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27 septembre 2007
SOLIDAIRE
si nous demeurons silencieux »
S. Zweig
Il y a bien longtemps que je n’avais pas regardé les infos de TF1,
et puis j’ai mis la TV en route juste pour avoir des nouvelles de ce peuple birman…
en espérant… naïvement que l’irréparable ne soit pas accompli, que l’on n’assassine pas !
Mes petits écrits semblent bien dérisoires et je me sens coupable de frivolités dans mon petit blog,
même si là, je n'ai guère de moyen d'action....
http://www.birmanie.org/rubrique.php3?id_rubrique=1
Le journal s’est terminé sur la musique, l’élégance de cette femme fascinante qu’est Hélène Grimaud. Un de ces jours je vous parlerais de cette "super-nana" que j’admire (ceux qui me connaissent un peu le savent déjà… mais quand on aime on ne compte pas !).
Et puis il est réconfortant de voir que les anges existent....
03:20 Publié dans Politique - Sport - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Birmanie, moine, Hélène Grimaud, manif, Zweig
26 septembre 2007
André Gorz n'est plus....
Le philosophe, essayiste et cofondateur du Nouvel Observateur : André Gorz se donne la mort avec son épouse Dorine, gravement malade et condamnée…
Considéré comme un penseur de l'écologie politique et de l'anticapitalisme. Auteur de nombreux ouvrages, dont "Ecologie et Politique", "Ecologie et Liberté", "Adieux au prolétariat" et "Métamorphoses du travail".
Et puis aussi : éternel amoureux, consacrant à Dorine en 2006 le livre "Lettre à D. Histoire d'un amour" où l’on pouvait lire ces mots :
"Tu viens juste d'avoir quatre-vingt-deux ans. Tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Récemment je suis retombé amoureux de toi une nouvelle fois et je porte de nouveau en moi un vide débordant que ne comble que ton corps serré contre le mien. [...] Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l’autre"
"La passion amoureuse est une manière d’entrer en résonance avec l’autre, corps et âme et avec lui ou elle seuls. Nous sommes en deçà et au-delà de la philosophie."
"Notre rapport est devenu le filtre par lequel passait mon rapport au réel."
"L'amour est la fascination réciproque de deux sujets dans ce qu'ils ont de moins dicible, de moins socialisable, de réfractaire aux rôles et aux images d'eux-mêmes que la société leur impose, aux appartenances culturelles."
http://www.metrofrance.com/fr/article/afp/2007/09/24/0709...http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Gorz
23:50 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : André Gorz, philo, amour, passion, super-mec
25 septembre 2007
Irlande
Une truite dans la marmite vaut plus
que deux saumons dans la rivière.
Proverbe irlandais
Effectivement pas moyen de laisser un commentaire vers l'album de photos, alors, je le fais alors ici, non mais !
Merci de ton commentaire Sol après cette petite évocation photographique de l’Irlande, même si la luminosité de mes photos est bien mal rendue.
J’ai vraiment aimé ce pays. ;-) en vrac quelques souvenirs :
- Des paysages époustouflants, grandioses, préservés...
- de belles histoires d'amour qui sont à l'origine de la construction de superbes châteaux,
- des rues aux maisons colorées
- les rhododendrons gigantesques et sauvages, tout comme les fuchsias agrémentant les paysages
- les moutons à tête noire, en semi-liberté,
- les oiseaux dans les falaises de Moher,
- les vaches couleur d'ébène dans les prés,
- la population de ce pays meurtri par tant de guerres et de luttes, par les famines, par la pauvreté,
- le regard malicieux de ce vieil homme dans le pub,
- la fierté de ce barman qui prétendait que la Murphy était "the best"
- le chauvinisme du guide de la distillerie de Jameson
- Temple Bar, rue de pubs, très colorée à tous les sens du terme…où les dublinois, et les minettes délirantes, délurées et déguisées..., font la fête avec ces chanteurs des rues. (Celui de la photo m'a vraiment charmée... Comme j'ai regretté d'avoir un anglais aussi limité face à ce personnage haut en couleur, né en Australie de mère asiatique et de père américain, et qui jouait si bien de la guitare et quelle voix !!! Cela reste un très beau souvenir).
