m'en vais bien avant l'heure
Je m'en vais bien avant de te trahir
Je m'en vais avant que l'on se laisse aller
Je m'en vais avant que l'on puisse en rire
Je m'en vais en gardant toute ton odeur
Je m'en vais en te regardant dormir
Je m'en vais car l'on s'est vu voler
Je m'en vais avant que l'on ne puisse atterrir
Je m'en vais car l'on s'est tant aimé
Je m'en vais avant de te détruire
Je m'en vais pour que tu ne m'oublies jamais
Je m'en vais en te voyant sourire
Je m'en vais en croyant que tout est vrai
Je m'en vais avant de te découvrir
Je m'en vais bien avant de te décevoir
Je m'en vais bien avant de te trahir"...

Miossec

 

Ah, non reste encore, Christophe !!!!

La petite voix 

Les filles comme moi, elles étaient devant, au 1er rang, collées à la scène.

C’était une première fois : Miossec en concert !

Les filles comme moi ont écouté Alan Corbel, la première partie, mais n’ont  pas vraiment été conquises. Ses chansons se ressemblent toutes, monotones, lancinantes… et aucun texte en français, dommage !

Les filles comme moi ont vu un technicien qui a réglé tous les instruments, les uns après les autres, puis les micros, les uns après les autres. Il a fallu encore attendre ½ heure. Les filles ont trouvé le temps long.

Les filles comme moi ont vu arriver les musiciens et puis Miossec, plutôt petit, en mauvais état... la démarche hésitante, des gestes mal assurés, le regard vague… Il a dit que cette attente le faisait aussi "chier"  que nous ! Les filles comme moi, se sont demandé alors pourquoi ce temps mort ?

La musique a commencé, le son n’était pas bon, pourtant le Transbo a plutôt une bonne acoustique !

Miossec a pris son pied de micro. Il ne l’a pas lâché pendant l’heure et demie de concert, ne cessant pas de le balancer, de le reprendre, de s’accrocher à lui.

Et puis il a chanté, et la magie a opéré... envahissant les filles comme moi !

Elles  sont restées scotchées… même si elles ne comprenaient pas toutes les paroles comme elles les connaissaient, elles ont laissé monter l’émotion…. Le plaisir, la joie d’être là, si proches de cet homme…

Là, les filles comme moi ont oublié leur journée de travail, leur vie, l’attente, la mauvaise qualité du son….

Elles ont aimé retrouver cette voix ensorcelante qu’elles ne connaissaient que par les disques. Elles ont craqué pour son sourire charmeur. Elles ont vibré au rythme de ces textes sombres et désenchantés qui les touchent.

Les filles comme moi, ont aimé voir les veines sur ses avant-bras…. Ses petits "poipoils" du ventre quand il levait les bras et que le tee-shirt n’était plus sur le ceinturon de cuir….

Elles ont aimé le voir prendre le drapeau de la CGT qu’un type du public lui avait tendu. Il a chanté avec, et pour ne pas être redevable, il l’a échangé contre une sorte de tambourin.

Les filles comme moi ont été touchées par cet homme blessé dans son coeur, dans son âme, dans son corps, aussi…. Ses textes sont comme lui, il semble en avoir pris plein la tronche, mais tout de même, qu’est-ce qu’il est attendrissant et beau, il semble encore si fragile, si gentil ! Sincère, il ne semble pas jouer...

Les filles comme moi ont été émues par la reprise de Osez Joséphine…

Les filles comme moi applaudissent longtemps, bougent, lèvent les bras, chantent ! Elles ne veulent pas partir et en veulent toujours plus.

Les filles comme moi, repartent chez elle, excitées comme des puces, elles ne trouvent pas le sommeil facilement, profitent encore de ce moment magique…

Après, elles sont presque tout sourire, elles pensent que le monde est bon, les gens sympas.

Les filles comme moi aiment Miossec.

Mais je vous l’accorde, toutes les filles ne sont pas comme moi ! 

 

Une petite vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=bwFVTP8KV6w

"Seul ce que j'ai perdu
m'appartient à jamais
"
 

Elisa Félix

06 octobre 2009

Non, ce n'était pas le radeau de la méduse....

