29 octobre 2008

Où est Mona ?

Une petite pensée pour vous,

une émotion ressentie....

Cockaigne de Vincent  DESIDERIO... 

Cockaigne Vincent desiderio.jpg
Peinture sur toile - 284.2 x 389.6 - Hirshhorn Museum, Washington, E.U.  - 2003

24 octobre 2008

Trop tard... demain peut-être !

barbery.jpg

"C'est peut-être ça, être vivant :
traquer des instants qui meurent"

... Je crois qu'il y a une seule chose à faire : trouver la tâche pour laquelle nous sommes nés et l'accomplir du mieux que nous pouvons, de toutes nos forces, sans chercher midi à quatorze heures et sans croire qu'il y a du divin dans notre nature animale. C'est comme ça seulement que nous aurons le sentiment d'être en train de faire quelques chose de constructif au moment où la mort nous prendra. La liberté, la décision, la volonté, tout ça : ce sont des chimères. Nous croyons que nous pouvons faire du miel sans partager le destin des abeilles : mais nous aussi, nous ne sommes que de pauvres abeilles vouées à accomplir leur tâche puis à mourir." p 255

« Je n'aime pas être visible »

Muriel Barbery (photo ci-contre)

Pourquoi les hommes ont-ils tant besoin de dormir,
pourquoi les femmes ont-elles tant besoin de verbaliser
.

Hier mon homme était de sortie avec ses collègues…

J’ai donc passé ma soirée toute seule, avec mon ordi. Non en fait, même pas. J’ai regardé Envoyé Spécial puis je suis allée lire, j’ai fini l’Elégance du Hérisson de Muriel Barbery. J’ai beaucoup aimé ce livre qui a eu un franc succès. Je voyais la fin prochaine et me demandais comment terminer cette histoire en espérant que la fin serait à la hauteur, et ce fut le cas ! Mais tout de même….
Je m’interrogeai sur ce que nous percevons des gens, sur ce qu’ils nous laissent percevoir… Cette femme cachant sa vraie nature, pour ne pas « déranger » et rester fidèle à ce que pensent les autres, qui du reste ne se posent pas trop de questions pourtant certains ne passent pas à côté, heureusement ! Et puis l’importance de certaines rencontres qui changent le cours d’une vie… De quoi réfléchir donc. J’avais déjà lu Une gourmandise, l’histoire de ce critique gastronomique était étonnante et complètement différente ! Je viens de découvrir que cette écrivaine est agrégée de philo, d’où toutes ses réflexions couchées sur le papier.
Donc je venais de tourner la dernière page, il était minuit et demie quand j’ai entendu mon homme entrer à pas feutrés, dans le noir. Il pensait que je dormais, non, je l’attendais et je pensais…. Ne connaissant pas de concierge, je me disais que dans mon entourage il y avait peut-être une Renée ou une Paloma… qu’il me fallait la trouver...
J’ai accueilli mon homme, en lui demandant si tout allait bien, il m’a confirmé avoir bien mangé et passé une agréable soirée… Puis s’est couché à côté de moi, j’avais envie de lui parler de ma journée, du courrier reçu, de mon entretien passé le matin pour un nouveau boulot, de la fierté de mon fiston qui avait eu une bonne note, de la rencontre parents/profs à laquelle j’avais participé, je voulais évoquer le livre touchant que je venais de terminer, et puis aussi cette émission de TV qui m’avait fait passer des larmes à la trouille.. Par quoi commencer ?
Et puis non, je me suis rapidement rendue compte que j’avais été devancée par Morphée, qui me l’avait chippé en ¼ d’heure, top chrono…. 

23 octobre 2008

Du plat pays qui est le tien.....

IMG_5085.jpg

 

 "Je couvrirai le pays de mes pas. Tous les carrefours. A l’entrée de tous les villages. Partout. Je ferai naître des statues immobiles. Elles montreront leurs silhouettes décharnées. Le dos voûté. Les mains nouées. Ouvrant de grands yeux sur le monde qu’elles quittent. Pleurant de toute leur bouche leurs années de vie et leurs souvenirs passés. Je ne parlerai plus. La pluie de pierres m’a fait taire à jamais. Mais un à un je vais modeler cette longue colonne d’ombres…. Et mes frères de tranchées savent qu’il est ici des statues qui fixent le monde de toute leur douleur. Bouche bée »

Laurent Gaudé - Cris

 

 

Parfois je suis une vraie gamine, et me surprends moi-même… C’est aussi moi, cela !