- La Guiness, l'Irish Coffee et le Bailey's… Ah ces irlandais savent apprécier les bonnes choses et cultiver la joie de vivre...
Et pour ne pas oublier :
U2 : http://fr.youtube.com/watch?v=JFM7Ty1EEvs
et Ken Loach : dailymotion
...
21:30 Publié dans Mes Albums Photos | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : irlande, temple bar, u2, ken loach, proverbe irlandais
Anorexie
Cette photo d'Oliviero Toscani est choquante !
Interdite en France, où les nuages radioactifs ne passent pas, pour l’anorexie aussi, on tourne la tête et l’on se dit : pas chez nous, on préfère ne pas savoir…
Et pourtant….
Choquante, bien sûr, insupportable, révoltante !
(Comment est-ce possible ? Pourquoi ? Comment ?)
Mais si cette affiche est "efficace", "utile"….
Si elle permet une prise de conscience…
Pour une seule vie sauvée, prenons le risque de choquer…
http://www.20minutes.fr/article/183114/Monde-Publicite-ch...

20:35 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Anorexie, Isabelle Caro, Oliviero Toscani, affiche
24 septembre 2007
Silence
18:50 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Marcel Marceau, super-mec
Page de pub
Il y a des coups de foudre qui font des bleus au coeur.
Pierre Perret
Elle a un charme fou, il a un superbe sourire malicieux,
une belle rencontre dans le métro :
http://www.youtube.com/watch?v=TVnM-jLdnNE
18:30 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pub, métro, Pierre Perret
Salut le lyonnais....
17:50 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Martin
21 septembre 2007
Euthanasie

Une petite pensée pour Maïa Simon…
en espérant avoir, moi aussi, un jour la possibilité de « débrancher » dans de bonnes conditions, si cela est mon choix…
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20070920....
Bien sûr il y a la loi Leonetti. Et pour en arriver là, il a tout de même fallu qu’une mère (puis une équipe médicale) mettent fin à la vie de son fils. C’était le vœux de : Vincent Humbert en 2003, tétraplégique, aveugle et muet après un accident de voiture. Ce texte autorise depuis 2005 un patient à refuser toute "obstination déraisonnable ».
http://www.humanite.fr/2007-03-12_Societe_La-loi-Leonetti...
http://www.medecines-douces.com/impatient/305nov03/actu_v...
Mais il semble qu’il reste encore un pas à faire….
11:40 Publié dans A méditer - Beaux textes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : euthanasie, maia simon, admd, leonetti
Caillou...
Dis Papa, quand c'est qu'y passe
Le marchand d' cailloux
J'en voudrais dans mes godasses
A la place des joujoux
Avec mes copines en classe
On comprend pas tout
Pourquoi des gros dégueulasses
Font du mal partout
Pourquoi les enfants de Belfast
Et d' tous les ghettos
Quand y balancent un caillasse
On leur fait la peau
J' croyais qu' David et Goliath
Ça marchait encore
Les plus p'tits pouvaient s' débattrent
Sans être les plus morts »
Renaud
Et les superbes « Nu féminin» et « Plage endormie» du grand Antoni Pitxot.
(Musée de Dali de Figueres)
Un jour, un vieux professeur de l’Ecole Nationale d’Administration fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies. Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n’avait donc qu’une heure pour faire passer sa matière. Debout devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : "Nous allons réaliser une expérience".
De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Mason d’un gallon (pot de verre de plus de 4 litres) qu’il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement un par un dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : "Est-ce que ce pot est plein ?" Tous répondirent : "Oui"
Il attendit quelques secondes et ajouta : "Vraiment ?"
Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux... jusqu’au fond du pot.
Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et demanda : "Est-ce que ce pot est plein ?". Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L’un d’eux répondit : "Probablement pas !"
"Bien !" répondit le vieux prof.
Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda : "Est-ce que ce pot est plein ?". Cette fois, sans hésiter et en cœur, les brillants élèves répondirent : "Non !"
"Bien !" répondit le vieux prof. Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord.
Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : "Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ?".
Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit "Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire". "Non", répondit le vieux prof, "ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans ce pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous ensuite".
Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence de ces propos.
Le vieux prof leur dit alors : "Quels sont les gros cailloux de votre vie ? Votre santé ? Votre famille ? Vos amis ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Vous relaxez ? Prendre le temps ? Ou toute autre chose ? Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses gros cailloux en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie."
"Alors n’oubliez pas de vous poser à vous-même la question : Quels sont les gros cailloux dans ma vie ? Ensuite mettez-les en premier dans votre pot."
D’un geste amical, le vieux prof salua son auditoire et lentement quitta la salle.
11:10 Publié dans A méditer - Beaux textes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Pitxot, caillou, Renaud
19 septembre 2007
Philippe Forest
« Les critiques vous le diront tous : on reconnaît un écrivain distingué à ce que, affrontant un sujet aussi grave, il évite par-dessus tout l’écueil du pathos. Sourdine mise, pleurs retenus… Les grandes douleurs sont muettes… Ainsi l’intensité de l’émotion se mesurera-t-elle à l’épaisseur du bâillon posé sur la bouche…
Le mot d’ordre est : pas de pathos ! Mais qu’advient-il alors de la vérité et de son insupportable nœud vécu d’angoisse et de chagrin ? Trop vulgaire, n’est-ce pas ?
Je crains de décevoir. Question de dette contractée à l’égard de celle qui, hors de la page, a réellement connu la souffrance dont d’autres font les livres. L’écueil du pathos ? Je vais où le vent de la vie me pousse. Je mets le cap sur les récifs".
Philippe Forest
Certains livres s’imposent… . J’écoutais la radio en faisant mon ménage, et la voix d’un homme et ses propos m’ont charmée. Il évoquait la sortie de son dernier livre « Le nouvel amour ». Il m’a fallu alors découvrir son écriture… et je suis tombée sur « L’enfant éternel »… Il avait évoqué ses livres précédents dans l’interview, je connaissais donc l’histoire dramatique, tragique qui lui avait été nécessaire de coucher sur le papier. Depuis hier soir, pas moyen de poser ce bouquin. ;-(
Comment vivre après la mort de son enfant ? Pour avoir juste mis un pied dans l’antre de l’enfer, je peux dire que je me demande encore aujourd’hui, si cela est possible…
Ce livre parle donc de la vie, de cette superbe petite fille, de cet amour infini, mais aussi de cette saloperie envahissante et exigeante, de ce père, de cette mère face à l'inconnu…
Il y a aussi de très belles pages sur l’Ecriture, sur ce deuil subi aussi par Victor Hugo et Mallarmé...
Pour une fois, je n’ai pas trop envie d’arriver à la fin que je connais déjà, mais les mots de Philippe Forest sont enivrants… et il est bien difficile de résister à ce tourbillon.... ;-(
Je me suis un peu documentée sur cet homme :
Écrivain français, né en 1962. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et Docteur ès Lettres, il enseigne durant sept années la littérature française dans les universités anglaises (Cambridge, Saint-Andrews). Actuellement professeur de littérature comparée à l'Université de Nantes. Il est l'auteur de nombreux essais consacrés à la littérature et à l'histoire des courants d'avant-garde, et quatre romans :
- L'enfant éternel, 1998 - Prix Fémina du premier roman
- Toute la nuit, 1999
- Sarinagara, 2004 - Prix décembre
- Le nouvel amour, 2007
Il est aussi critique littéraire, cinématographique et artistique.
23:55 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Philippe Forest, livre, enfant, super-mec