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"L’amitié n’exige rien en échange,
que de l’entretien."

Georges Brassens

 

 

 

Ce week-end, nous avons eu la proposition d’aller
à une soirée « Brassens » à Sète.

Ce n’est pas un artiste que j’appréciais particulièrement, mon homme si, alors on s'est laissés tenter….

On connaît peu de personnes en arrivant. Le repas est plutôt bon. On écoute une 30ène d’artistes. Chacun chante une chanson de Brassens et une de son répertoire personnel. Artistes, voix, textes sont très variés... On passe du look de poète, à la soubrette, aux deux petites filles qui chantent "La canne de Jeanne", Cathy Fernandez me touche avec son texte sur son fils, Vivoux est sympa.

 

A son tour, Jean-Marc le Bihan vient chanter. Là, c'est le Flash back... C’était rue de la Ré, j’avais une 15ène d’année, je me souviens avoir été impressionnée par ce chanteur des rues. Je ne l’aurais pas reconnu, pourtant, il n’a pas changé, toujours aussi engagé même s’il a la voix cassée (certains l’ont pour moins que ça). Il nous dit avoir été choqué de recevoir une pétition pour soutenir Polanski ! Je comprends. Je pensais, moi aussi, que ces choses là étaient condamnées par la loi, mais la loi ne semble pas être la même pour tout le monde ! J’ai souvent l’impression d’avoir loupé quelques épisodes…. Bref, je suis heureuse de retrouver cet homme sur scène. Je vais le voir après son coup de gueule et ses chansons, il me prend dans ses bras, m’embrasse, me dédicace son disque en me laissant son numéro de tél.

 

Une soirée donc très agréable, de 18 h à 3 h du mat et je n’ai même pas vu le temps passer.

 

Convivialité, authenticité, je pense que le poète qui a chanté « Les copains d’abord » serait fier des organisateurs de cette soirée. Car tous les ans, par ce rassemblement, ils lui rendent un hommage bien fidèle !

28 juillet 2009

Ce que l'on s'aime !

tryo.jpg.jpg"Marcher droit avec nos travers
Marcher de travers
Mais dans nos droits"
 

 Si le monde était à refaire,
Je le referais avec Tryo

Hier, ils ont enflammé le théâtre antique de Vienne. J'adore les concerts d'été dans ce lieu. On fait la queue, sous un soleil de plomb. On s’installe, les fesses sur la pierre encore chaude… (ah, si elle pouvait parler, elle en a tant vu !). On se prend quelques gouttes de pluie sur la tête. On peut apprécier une grande bière fraîche à 5 euros ! On regarde avec des yeux d'enfant, devant, la scène grandiose et derrière, le « mur » de public. Et puis on chante, on danse, on a les yeux écarquillés, on applaudit, on vit ! Qu'il est agréable d'être à l'extérieur, de sentir le petit air frais de minuit. C'est l'été, c'est la fête, c'est bon !

On écoute les premières parties. On espère que ce ne sera pas trop long…
Et hier, il a fallu attendre plus de 2 h avant d'avoir 1 h ½ de Tryo, c'est quelque peu frustrant !

C’est Manu Larrouy dit "Larrouille" qui a débuté de façon plutôt agréable la soirée.. Chanteur, sympa, à l’aise sur scène et avec le public. Il est accompagné par son acolyte au violoncelle.

Puis c’est au tour de " La Ruda ". Je ne connaissais pas et il était impossible de comprendre les paroles, cela gueulait vraiment beaucoup. Un peu long, mais à découvrir dans d’autres conditions. Histoire de savoir de quoi parle cette bande de gaillards énergiques… Du rock alternatif festif !

Enfin Tryo, un régal ! J'aime leur engagement, leur façon d'être, leur joie, leur connivence, leurs textes, leur musique, leur enthousiasme, leurs musiciens (deux percussionnistes du tonnerre)  leurs chanteurs aussi, Christophe Mali me fait craquer (surtout avec ses baskets jaunes), j'aime un peu moins la voix de Guizmo, (mais quel look, coco !), bref, chacun son genre, et un si beau mélange... Ils s'amusent, passent quelques messages, font les cons, chantent (oui, tout de même).

