26 octobre 2009

Encore quelques bouquins....

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"Ça ne sert à rien de nommer les choses.
La difficulté provient du fait que l’autre,
on finit par ne plus le voir
parce qu’on cesse de l’inventer.
Avec le temps, faut croire,
on n’a plus les mêmes yeux
ou alors juste ceux de ton docteur des généralités."

André Bucher

 

Mes dernières lectures :

« Je suis né un jour bleu » de Daniel Tammet. Cet homme est quelqu’un de "différent"…. Il est atteint du syndrome d’Asperger (forme particulière d’autisme). Il est surprenant, étonnant et terriblement attachant. Il parle de lui, de son enfance, de sa vie. J’ai hâte de le retrouver dans le suivant : « Embrasser le ciel immense ».  Je referai alors certainement un article que pour cet homme hors du commun !

« Le fait du prince" de Nothomb. L’avant-dernier de la miss. Je sais, on la critique beaucoup, moi, j’aime cette écriture, cette nana… Mais, là, j’avoue, avoir lu très rapidement, un bouquin d’une platitude désespérante. Pourquoi publié des livres si vides de sens ? Grande déception !

Stephane Audeguy, après le libertinage du « Fils unique », il m’a fallu revenir à cet écrivain. J’ai donc employé "La Théorie des nuages" comme viatique !
Que la plume de ce prof - Enseignant l'histoire du cinéma et des des arts, agrégé de lettres modernes - est agréable ! Avoir la tête dans les nuages et suivre celui qui a levé les yeux au ciel, celui qui a donné des noms aux nuages, celui qui a parcouru le monde, celui qui s’y est perdu… joli voyage…

Découverte de l’écriture d’André Bucher. « Le cabaret des oiseaux » m’a bien plu. L’histoire de ce garçon traumatisé, qui va mener sa barque. Des personnages forts, tendres ou violents. J’avoue ne pas trop savoir comment se termine ce livre ? Où est Maryse ? Pourquoi ?

23 mars 2009

Vous reprendrez bien quelques livres ?

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« Toute littérature est assaut contre la frontière »
Franz Kafka

 

 

 

 

 

 

 

Alors entre deux séances de jardinage, j’ai lu......

 

Pour réfléchir un peu j’ai commencé par  La philo des paresseuses de Sophie Brusset-Gervasi , dans ma période de questionnement j’ai pris beaucoup de plaisir à redécouvrir certaines pensées même si je n’ai pas trouvé les réponses, la route est longue, c’est peut-être mieux ainsi.

 

Dans un moment de grand ménage, je suis tombée sur L’île des gauchers j'avais un bon souvenir de cette lecture lointaine. J’ai refait le voyage avec Alexandre Jardin, léger, marrant, cela détend bien.

 

Puis j’ai dévoré le dernier de Philippe Besson, La trahison de Thomas Spencer Ça y est c’est fait ! Je redoutais un peu l’instant, j'avais peur d'être déçue... Et puis non, dans le fond, j’ai toujours beaucoup de plaisir à le lire. Il écrit si bien sur l’amitié, l’amour, l’admiration, les hommes, les femmes… Ce fut un moment bien agréable. Il faut dire que de l’avoir rencontré récemment m’a redonné envie d’être avec lui, encore…. (ci-contre sa photo !)

 

Et là, je viens d’achever la lecture du sulfureux Zones humides de Charlotte Roche… Livre qui paraît-il se vend comme des petits pains, mais dont on ne parle pas. Franchement, tout ça pour ça ! Une nana qui n'est pas adepte de l’hygiène (c’est le moins que l’on puisse dire) mais  qui aime bouffer ses sécrétions (toutes et plus car affinités…). Elle adore aussi se faire sodomiser et raconte, ici, son séjour à l’hôpital pour une intervention  chirurgicale à l’anus… et en plus, elle a ses règles (ben oui, c’est plus marrant d’avoir deux bouchons pour le prix d’un !)….. Vous l’aurez compris on n’en sort pas… Il paraît que c’est tout l’attrait du bouquin. Effectivement, ce n’est pas l’écriture, ça c’est clair ! Pas déplaisant, pas choquant (Sade m’avait beaucoup plus tourmentée), étonnant, pas marquant, pas excitant (non plus), pas nécessaire, bref, bofff…J’ai bien aimé la fin peut-être pour ce possible avec Robin ! ;-) 