 

Il ne fait pas beau aujourd’hui à Lyon, journée grise, triste, maussade…

Mais mon facteur sur sa petite mob de la Poste est passé !

Outre le fait que c’est un type bien sympathique, plutôt pas mal, toujours souriant,  le teint hâlé... c'est aussi lui, qui ce matin, a déposé la lettre d’une amie de Belgique. Je ne connais pas cette contrée pas vraiment « lointaine ».

Et dans l’enveloppe, devinez quoiqu’il y a ? (on commence à percevoir le côté gamine là, n’est-il point ?).

Et bien dans l’enveloppe il y a un petit mot charmant d’un homme que j’adore mais il ne le sait même pas et s’en fout comme de l’an 40 !

J’ai nommé le grand, l’illustre : Laurent Gaudé qui passait à Bruxelles le 4 octobre !

Mais quand à Lyon ? Pourquoi boude-t-il la Capitale des Gaules ? Aurais-je loupé quelque chose ? Est-ce prévu ? Où ? Quand ? Dans la région ? Même pas pour la sortie de "La Porte des Enfers" ? ( Je dois, du reste, le lire incessamment sous peu) .

Après ce questionnement légitime, il me faut rappeler que j’ai aimé TOUS ses livres, TOUS sans aucune exception !!!

Et là, dans mes mains « Pour Christine de tout cœur… ». Christine c’est moi ! Me voilà obligée du coup, de faire une grande révélation qui va peut-être casser le charme, mais bon ayons le sens du sacrifice ! Pour Laurent Gaudé, je veux bien lever un coin du voile !

Donc « de tout cœur » ne sont-ce pas des mots « sucreries » quelque peu « menteurs » mais qui font tellement plaisir ? (Kafka ???) J’m’en fous, en gourmande (vous commencez à me connaître), je prends ! J’ai donc quelques mots écrits rien que pour moi par cet écrivain que j’admire ENORMEMENT !

Cela parait complètement futile, ridicule, mais je suis vraiment très, très, heureuse ce matin…

 

 Et puis…. Un grand Merci à toi pour avoir pensé à moi lors de cette rencontre. Je découvre par la même occasion ton écriture sur papier, cela change du Times New Roman impersonnel… Nous ne sommes pas toujours d’accord, mais je tiens sincèrement à toi ! Merci pour ces cartes, cette grande enveloppe, ce un petit peu de toi, un petit peu de lui…

Je t’assure, cela fait un beau mélange qui m’enchante !

Je t’embrasse...

22 octobre 2008

Troy Davis...

amnesty-international.jpg

 "Le dix-huitième siècle, c'est là une partie de sa gloire,
a aboli la torture ; le dix-neuvième siècle abolira la peine de mort".
Victor Hugo - Extrait de Actes et Paroles

 et bien non, Monsieur Hugo…  
La route semble encore bien longue
….

 

Petit rappel à l’ordre de Julie….

Cela ne changera peut-être rien !
Peut-être ne serons-nous pas assez nombreux..
Mais pourrions-nous vivre sans rien faire, tout en sachant ???
Aurions-nous la conscience tranquille,
dormirions nous sur nos deux oreilles ???
Peut-être que tous ensemble nous pourrions sauver un homme…
Alors si nous prenions ce « risque »…

Pour que Troy Davis ne soit pas assassiné le 27 octobre

Agissez : http://www.isavelives.be/

21 octobre 2008

Souffler ses 100 bougies au paradis...

soeur emmanuelle.jpg

 « Acharnons-nous pour que l'Homme soit partout respecté. »

« Si tu veux vivre, tu dois aimer. »

Soeur Emmanuelle

 

La mort de Sœur Emmanuelle ne m’attriste pas. Elle est allée rejoindre son amoureux, persuadée qu’il l’attend depuis longtemps...
Je ne suis pas croyante, donc pour moi, elle n’est plus… Elle a eu le temps de faire ce qu’elle avait à faire ici bas, et les "humains" que nous sommes ne peuvent que s’en féliciter.

Je reste admirative et respectueuse de cette femme qui a tant donné aux autres.