C'était vraiment bien !
Trop court, bien sûr !

On aimerait qu'ils reviennent plusieurs fois, que les lumières ne se rallument pas après un pas de danse sans paroles, on aimerait qu'ils reprennent les micros, qu'ils en fassent encore… et puis non. Alors le flot humain redescend la colline et part se coucher, des mélodies enivrantes, de belles images dans la tête. On aimerait pouvoir leur dire merci pour cette soirée inoubliable, on le pense seulement, mais très, très fort !

Un lieu magique, un public attentif et actif (je suis crevée, moâ aujourd'hui, mal aux mains, mal aux pieds), être avec des gens que l'on aime, une bonne ambiance, de la bonne musique, un groupe extra, des jeux de lumières magnifiques, du plaisir d'être là pour tout le monde…. Facile de passer une excellente soirée, en fait ! ;-)

15 juillet 2009

Envole-moi !

xxx mon homme 1.jpg"Fais comme l'oiseau
Ça vit d'air pur et d'eau fraîche,  un oiseau
D'un peu de chasse et de pêche, un oiseau
Mais jamais rien ne l'empêche, l'oiseau, d'aller plus haut"

"Des fois j'aimerais être un oiseau
Pour pouvoir cracher de plus haut
Voir les maisons et les campagnes
Et mieux leur tourner le dos"

Entre Michel Fugain et Raphaël

 
à mon homme, parce que parfois,
il est très grand !  ;-)

26 juin 2009

Le plus grand buzzzzzzzzzzzzz

Michael Jackson.jpg

"Rien n'est d'un seul bloc,
tout est mosaïque"
Honoré de Balzac

 Il n'est plus !

Il me fallait me joindre à la Toile pour participer à cet hommage.

Pour moi, c'était  des chansons : Billie Jean, Thriller, Bad, Beat it, We are the word... et tant d'autres, c'était aussi le moon-walk, une gestuelle, une chorégraphie impressionnante, des petits cris, les clips.

C'était aussi un homme fragile, hyper-sensible, atteint du syndrome de Peter Pan, ambigu,  mystérieux, qui n'acceptait pas de grandir, ni d'avoir la peau noire....

C'était un roi, un prince, c'était un homme. 

17 mars 2009

Salut l'artiste

bashung.jpg"On peut même avancer que c’est dans l’inhumanité
que se révèle le mieux la singularité de l’humain."
Axel Kahn

 

On me demande : pourquoi rien sur Alain Bashung décédé le 14 mars ?
Parce je ne suis jamais allée l’applaudir en concert, parce que je n’ai aucun disque de lui à la maison. Comme tout le monde, je l’ai écouté avec plaisir chanter Vertige de l’amour, Gaby, Ma petite entreprise, La nuit je mens, Osez Joséphine... et tant d'autres succès. Comme beaucoup j’ai été touchée par cet homme lors de la remise de ses victoires de la musique. Diminué mais tellement humble, reconnaissant. Un homme digne ! Comme il le constatait "cela réchauffe le cœur", oui, cela réchauffe le coeur de savoir que de tels êtres existent, et cela attriste tout le monde de les voir partir si jeune…

A l’opposé, on peut trouver, ce père de famille qui a enfermé sa propre fille dans sa cave. Sequestrée pendant plus de 20 ans, violée et qui a donné la vie à 7 enfants dans ces conditions.
….inhumanité… singularité de l’humain…
Là, cela glace le sang, on se sent un cœur de pierre, on ne peut pas appeler cela un être humain, c’est pas possible !

11 décembre 2008

Mais si c'est possible !

femme_a_la_guitare Braque.jpgLa bonne musique ne se trompe pas,
et va droit au fond de l'âme chercher le chagrin qui nous dévore
.
Stendhal

 

Jouer de la gratte à 4 mains :

http://videa.hu/videok/zene/mozart_5mb-eOzlQrcB1doKd27P

 

Femme à la guitare.
Georges Braque

02 décembre 2008

Ecoutez d'où vient ma joie...

alain souchon.jpg

 

«Elle danse la poussière
Elle danse la misère
Les vendeurs de shit
Qui trafiquent derrière
La voient, elle danse là-bas.»
  