16 février 2009

Entre rêves et réalité

William_Blake,_Hecate.jpg"Il leur manquait l’intelligence du cœur,
cette curiosité passionnée qui pousse l’être jeune
à découvrir la face cachée du monde,
l’ivresse et la poésie du jour."

Fabienne Verdier

 

 

 

 

Oups, je me suis perdue dans Garden of Love

Claudie Gallay s’est glissée  avec trois de ses bouquins au cours de cette lecture. Du coup, je me suis égarée dans le labyrinthe méticuleusement construit par Marcus Malte.

J’aime l’écriture de cet homme, je l’ai déjà dit (un peu ici et puis un peu )….

Il m’a donc fallu y revenir, reprendre ces voies sans issues, ces chemins de traverse, me perdre, me sentir destabilisée, avoir l’impression de redescendre au charbon, de replonger dans la schizophrénie. Cela mêlé à ce désir de comprendre, de trouver le fil d’Ariane.… Et j’ai pris beaucoup de plaisir à décortiquer, à faire la part des choses comme le dit le personnage, entre la réalité, le mensonge, le délire. Tout cela magnifiquement bien orchestré et porté par cette écriture intuitive.

Troublant et fascinant !

La construction est complexe, l’intrigue bien menée.

Marcus Malte sait magnifiquement bien jouer sur la « complexité fascinante des hommes ! »

 

Et puis auparavant sur les conseils de Nicolas et de Lavikiva, j'ai fait un petit voyage en Chine avec Fabienne Verdier dans Passagère du Silence.

Alors là, c’est le contraire, pas de dédoublement, mais le témoignage d’une femme - rien qu’une femme.... Mais quelle femme !

Elle évoque son histoire, son vécu.. sa réalité !

Fabienne Verdier impressionne par  sa force de caractère, sa volonté…

Elle se donne corps et âme (et là ce n'est pas un euphémisme !) pour accomplir sa mission :  apprendre la calligraphie… Quel chemin parcouru, malgré toutes les embûches. Et puis le but atteint, l’impression d'avoir fait ce pour quoi elle était faite. Cette façon d'entrer en art comme on entre en religion.  Je ne suis pas croyante, mais il y a tout de même des gens que l'on ne peut qu'admirer et respecter !

J'ai adoré sa quête du passé et ce devoir de préservation. Ne pas oublier nos racines, nos cultures. Je suis particulièrement sensible à la philosophie, à la poésie de Fabienne Verdier.

J’ai beaucoup aimé la rencontre avec cette femme d’exception.

et "Hecate" de William Blake.

05 février 2009

Un déferlement tout en douceur....

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"Il est des êtres dont c'est le destin de se croiser.
Où qu'ils soient. Où qu'ils aillent. Un jour ils se rencontrent.
On est de ceux-là."

Claudie Gallay - Seule Venise 

 

  

 

J’aime bien les défis…. Lire dans l’urgence... Ne plus laisser de place à la procrastination !

 

Claudie Gallay est invitée par une bibliothèque qui lui décerne "le Prix des Lecteurs" pour son dernier livre « Les Déferlantes ».

Je ne la connais pas, j’ai 15 jours pour découvrir son écriture.

Alors je me lance dans « Les années cerise », « Dans l’or du temps », « Seule Venise » et  « Les Déferlantes ».

 

En premier, ce sont les yeux sur les couvertures, puis les mains sur les livres, les yeux reprennent la main... et parcourent les pages. Cela vient petit à petit, comme une chanson douce, je suis envahie par ses mots, ses émotions, ces êtres qui n'existent pas et qui sont pourtant si vrais…

 

Je suis touchée par l'histoire de ce petit garçon à qui il manque trois ans, sa complicité avec son grand-père et sa maison au bord de la falaise…

J’ai  beaucoup de plaisir à écouter Alice raconter les Hopis, cette vieille femme est fascinante…

Puis je me suis posée quelques jours dans cette pension de famille à Venise. Conquise par ses pensionnaires, cette danseuse, ce prince russe et puis aussi cet énigmatique libraire….