Je ne sais plus trop qui a dit que le meilleur moyen de lui rendre hommage est de reprendre le flambeau et je suis bien d’accord ! ;-)

19 octobre 2008

Faim de Loup....

zzgeai.jpg"Beaucoup de vérités dépendent de notre point de vue."

Le retour du Jedi

 

 

 

 

 

 

 

Ça faisait bien longtemps, alors voila une petite animation bien sympa.....

 

Que ce petit loup est vorace !

 

Vu d’en dessus…. Quoique vu d’en face aussi ! ;-)

 

Micro Loup de Richard McGuire...

17 octobre 2008

Atelier d'écriture : la voie de la simplicité...

demoiselles d'avignon picasso.jpg« L'amour est un acte sans importance,
puisqu'on peut le faire indéfiniment »
 Alfred Jarry

 

La nouvelle consigne des Impromptus : 
"Redécouvrons à présent ensemble La voie de la simplicité,
et les différents chemins qui mènent en son sommet.
Comme nous souhaitons rester dans le simple, nous allons vous demander cette semaine d'être concis, et de limiter votre écrit à moins de 200 mots"... 

 

La voie de la simplicité,
c’est ton regard d’homme sur mon corps de femme,
ce sont tes mots doux susurrés dans mon cou,
c’est mon corps qui s’offre sous tes délicieuses caresses,
ce sont tes baisers dévorants, stimulants,
c’est ta langue gourmande sur mes seins,
ce sont nos gestes complices,
c’est ton grain de peau éveillant tous mes sens,
ce sont nos corps qui se mélangent,
c’est cette danse ondulante, bienfaisante,
c’est quand plus rien ne compte,
c’est l’amour, la tendresse, le don,
c’est le dessus, le dessous, le dedans, le partout,
c’est le chaud, le mouillé, le tout,
c’est le jaillissement, l’éclatement, l’éparpillement,
c’est la joie, l’ivresse, le bonheur, l’harmonie,
c’est le trop plein, le trop bien, le plus rien,
c’est quand tout semble fini,
c’est quand on n’est plus rien,
c’est quand on se sent en vie,
c’est quand le désir resurgit,
c’est quand je pense à tes prochains assauts,
c’est quand j’en rêve, c’est quand t’en crèves,
c’est quand tes yeux parlent d’un encore,
c’est quand mon sourire te dit vient…
c’est quand il te faut me prendre,
c’est quand je n’attends que cela,
c’est quand tout recommence…

Pablo Picasso, Les Demoiselles d'Avignon

15 octobre 2008

Lettres à Milena

Frans Kafka.gif

 

Je viens d’écouter les Lettres à Milena de Kafka
lues par Robin Renucci
et je suis tombée sous le charme de la dernière écrite à
Prague, début avril 1922


En voici donc un extrait :

 


... Cela fait déjà bien longtemps Madame Milena, que je ne vous ai plus écrit, et, aujourd’hui encore, je ne le fais que par suite d’un hasard. Je n’aurais pas au fond à excuser mon silence,
vous savez comme je hais les lettres. Tout le malheur de ma vie - je ne le dis pas pour me plaindre mais pour en tirer une leçon d’intérêt général - vient, si l’on veut, des lettres ou de la possibilité d’en écrire. Je n’ai pour ainsi dire jamais été trompé par les gens, par des lettres toujours ; je veux dire, non pas par celles des autres mais par les miennes. Cela représente pour moi un malheur personnel sur lequel je ne veux pas m’étendre, mais c’est aussi un malheur général. La grande facilité d’écrire des lettres doit avoir introduit dans le monde - du point de vue purement théorique - un terrible désordre des âmes : c’est un commerce avec des fantômes, non seulement avec celui du destinataire, mais encore avec le sien propre ; le fantôme grandit sous la main qui écrit, dans la lettre qu’elle rédige, à plus forte raison dans une suite de lettres où l’une corrobore l’autre et peut l’appeler à témoin. Comment a pu naître l’idée que des lettres donneraient aux hommes le moyen de communiquer ? On peut penser à un être lointain, on peut saisir un être proche : le reste passe la force humaine. Écrire des lettres, c’est se mettre nu devant les fantômes ; ils attendent ce moment avidement. Les baisers écrits ne parviennent pas à destination, les fantômes les boivent en route. C’est grâce à cette copieuse nourriture qu’ils se multiplient si fabuleusement. L’humanité le sent et lutte contre le péril ; elle a cherché à éliminer le plus qu’elle pouvait le fantomatique entre les hommes, elle a cherché à obtenir entre eux des relations naturelles, à restaurer la paix des âmes en inventant le chemin de fer, l’auto, l’aéroplane ; mais cela ne sert plus de rien (ces inventions ont été faites une fois la chute déclenchée) ; l’adversaire est tellement plus calme, tellement plus fort ; après la poste, il a inventé le télégraphe, le téléphone, la télégraphie sans fil. Les esprits ne mourront pas de faim, mais nous, nous périrons…