Je ne regarde plus trop la TV, je cible quelques rares émissions.

Mais hier soir, je suis restée devant "Alain Souchon : le chanteur d'à côté".

 

J’avoue que dans un premier temps, j’ai eu peur ! Etait-ce une nécro, avais-je loupé une mauvaise nouvelle ?

Et puis non, en fait c'était plutôt un petit hommage rendu à l'occasion de la sortie de son nouvel Album "Ecoutez d'où ma peine vient".

Pour une fois c’était le portrait d'un poète vivant !

J’ai passé deux heures bien agréables. Une émission qui ferait presque aimer la TV, ça serait donc possible ?

Laurent Thessier a su donner la parole, Souchon, comme d'habitude, a su donner... et moi j’ai écouté, attentive…

Je ne connaissais pas son histoire… L’homme dépeint est angoissé, lucide, vrai (mais tout cela on le savait déjà !). Il a besoin d’être rassuré, d’être aimé (vraiment original !). Et pourtant, ses chansons touchent. Il semble proche, toujours dans l’air du temps. Le ton est juste, l’écriture originale et le bonhomme, par son humilité et son côté nonchalant est vraiment attachant.. Après avoir prétendu qu'il était "bidon", il continue en disant qu'il n'est qu’un amateur !!!

 

Laurent Voulzy, son complice, après avoir écouté Foule Sentimentale, alors qu’il n’a pas composé la musique, a dit «quand j'ai entendu cette chanson, j'ai été fier pour moi aussi », c’est exactement cela, moi aussi je suis fière, pour moi, de pouvoir écouter et découvrir un nouvel album d'Alain Souchon !

 

http://www.alainsouchon.net

22 novembre 2008

Un mercredi soir sur la terre... lyonnaise

cabrel.jpg

"Ce qui ressemble au hasard
Souvent est un rendez vous".
Francis Cabrel

 

 

 

 

 

C’est la première fois que je vais en concert et que tout le monde est assis, bien sagement, pas de fosse, personne debout, devant. Dans un premier temps, cela m’a quelque peu déçue, mon premier concert de «vieux» ai-je pensé, preuve que le temps passe. J’ai songé à tous les concerts faits cet été, le punch, les guitares qui déchirent, les mecs qui crient, les nanas qui hurlent, les chanteurs qui se jettent dans la foule, le public qui monte sur la scène, les Cali, Déportivo, CF, Luke, BB Brunes, et j’aime bien cette ambiance là, quand ça bouge, quand ça vit…

Là, rien de tout cela. Beaucoup de couples, peu de très jeunes gens.
Et puis il est arrivé avec ses musiciens, ponctuel, et a entonné sa première chanson…
Je n’étais jamais allée en concert applaudir Francis Cabrel....

On a l’impression que cet homme profite de la vie sereinement, qu’il ne part pas dans tous les sens, qu’il se fout d’être décalé…
J’avoue que c’est un peu mou à mon goût, mais tout de même quel plaisir de l’entendre chanter. J’aime la poésie et la douceur de cet homme.
La mise en lumière était remarquable, avec des projos qui montaient, d’autres qui descendaient, vraiment magnifique.

Et puis un grand frisson pour la Corrida, toute la scène devient alors rouge sang. Et que dire de l’accordéoniste qui nous a littéralement entraînés dans le tourbillon de sa musique. Il serait plus juste de parler de plein de frissons parce que ces textes touchent par leur sensibilité, par leur tendresse...

Heureusement qu'il y a eu une fin un peu plus "rock". Sur l'invitation d'un musicien, la foule s'est alors précipitée autour de la scène pour finir ce concert tous ensemble !

Qu’il était agréable ce moment de magie hors du temps.
On aurait envie que "ça continue encore et encore" et se dire que "C'est que le début d'accord, d'accord"...

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