23 septembre 2009
Atelier d'écriture - "fallait bien que ça arrive"
"Rien ne me plaît davantage, quant à moi,
que vous me teniez en laisse pour me guider -
pourvu que la laisse ait une bonne longueur".
Lettre ouverte à Freud de Lou Salomé.
La nouvelle consigne des impromptus littéraires est : contez-nous : un évènement, de la manière qui vous plaira tant que votre écrit - prose ou poésie - contient les mots suivants (dans cet ordre) : fallait bien que ça arrive.
J'aimais ton regard
Je me blottissais dans tes bras
J'adorais l'enlacement de nos corps
…il fallait bien que nous le vivions !
Tu disais que tu n'avais jamais aimé ainsi
Tu prétendais que rien ne changerait
Tu paraissais pourtant sincère
… il fallait bien que nous avancions !
Il faisait si beau
Il me semble que le soleil brillait toujours
Il fait si froid maintenant
… il fallait bien que les saisons changent !
Nous étions si heureux
Nous voulions refaire le monde
Nous nous aimions
… Il fallait bien que ça cesse !
Vous ne pouvez pas comprendre
Vous pensiez que ça ne durerait pas
Vous n'aviez pas tort
… Il fallait bien que ça arrive !
Ils m'assurent que ça passera
Ils pensent que je renaîtrai
Ils prétendent que je suis encore belle
… Il fallait bien qu'ils disent quelque chose !
22:10 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : lou salomé
16 septembre 2009
Atelier d'écriture - "caresses de doigts effilés"
"L’art d’aimer ?
C’est savoir joindre à un tempérament de vampire
la discrétion d’une anémone."
Cioran
La nouvelle consigne des Impromptus littéraires :
écrivez une histoire avec le ton, le style, le genre que vous voudrez, mais elle devra impérativement commencer par cet incipit : "Ses doigts effilés aux ongles soignés caressaient ..."
Ses doigts effilés aux ongles soignés caressaient sa peau.
Ils débutèrent par le front, chaud….
Effleurèrent ses lèvres gourmandes,
glissèrent sur le menton,
coulèrent dans le cou,
se posèrent entre les seins.
Là, ils déclenchèrent un frisson…
Il eut un temps d’hésitation
puis ils reprirent leur pérégrination
et se fixèrent sur le cœur.
D’un coup d’ongle, le fendirent en deux
« Tu m’as aimé, jamais plus tu ne m’oublieras »
Dit-il en riant ténébreusement…
Au réveil, elle se sentit morcelée
C’était comme si deux cœurs battaient en elle,
Elle put alors aimer moins fort…. mais deux fois plus…
23:12 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : cioran
11 février 2009
Nicolas propose, je dispose...
"La solitude est un jardin où l'âme se dessèche,
les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum."
Marc Levy - Et si c'était vrai
Une consigne sympathique proposée par Nicolas, ici : « Ecris ta propre vision de l’histoire, dans le contexte d’une révélation, d’une illusion et d’une connexion avec un monde fictif. »
Je m’y colle et vous, vous, vous y risquerez-vous ?
Bizarre…
Elle se trouvait tout de même bizarre. Alors que les échanges se faisaient sans contact, pourquoi, avait-elle encore besoin, elle, de sentir d’autres peaux ?
Pourquoi ne se satisfaisait-elle pas comme toutes les autres ?
Pourquoi prendre de tels risques ?
Elle n’avait jamais trouvé la réponse. Trop contente de glaner encore quelques hommes qui n’avaient jamais fait cela «comme ça» et qui se laissaient tenter par cette fantaisie. Certains la recherchaient, mais elle savait bien qu’ils seraient rattrapés par l’asepsie, le froid, le vide … Le virtuel reprenait ses droits, envahissant, « clean », plus palpitant et tellement rassurant.
Elle coupa quelques feuilles de menthe fraîche d’un jeune pied qu’elle cachait jalousement. Elle aimait l’odeur authentique sur ses mains. Elle jeta les feuilles dans l’eau frémissante, caressa sa peluche en pensant que ça devait être drôlement bien un vrai chat…
- Non, je ne suis pas faite pour ce monde, dit-elle en se shootant d’images irréelles…
Elle ne programma pas son réveil.