Le mystère du phare n’est peut-être pas le livre que j’ai préféré. Je l'ai pourtant lu en un week-end, et j’ai l’impression d’avoir fait de belles rencontres. Un moment, je suis sortie de chez moi et j’ai regardé le ciel, surprise par le silence et étonnée de ne pas percevoir le vent salé sur ma peau... Je pensais être ailleurs…..

La liste serait encore longue de tout ce qui m’a plu, en fait…

 

Ce n’est peut-être pas de la grande littérature, c’est une écriture fine, tendre, de l’attention, de l’intime, à petites touches… une ambiance, une atmosphère…  

Ses personnages sont souvent cabossés par la vie, ils se cherchent, tentent d'avancer malgré tout, donnent, prennent, se protègent, se découvrent, partagent, écoutent, repoussent, sont...

 

Je me suis attachée à ces gens. Et je suis allée à la rencontre de celle qui leur avait donné vie.

J'avais l'impression de les sentir de mon côté alors qu'ils ne vivaient que par elle.

 

Soirée très agréable. Cette femme est douce, sensible et attentive. Elle donne beaucoup d'importance au temps et à la nécessité d'aller "gratter". Elle semblait surprise du succès de son livre. (+ de 185 000 vendus alors qu'elle en espérait 10 000 !)

"Ma vie n'est intéressante que parce qu'elle passe par l'écriture".

 

Claudie Gallay est une bien charmante personne ! ;-)

03 janvier 2009

Hommes, Femmes - Comment ça marche ?

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"Nos comportements et notre personnalité sont expliqués à 50 % par nos gènes

 40 % par l’influence des pairs
et enfin 10 % seulement par l’influence de l’environnement parental."

 

 

Babelio jouait le Père Noël en proposant un livre contre une critique. Pour finir l’année et débuter la nouvelle dans de bonnes dispositions, je me suis lancée dans la lecture de :


Hommes, Femmes : comment ça marche ?
De Serge Ciccotti - 150 expériences de psychologies.

Editeur Dunod

J’avais fait le choix de ce livre en pensant tester les hommes de mon entourage et vérifier si je réagissais bien comme il faut !
En fait, les expériences sont déjà faites, et leurs résultats sont parfois surprenants.

En effet, il est étonnant de constater que nous agissons encore comme au temps de la Préhistoire…

Vous savez, il fut un temps où l’homme n’était qu’un sauvage. Un explorateur qui partait à la guerre et à la chasse, sa main était adaptée aux armes. La vision était le seul sens qui était plus développé chez lui que chez sa compagne. Il était fort, courageux, capable de détecter rapidement la colère chez l’ennemi potentiel. Plus apte à se battre, il prenait plus de risques. Il devait « reconnaître rapidement la réceptivité d’une femme afin de maximiser les occasions d’accouplement ». …

La femme, quant à elle, était plus attentive aux autres, utilisait plus le « langage », tentait de persuader. Elle devait trouver le « meilleur » mâle pour avoir de beaux enfants, plus forts, plus résistants. Elle s’occupait de sa famille, devait être prudente et ne pas prendre trop de risques pour protéger sa progéniture…

Le temps passe mais tout cela reste bien ancré dans nos gènes.

