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grand-mère

  • Tu es là....

    grand-mère, marguerite

    "Une petite cantate
    Du bout des doigts
    Obsédante et maladroite
    Monte vers toi
    Une petite cantate
    Que nous jouions autrefois
    Seule, je la joue, maladroite
    Si, mi, la, ré, sol, do, fa"

    Barbara

    Nouvelle consigne des Impromptus littéraires"Une heure avant de mourir"

    Que suscite en vous cette phrase?...

    A Marguerite, ma grand-mère….

     Une heure avant de mourir,

    Tu étais belle,

    Tu l’attendais depuis si longtemps,

    Tu semblais sereine.

    Tu disais que tu avais eu une belle vie

    Et que cela suffisait maintenant,

    Que tu en avais assez,

    Que 100 ans c’était trop vieux !

    Que tu n’en pouvais plus d’attendre.

    Puis, tu n’as plus parlé,

    Tu m’avais tout dit,

    De toute façon, nous n’avons jamais eu besoin de mots
    pour nous comprendre….

    Tu réagissais à ma voix,

    A mes mains sur ta peau,

    Tu respirais fort,

    Ton visage semblait reposé,

    Tu semblais lâcher prise tout doucement.

    Tu m’as laissée rentrer chez moi,

    On m’a appelée pour me dire que tu n’étais plus.

    Je suis venue,

    Je n’ai pas aimé la rigidité de ton corps,

    La froideur de ta peau…

    Je t’ai coiffée,

    Je t’ai embrassée,

    Puis il m’a fallu te laisser partir…

    Pas si loin que ça,

    Puisque tu es toujours là !

  • Et la tendresse, bordel....

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    "Le bonheur, c'est quand le temps s'arrête". 
     Gilbert Cesbron

     

     

     

     

    Marguerite

     

    La semaine dernière ma grand-mère a fêté ses 98 ans !

    Elle va plutôt bien, a fait le deuil de ses jambes, mais a encore bon œil, bon coup de fourchette. Souvent quand j’arrive elle est assoupie, je lui caresse une main et lui murmure quelques mots. Alors ses yeux s’illuminent, elle me fait toujours un sourire qui fait le tour de son visage.

    Ma grand-mère est très belle !

    Elle a de petits yeux vifs, elle est encore gourmande et coquine.
    Quand elle montre des photos d’elle, jeune, tout le monde pense que c’est moi, il parait que nous nous ressemblons...

    Parfois, elle se "déconnecte", s’invente alors une vie palpitante, prétend être partie quelques jours avec le directeur de la maison de retraite, avoir un chien, ou des chevaux… Elle a l’air heureuse. D’autres fois par contre, elle n’a pas le moral, elle me demande de ne plus aller la voir, dit que c’est trop long, qu’il faudrait qu’elle parte maintenant. Elle reconnaît avoir eu une belle vie, malgré tous les coups durs… mais elle n’attend plus rien !

    Tout à l’heure à la maison de retraite, une chanteuse est venue avec sa guitare et du coup, main dans la main j’ai chanté avec ma grand-mère !  Il y avait ce texte magnifique que j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver. La version originale est celle de Marie Laforet, par contre dans cette version, celle de Bourvil, un couplet est rajouté :

     
    « On peut vivre sans richesse

    Presque sans le sou

    Des seigneurs et des princesses

    Y'en a plus beaucoup

    Mais vivre sans tendresse

    On ne le pourrait pas

    Non, non, non, non

    On ne le pourrait pas


    On peut vivre sans la gloire

    Qui ne prouve rien

    Etre inconnu dans l'histoire

    Et s'en trouver bien

    Mais vivre sans tendresse

    Il n'en est pas question

    Non, non, non, non

    Il n'en est pas question


    Quelle douce faiblesse

    Quel joli sentiment

    Ce besoin de tendresse

    Qui nous vient en naissant

    Vraiment, vraiment, vraiment

    Quand la vie impitoyable

    Vous tombe dessus

    On n'est plus qu'un pauvre diable

    Broyé et déçu

    Alors sans la tendresse

    D'un cœur qui nous soutient

    Non, non, non, non

    On n'irait pas plus loin

    …. »


    La Tendresse de Noël Roux / Hubert Giraud - 1963 (
     Version modifiée chantée par Bourvil)
    http://www.dailymotion.com/video/x32t0m_bourvil-la-tendresse_music 

     

    En echo, viendrait alors le texte de Daniel Guichard

     

    « La tendresse
    C'est quelquefois ne plus s'aimer mais être heureux
    De se trouver à nouveau deux
    C'est refaire pour quelques instants un monde en bleu
    Avec le cœur au bord des yeux
    La tendresse, la tendresse, la tendresse,
    La tendresse.

    La tendresse
    C'est quand on peut se pardonner sans réfléchir
    Sans un regret sans rien se dire
    C'est quand on veut se séparer sans se maudire
    Sans rien casser, sans rien détruire
    La tendresse, la tendresse, la tendresse,
    La tendresse. »

     
    http://fr.youtube.com/watch?v=ma8035ETDxs

    Paroles: Daniel Guichard, Jacques Ferrière. Musique: Patricia Carli - 1972