- Dans 150 ans, je ne m’en souviendrai plus, pensa-t-elle en haussant les épaules. Pourvu qu’ils me débranchent avant !
Elle ignorait qu’elle allait rencontrer un homme différent ce jour-là. Un enfant allait être créé sans respecter le Protocole… Il aurait une peau d’ange avec une douce odeur de menthe. Adulte, les femmes prendront beaucoup de plaisir à venir s’y frotter…. Il ne s’en lassera pas.
Et "L'Abandon" de Camille Claudel.
09:11 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : camille claudel, marc levy, fictif, virtuel
05 novembre 2008
Atelier d'écriture - "c'est par où"
"Mieux vaut brûler vivement que de s’éteindre à petits feux."
Kurt Cobain
La nouvelle consigne des Impromptus :
.... c'est par où ?... Contrainte supplémentaire : utilisez obligatoirement 2 des 5 mots suivants : aZimut, vecteur, but, contresens, déraison.
Peut-être, ce matin, a-t-il réveillé sa femme en lui murmurant dans le creux de l’oreille
« I’m the king of the word ».
Elle ne dormait pas en fait, elle faisait semblant. Elle le regardait et pensait qu’elle était fière de partager la vie de cet homme courageux qui va droit au but.
Beaucoup l’on taxé de déraison, on le prétendait utopiste, on pensait qu’il n’y arriverait jamais. Elle, pourtant n’a jamais cessé d’y croire.
Peut-être, ce matin a-t-elle fait l’amour à Mister President of the United States of America…
Puis, il s’est levé, a enfilé ses vieilles pantoufles et avec un semblant de tendresse et de regret a pensé qu’il lui faudra en acheter de plus présentables, maintenant.
Il a pris une douche plutôt froide, cela stimule.
En se dirigeant vers la cuisine, il a croisé le regard de son chien, il lui a dit en plaisantant :
bon, on y est, alors, c’est par où, c’est par où qu’on commence ?
http://www.20minutes.fr/article/268788/election-usa-Obama...
... et puis un super boulot de Iowagirl qui a traduit quelques discours de M. Barack Obama (pour moi, c'est tout de même plus simple....) ;-) : http://iowagirl.over-blog.com/article-24465403.html Merci encore à toi !
11:19 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : obama, kurt cobain
17 octobre 2008
Atelier d'écriture : la voie de la simplicité...
« L'amour est un acte sans importance,
puisqu'on peut le faire indéfiniment »
Alfred Jarry
La nouvelle consigne des Impromptus :
"Redécouvrons à présent ensemble La voie de la simplicité,
et les différents chemins qui mènent en son sommet.
Comme nous souhaitons rester dans le simple, nous allons vous demander cette semaine d'être concis, et de limiter votre écrit à moins de 200 mots"...
La voie de la simplicité,
c’est ton regard d’homme sur mon corps de femme,
ce sont tes mots doux susurrés dans mon cou,
c’est mon corps qui s’offre sous tes délicieuses caresses,
ce sont tes baisers dévorants, stimulants,
c’est ta langue gourmande sur mes seins,
ce sont nos gestes complices,
c’est ton grain de peau éveillant tous mes sens,
ce sont nos corps qui se mélangent,
c’est cette danse ondulante, bienfaisante,
c’est quand plus rien ne compte,
c’est l’amour, la tendresse, le don,
c’est le dessus, le dessous, le dedans, le partout,
c’est le chaud, le mouillé, le tout,
c’est le jaillissement, l’éclatement, l’éparpillement,
c’est la joie, l’ivresse, le bonheur, l’harmonie,
c’est le trop plein, le trop bien, le plus rien,
c’est quand tout semble fini,
c’est quand on n’est plus rien,
c’est quand on se sent en vie,
c’est quand le désir resurgit,
c’est quand je pense à tes prochains assauts,
c’est quand j’en rêve, c’est quand t’en crèves,
c’est quand tes yeux parlent d’un encore,
c’est quand mon sourire te dit vient…
c’est quand il te faut me prendre,
c’est quand je n’attends que cela,
c’est quand tout recommence…
19:34 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : pablo picasso, amour, alfred jarry
12 septembre 2008
Atelier d'écriture - "Elle avait apporté des tournesols"
Gauguin me disait l'autre jour qu'il avait vu de Claude Monet
un tableau de tournesols dans un grand vase japonais très beau,
mais - il aime mieux les miens. Je ne suis pas de cet avis."