De nos jours, imaginons la rencontre de Monsieur et de Madame. Cette dernière est en période d’ovulation, cela facilitera la chose. Elle aura ainsi un comportement, une tenue plus avenante, et Monsieur aura perçu que c’est plutôt un bon jour ! Il l’invitera peut-être au restaurant….
Monsieur mangera pour se nourrir, mais pour Madame, la notion de plaisir sera primordiale…
Les yeux des deux partenaires cibleront alors ce qu’il est important de vérifier pour être assuré d’avoir fait le bon choix. Si c’est juste pour une nuit ou une relation extra-conjugale, Madame préférera une forme de visage différente que si c’est pour une relation durable. Tous les sens seront en éveil, et feront réagir des régions différentes du cerveau chez l’un et chez l’autre. Celle-ci veillera à ne pas trop parler, sa voix pourrait fatiguer Monsieur. Elle devra rire de ses blagues, mais si elle veut vraiment partager la couche de cet homme, elle s’abstiendra de faire trop d’humour…

Ensuite, elle pourra très bien l'inviter à monter dans sa voiture. Il lui faudra reconnaître qu’elle n’a pas une conduite plus dangereuse que lui. Elle lui prouvera qu’elle peut regarder la route et pas seulement les genoux ou le décolleté de son passager. Lui montrera que la pulpeuse autostoppeuse sur le bord de l’autoroute n’a aucun effet sur elle ou alors juste un peu de jalousie… Pourtant la solidarité féminine a bien été démontrée, et Madame aurait plus tendance à faire confiance que Monsieur… quoique là, ce n’est plus trop une histoire de confiance (en plus elle est en période d’ovulation, alors !) Il verra qu’elle n’est pas plus bavarde que lui, même si effectivement les sujets de conversation sont bien différents. Elle n’aura peut-être pas envie de parler de voiture, de sport ou de la Bourse…
Monsieur se montrera plus pressant pour avoir une relation sexuelle.

Peut-être feront-ils l’amour, se marieront-ils et auront-ils beaucoup d’enfants.
Le père sera alors rassuré quand il entendra « c’est tout le portrait de son père »
Mariée, Madame, vivra plus longtemps. Cependant, elle ne devra pas faiblir car les relations sexuelles « entretiennent » les hommes et les gardent en meilleure santé. Ce qui n’a pas été vérifié chez les femmes. Mais pour éviter le cancer de la prostate Monsieur devra toujours (en plus) se masturber !
Tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes me direz-vous. Et bien non, il faut savoir que l’amour ne dure que 3 ans ! C’est un fait.

Il est possible qu'ils envisagent la séparation.....
Madame pleurera parce qu'elle souffrira mais aussi pour le faire réagir car il ne perçoit pas aussi facilement les émotions, ces dernières impliquant plus de zones cérébrales chez elle.
Elle ressassera plus longtemps, ou plus souvent, les mauvais souvenirs… Pourtant, elle se remettra mieux et plus rapidement de la rupture que Monsieur. Il restera plus susceptible de se suicider car sa détresse et sa dépression dureront plus longtemps.

J’entends certains me taxer encore de mauvaise foi !!!
Cette fois-ci, je veux bien le reconnaître. Mais comme il est écrit page 58 et je cite :
« Les filles sont-elles de mauvaise foi ?
La réponse est oui ! Mais… c’est pour la bonne cause.»

Vous l’aurez compris, ce genre de lecture donne de bons sujets de conversation lors de repas entre amis ou en famille. C’est un livre distrayant, enrichissant et teinté d’humour…

26 décembre 2008

Passer la porte sans oublier les chiens...

 jambes 26.jpg

"Le téléphone sonnait toujours. Elle finit par entrer dans la chambre
et s'approcha de l'appareil avec la faiblesse de ceux
qui savent que le malheur est sur eux"
Laurent Gaudé

 

Voilà Noël est passé, il faut préparer le jour de l’An…
J’ai tout de même pris le temps de lire un peu.

Après L’échelle de Glasgow, il m’a fallu replonger dans l’écriture de Marcus Malte sans passer par le plus primé de ses bouquins Eden Of Love (je le réserve pour plus tard).

J’ai donc aimé :
La part des chiens : dans lequel l’onirique côtoie le scabreux. La vie, l’amour, la mort… tout est si intimement lié…
Carnage, constellation : Cesaria est un personnage très touchant, on l’imaginerait facilement sorti d’un film d’Almodovar… C’est encore à l’amour, à la vie à la mort !
Deux romans noirs mais non dénués de poésie.