13 octobre 2008

Fils de....

GuillaumeDepardieu.jpg

 

Guillaume n'est plus...

Mort d'un écorché vif....

La nouvelle vient de tomber, je suis bien triste et sans voix !

12 octobre 2008

Week-end sympa...

our body.jpg« Rien n’est à craindre,
Tout est à comprendre »
Marie Curie


 
Achat d’un vélo d’intérieur… Oui, parce que j’aime bien le vélo mais seulement quand le terrain est plat, sinon, je m’épuise, et comme je ne peux pas suivre les autres, je râle. Je sais le reconnaître, je suis parfois très pénible… Dorénavant je pourrai répondre plus facilement à la question du mois de Cy-real : Et vous, quel vélo empruntez-vous le plus souvent ?
Car maintenant, les rares fois où je serai devant ma TV pour regarder le Journal de la santé, ou quelques enregistrements d’émissions tardives, je ne serai plus échouée sur mon sofa, mais active !

Après, je suis allée visiter une expo vraiment étonnante et très enrichissante « Our Body » voyage à l’intérieur de notre corps, histoire de voir quels muscles fonctionnent quand je pédale par exemple… Cette expo n'est à Lyon que jusqu’au 26 octobre !

Et puis il m’a fallu tout de même me reposer un peu. J’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir un nouveau gratuit lyonnais: "A [propos] 2" (un homme, une femme, une ville). Je suis plutôt pour les gratuits mais à condition que les gens deviennent plus responsables et respectueux, solidaires, écolos ! Il suffirait de les distribuer, et une fois lus de les faire passer aux suivants, plutôt que de les abandonner partout, dans les transports en commun et sur les trottoirs. Dans certains hôtels ou bars il est possible de lire le journal mis à disposition, personne ne part avec, il tourne…
Bref, là, ce n’est pas un journal mais une revue : papier glacé, articles intéressants (leçons de séduction, conseils boursiers, recettes de cuisine simples, tiens « Le vélo d’appartement : il n’attend que vous ! » quelle pertinence !) une mise page agréable, la pub plutôt discrète…
Un article de Denis Favre-Nicolain m’a vraiment intéressée : « Gagnez la bataille du temps »
Là, j’ai découvert que je me retrouvais dans de nombreuses lois sociologiques :
Loi de Douglas : plus on dispose de place, plus on l’utilise. Et on entasse, et on empile…
Loi de Pareto : 20 % du travail effectué produit 80 % des résultats.
Loi de Parkinson ou loi de la dilatation : tout travail tend « à se dilater » pour remplir le temps disponible…
Loi de Murphy, très connue cette loi de l’embêtement maximum.
Loi de Laborit ou loi du moindre effort : l’homme est doté d’un programme de survie » qui lui fait fuir le stresse et rechercher en priorité le plaisir.
Loi de l’Ecclésiastique : il existe un temps pour chaque chose sous les cieux (respect des rythmes biologiques)
Loi de Carlson : effectuer un travail en continu prend moins de temps que de le faire en plusieurs fois.
Loi d’Illich : au-delà d’une certaine durée, on devient moins productif, voire contre productif.

Je souhaite donc longue vie à ce bimestriel, j’espère pouvoir trouver le numéro deux… ;-)

Je suis aussi allée aussi synthétiser un peu de vitamine D au soleil en cherchant des châtaignes, mais j’avoue ne pas être tranquille à cause des chasseurs et de leurs tirs « d’instinct » !

Et puis quelques vide greniers où j’ai acheté des bouquins….

J’espère que votre week-end a été ensoleillé et plein de petits bonheurs !

Toutes les notes