Vincent Van Gogh à son frère Théo"
La nouvelle consigne des Impromptus :
Votre texte en prose ou en vers devra obligatoirement
commencer par cet incipit :
Elle avait apporté des fleurs de Tournesol….
Elle avait apporté des fleurs de tournesol…
Elle m’a toujours dit qu’elle n’offrait jamais de fleurs aux hommes, en précisant : le jour où je t’en donnerai, ou tu seras mort, ou tu seras cocu…
C’est la douceur de sa peau qui m’a réveillé ce matin. Elle semblait dormir ; je l’ai contemplée, longtemps, une petite mèche de cheveux vibrait sur ses lèvres au rythme de son souffle… Ce qu’elle était belle ! Ce que j’avais envie d’elle, encore !
Je ne pourrais faire que cela : la caresser, l’embrasser, lui faire l’amour, la lécher, la câliner, la sucer, la chatouiller, la prendre, lui donner, la baiser...
Comment pouvait-elle dormir sereinement sans percevoir mon désir ? Je sais qu’elle m’en aurait voulu après la nuit que nous avions passée...
Alors, discrètement, je suis descendu. J’ai fait un tour à la cuisine, me suis préparé un bon petit déjeuner que je dégustais sur la terrasse en écoutant les cigales. Elle est alors arrivée triomphalement, avec cette grâce qui fait que je suis fou d’elle, elle avait ce bouquet à la main et a dit : « c’est pour toi »..
Ce que ça peut être laids, des tournesols, ces grosses têtes pleines de soleil qui semblent se foutre de moi, insupportable arrogance !
Je suis vivant, je suis juste abandonné par celle que j’aime !
Je ne suis plus rien, je suis mort, à moins que…
23:19 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : tournesol, van gogh, monet
26 août 2008
Atelier d'écriture - "les 7 jours de la semaine"
Si l'on ouvrait la marmite du monde,
sa clameur ferait reculer le ciel et la terre.
Car ni la terre ni le ciel ni aucun d'entre nous
n'a vraiment mesuré l'envergure terrifiante du malheur
des enfants ni le poids des pouvoirs qui les broient.
Edmond Kaiser
La nouvelle consigne des Impromptus :
Vos textes devront contenir chacun des sept jours de la semaine.
— C’est quoi la vie ?
— J’adore tes questions ma petite fille.
Je vais tenter d’y répondre… La vie, c’est un peu comme une semaine, écoute ceci :
Le lundi :
Tout nouveau tout beau, tu débutes dans la vie,
Tu apprends, tu es jeune, tu grandis…
Le mardi :
Un bon boulot, de l’argent, tout te sourit,
l’amour aussi,
cette grande déferlante qui t’envahit…
Le mercredi :
Le décès de la mère, la perte de l’ami, l’amour qui s’enfuit….
C’est la douleur qui t’anéantit.
Le jeudi :
Vient le temps de la tristesse, du renoncement, du plus d’envies…
C’est la période du « pourquoi », du « à quoi bon », le ciel est bien gris.
Le vendredi :
On reprend goût à la vie, on se surprend à se dire, et si…..
De nouveau, on rit, on revit
Le corps meurtri,
on marche moins vite, on voit moins bien, mais on sourit
en regardant les vieilles photos jaunies
et en pensant que ce n’est pas fini…
Le samedi :
Le corps meurtri,
on marche moins vite, on voit moins bien, mais on sourit
en regardant les veilles photos jaunies
et en pensant que ce n'est pas fini....
Le dimanche :
Comme moi, on range ses petites affaires et on attend sur le quai de la gare, la fin de la vie…
A moins que l’on n’aie pas eu le temps de faire ses bagages et que l’on aie sauté dans le taxi…
Ce jour là, les autres pleurent et disent « ça y est, c’est fini ! »
Bien sûr, parfois le mercredi a des airs de vendredi,
ou le jeudi se prend pour un mardi…
Rien n’est certain dans le jeu de la vie…
Mais comme le disait si justement André Malraux une vie ne vaut rien,
Et pourtant…rien ne vaut une vie !