Puis il était en souffrance depuis trop longtemps (au moins 15 jours !) sur ma table de nuit… Impossible de résister plus longtemps au dernier Laurent Gaudé, La porte des enfers.
Je viens de tourner la dernière page. J’avoue qu’il m’est difficile d’en parler là, à chaud… Ce livre m’a parlé de ma Maman, de mes grands-parents italiens morts dans le tremblement de terre du Frioul, de moi en tant que mère, de moi en tant que non-croyante, de la perte et de la douleur…
La construction est assez étonnante, plusieurs voix se mêlent, se répondent. On se demande comment l’auteur va recoller les morceaux tout en étant crédible. Et comme d’hab il y réussit sans mal ! Il est vraiment extra cet homme-là ! Le fantastique ne lui va pas mal dans le fond, même si ce roman, pour moi, ne détrône pas La mort du roi Tsongor

Voilà donc deux plumes masculines bien différentes, mais particulièrement plaisantes.

Bonnes lectures… ;-)

13 novembre 2008

J'ai lu...

marcus Malte.jpg« Faut pas bouger une oreille

Toutes sortes de chiens nous surveillent

Pas un geste, une esquisse

Sinon on tourne la vis

Nous on n’a rien à gagner

Mais on ne peut plus perdre puisque c’est déjà fait. »

Gagnant Perdant - Noir Désir

 

 

 

Oui, je sais, je délaisse un peu mon blog en ce moment !

Je vais revenir !

Trop de choses à faire….

 

Il  me faut pourtant parler de mes dernières lectures :

 

Mon fils devait lire L’Echelle de Glasgow de Marcus Malte, pour l’école (section jeunesse). J’aime bien partager ses lectures. Là, il nous a été difficile d’en parler à  chaud. L’histoire de ce père qui raconte une histoire à son fils pour lui donner envie de se battre est vraiment touchante. Lecture émouvante. Il me faut maintenant découvrir de cet auteur Garden of Love qui a été très primé…

Mon autre fils devait lire Hernani. Je l’ai donc relu un après-midi, cela faisait bien longtemps que je ne m’étais pas replongée dans du Victor Hugo, plutôt agréable…  L'amour pour et de Dona Sol et les questions d'honneur : Quoi qu'il puisse advenir. "Quand tu voudras, seigneur, quel que soit le lieu, l'heure. S'il te passe à l'esprit qu'il est temps que je meure, viens, sonne de de cor, et ne prends d'autres soins." Tout sera fait ! Lecture culturelle !

Enfin pour moi, juste pour le plaisir, j’ai lu le dernier Philippe Besson, Un homme accidentel... tout arrive ! Voilà c’est fait PPR et Silence ! Sympa, mais il n’égale pas  En l’absence des hommes qui est, pour moi,  toujours loin devant ! Et puis pourquoi Hollywood et Los Angeles ? Philippe Besson décrit remarquablement bien la passion, ici entre deux hommes....

J’ai aussi dévoré le dernier Dominique Mainard : Pour vous. l’histoire prenante d'une créatrice et gérante d'une agence où tout est possible, tout est monnayable.... C'est très contemporain, mais je n’ai pas trouvé la poésie, la magie de Je voudrais tant que tu te souviennes

Tout de même, passer quelques heures avec les plumes de Philippe Besson et Dominique Mainard est toujours un réel bonheur. Lectures plaisir

J’ai découvert Sophie Avon – La Bibliothécaire. Alors là, j’avoue avoir été surprise par ce petit bouquin pris au hasard. Le hasard,  même s’il n’existe pas, fait bien les choses parfois ! ;-). Tout commence parce qu'un jeune prof utilise son portable dans une bibliothéque, c'est interdit, aussi la bibliothécaire le lui confisque. C'est le début d'une guerre sans merci. Cet homme et cette femme jouent au chat à la souris... ou plutôt en fait, au.....

Je me demande si ses autres livres me surprendront de la sorte. Lecture Etonnante !