23:33 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
06 juin 2008
Atelier d'écriture - "La pièce était trop calme"
"Et s'ils tremblent un peu
est-ce de voir vieillir la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non,
qui dit : je vous attends"
Jacques Brel
La nouvelle consigne :
"Le texte que vous devrez rédiger devra obligatoirement débuter par la phrase :
La pièce était calme, trop calme, pour engager une conversation ou développer une pensée".
C'est une courte citation extraite du roman Les Voix de l'asphalte de Philip K. Dick.
Cette dernière indication pourrait être (ou pas) un fil directeur à votre réflexion... "
"La pièce était calme, trop calme, pour engager une conversation ou développer une pensée". De toute façon elle était seule et à quoi pourrait-elle penser ? Elle avait beau chercher, elle n’en avait aucune idée…
La pendule indiquait 9 h 30… Elle était dans une cuisine, que faisait-elle ici ?
Elle vit sur le réfrigérateur quantité de photos et de post-it, elle en lut quelques-uns avec attention :
« Je t’aime », « Je reviens vite », et puis :
10 h : aller à la boulangerie…
11 h 30 : mettre la table.
12 h : Midi - Repas – Nous déjeunons ensemble.
Encore 9 h 30 à la pendule…
Ça y est, elle se souvenait, il lui fallait mener à bien tout le programme écrit de cette journée.
Il allait rentrer tout à l’heure, il devait être fier d’elle, encore aujourd’hui, encore une fois…
Par quoi fallait-il commencer ?
Toujours 9 h 30…
Mais pourquoi les aiguilles de la pendule ne bougent-elles plus ?
20:25 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : modigliani, heure, brel
23 mai 2008
Quand nous chanterons le temps des cerises
« Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
M'éloigner d' mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
Le quitter des yeux »
Georges Brassens
Cette année mon cerisier n'est pas généreux.... ;-(
Pas de distribution de cerises, peu de clafoutis, juste quelques fruits croquants, juteux, fermes…
V’là un petit texte que j’avais écrit en pensant à ce bel arbre.
Je crois que Christian Bobin m’avait un peu déteint dessus….
Ça y est j’ai un amoureux transi !
Au milieu de mon jardin, il me surveille…
Souvent, je ne fais même plus attention à lui !
Aussi au printemps, il s’arme d’abeilles,
et devient tout blanc pour faire son intéressant !
Chaque fois, mon appareil photo en mains
Je fais alors quantité de clichés,
Sur son pouvoir de séduction, semble alors rassuré :
Et pour fêter l’évènement,
Il jette alors le sol d’une pluie de confettis…
Il peut alors « feuillir »… tranquillement
Puis m’offrira ses superbes fruits….
Ensemble nous passerons encore l’été
Sur ma chaise longue, ombragée
Par son magnifique feuillage
C’est promis nous resterons sages !
Vous pouvez arrêter votre TV, éteindre vos PC et mettre le nez dehors....
car le 24 et 25 mai c'est la fête de la Nature
Excellent week à vous, agréable, curieux, coloré, juteux et sucré ! ;-)
23:42 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cerises, brassens, fête nature
20 mai 2008
Il était une fois...
Atelier d'écriture : "Un nouveau départ"
A chaque fois j'y crois
Et j'y croirai toujours
Ça sert à ça, l'amour !
Mais toi, t'es le dernier
Mais toi, t'es le premier !
Avant toi, y avait rien
Avec toi je suis bien !
Edith Piaf & Théo Sarapo...
Une nouvelle consigne proposée par les Impromptus : un nouveau départ. Votre production doit absolument faire état d'un acrostiche (autrement dit, les premières lettres de chaque vers doivent composer le titre du thème)
Usilde et
Naloche
Non,
On ne peut pas vivre sans amour !
Usilde le savait bien
Vainement, elle faisait comme si..
Elle prétendait ne pas comprendre le petit jeu de Naloche,
A ses avances ne répondait pas !
Un jour, elle dut se rendre à l’évidence…
Depuis bien trop longtemps,
Elle était amoureuse et
Par un beau jour pluvieux
Alla trouver Naloche….. et depuis…
Tant enivrés par ce nouveau départ.
01:10 Publié dans Petits Ecrits | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : piaf