Ce soir je termine le dernier Vargas, Lecture angoissante ?

 

Voilà donc quelques nouvelles, et vous, vous lisez quoi en ce moment ?

 

24 octobre 2008

Trop tard... demain peut-être !

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"C'est peut-être ça, être vivant :
traquer des instants qui meurent"

... Je crois qu'il y a une seule chose à faire : trouver la tâche pour laquelle nous sommes nés et l'accomplir du mieux que nous pouvons, de toutes nos forces, sans chercher midi à quatorze heures et sans croire qu'il y a du divin dans notre nature animale. C'est comme ça seulement que nous aurons le sentiment d'être en train de faire quelques chose de constructif au moment où la mort nous prendra. La liberté, la décision, la volonté, tout ça : ce sont des chimères. Nous croyons que nous pouvons faire du miel sans partager le destin des abeilles : mais nous aussi, nous ne sommes que de pauvres abeilles vouées à accomplir leur tâche puis à mourir." p 255

« Je n'aime pas être visible »

Muriel Barbery (photo ci-contre)

Pourquoi les hommes ont-ils tant besoin de dormir,
pourquoi les femmes ont-elles tant besoin de verbaliser
.

Hier mon homme était de sortie avec ses collègues…

J’ai donc passé ma soirée toute seule, avec mon ordi. Non en fait, même pas. J’ai regardé Envoyé Spécial puis je suis allée lire, j’ai fini l’Elégance du Hérisson de Muriel Barbery. J’ai beaucoup aimé ce livre qui a eu un franc succès. Je voyais la fin prochaine et me demandais comment terminer cette histoire en espérant que la fin serait à la hauteur, et ce fut le cas ! Mais tout de même….
Je m’interrogeai sur ce que nous percevons des gens, sur ce qu’ils nous laissent percevoir… Cette femme cachant sa vraie nature, pour ne pas « déranger » et rester fidèle à ce que pensent les autres, qui du reste ne se posent pas trop de questions pourtant certains ne passent pas à côté, heureusement ! Et puis l’importance de certaines rencontres qui changent le cours d’une vie… De quoi réfléchir donc. J’avais déjà lu Une gourmandise, l’histoire de ce critique gastronomique était étonnante et complètement différente ! Je viens de découvrir que cette écrivaine est agrégée de philo, d’où toutes ses réflexions couchées sur le papier.
Donc je venais de tourner la dernière page, il était minuit et demie quand j’ai entendu mon homme entrer à pas feutrés, dans le noir. Il pensait que je dormais, non, je l’attendais et je pensais…. Ne connaissant pas de concierge, je me disais que dans mon entourage il y avait peut-être une Renée ou une Paloma… qu’il me fallait la trouver...
J’ai accueilli mon homme, en lui demandant si tout allait bien, il m’a confirmé avoir bien mangé et passé une agréable soirée… Puis s’est couché à côté de moi, j’avais envie de lui parler de ma journée, du courrier reçu, de mon entretien passé le matin pour un nouveau boulot, de la fierté de mon fiston qui avait eu une bonne note, de la rencontre parents/profs à laquelle j’avais participé, je voulais évoquer le livre touchant que je venais de terminer, et puis aussi cette émission de TV qui m’avait fait passer des larmes à la trouille.. Par quoi commencer ?
Et puis non, je me suis rapidement rendue compte que j’avais été devancée par Morphée, qui me l’avait chippé en ¼ d’heure, top chrono…. 

10 octobre 2008

Nobel français de littérature !

Le Clézio.jpg

Je n’ai un souvenir que très vague de l’écriture de
Jean-Marie Gustave Le Clézio.

Je l’ai un peu lu, lorsque j’étais plus jeune, mais il y a bien trop longtemps et bien trop peu. Je suis donc contente pour ce prix qui semble bien mérité. Il va me booster pour me replonger dans ses livres !

 

L'Académie suédoise a expliqué, dans son communiqué, avoir fait le choix d'un "écrivain de la rupture, de l'aventure  poétique et de l'extase sensuelle, l'explorateur d'une humanité au-delà et  en-dessous de la civilisation régnante". 

Et cela a tout pour me plaire.

 

 

Et puis en cherchant en peu sur le Net, j’ai trouvé quelques citations qui me parlent bien :  

 

"Ecrire, c'est surtout essayer de survivre."

 

"Ecrire, c'est pas seulement être sur sa table et se livrer à soi-même, c'est aussi écouter le bruit du monde",

"Et quand on est dans cette position d'écrivain, on perçoit mieux ce bruit du monde".

 

"Mon message, c'est très clair: c'est qu'il faut continuer à lire des romans, parce que je crois que le roman est un très bon moyen d'interroger le monde réel (...) S'il y a un message que je dois livrer,
c'est celui-là, poser des questions".

 

"la culture française est une culture de métissage, la langue française est une langue totalement métisse".

"C'est ça qui est merveilleux dans la culture française, c'est ce lieu de rencontres",

 

Jean-Marie Gustave le Clézio

08 septembre 2008

Quelques livres...

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"Lire est le propre de l'homme".

Madeleine Chapsal

 

"Toute littérature est assaut contre la frontière".

Franz Kafka

 

 

 

 

 

 

J’ai tout de même lu pendant mes vacances :

 

Anges Déchus - Gunnar Staalesen 
Un auteur : M. Staalesen
Un genre : policier
Un pays : la Norvège,
Un enquêteur :  Varg Veum
Un très bon moment avec cette histoire aux multiples rebondissements.

Le monologue du vagin -  Eve Ensler

Je n’ai pas eu l’occasion d’aller écouter ce texte au théâtre, alors il m’a fallu lire ce bouquin. Ce que j’ai fait rapidement en attendant le Ferry. On n’apprend rien, mais ces différents regards de femmes sont très intéressants.

 

Une relation dangereuse - Douglas Kennedy

Le 1er bouquin que je lis de cet auteur à succès. Ce n’est peut-être pas le meilleur ! Bouquin de plage très plaisant, écriture agréable,  mais bon…  

 

Affûts - Charles Juliet

Recueil de poèmes de 1979. Tout y est déjà. Tous ses livres sont un peu les mêmes, en fait…

 

Guide vert et guide du routard… de fidèles compagnons toujours de bons conseils…

 

L’empire de la honte - Jean Ziegler

Encore un livre qui s’est imposé. Un bouquin tout moche au bord d’une route, et tac, extra !

En fait, j’étais en train de me dire que si le paradis existait, il serait peut-être comme cette île de beauté, baignée par ces eaux claires.  Et Jean Ziegler m’a rappelé à l’ordre. Le paradis n’existe pas, ni sur cette terre, ni dans ces eaux ! Car dans ce bas monde les armes de destruction massives sont à l’œuvre : la dette et la faim… trop d’hommes crèvent comme des chiens… Bref, ce bouquin coup de poing m’a sorti de mon nombrilisme… Je l’ai mis de côté, mais il m’est particulièrement précieux pourtant dans un état pitoyable. Il ne faut pas oublier, et puis il faut retrousser ses manches !

 

Contes à guérir, contes à grandir - Jacques Salomé.

En cours…. Pas tous terribles….

 

 Et mon petit préféré du moment :  

 

Le fils unique - Stéphane Audeguy.

Rencontre fortuite. On rend ce livre à une collègue, et comme d’hab, je lui demande : tu me le prêtes, je te le rends la semaine prochaine… Elle me dit alors que ce sont les mémoires fictives du frère aîné réel de J.-J. Rousseau. Les romans historiques, en principe ce n’est pas trop mon truc. Donc Le sujet ne me plaît guère et je regrette déjà d’être partie au quart de tour ! Le soir je débute la lecture, j’ai une semaine,  et je me prends au jeu !  J’ai adoré l’écriture de cet écrivain ! Je me suis régalée  en découvrant l’histoire (imaginée..) de ce libertin, ses aventures rocambolesques, ses amours, ses rencontres... à la Bastille, il deviendra le pote de Sade, etc.…

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