UA-72474343-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Dans la série la nature est étonnante !

    azuré.jpg

    Ce que la chenille appelle la mort, le papillon l'appelle renaissance.
    Violette Lebon

     

    Alors que nous révisions avec mon fiston son cours sur les éco-systèmes et les chaînes alimentaires, je viens de découvrir la vie palpitante de l’azuré du serpolet.

    Ou l'histoire d'un papillon dont la vie dépend d'une plante et d'une fourmi…

    Voilà donc l’histoire d’un étonnant petit papillon bleu : l'azuré du serpolet (Maculinea Arion - Groupe des Lycènes bleus). Il est protégé en France, plutôt sédentaire il ne vit que quelques jours et est univoltine (terme a replacer, en plus c’est tout mignon, pour dire qu’il n’a qu’une génération par saison). Revenons à nos arions, si tout se passe bien, en juillet,  dame azurée est rapidement fécondée. Elle dépose alors ses oeufs un à un sur les Serpolets (sorte de thym), choisissant les plus grandes grappes de fleurs ; les plantes les mieux exposées au soleil mais à l'abri du vent. La chenille va alors se nourrir de la fleur, des feuilles... Puis elle se laisse tomber au sol et attend d'être trouvée par une fourmi, mais pas n’importe laquelle, non, une du genre Myrmica (M. sabuleti), qui va la "traire"  puis va l'adopter comme sa propre larve et  la transporter dans sa fourmilière. La chenille y passe l'hiver, bien au chaud, bien nourrie par les œufs et larves de ses hôtes (gourmande, elle peut tout de même « dévorer » 600 larves de fourmis !) Elle exsude une sécrétion qui lui permet d'être tolérée voir même appréciée par les fourmis, en effet, contre quelques caresses de leurs antennes, ces dernières seraient récompensées par un miellat sucré produit par les glandes dorsales de la larve. …. Enfin,  au début de l'été elle éclot et va prendre le soleil, puis compagne, puis œufs, puis larves, puis fourmilière….

    En Angleterre, cette espèce a disparu à cause de la disparition des lapins atteints de myxomatose….les herbes étaient trop hautes…  disparition du serpolet, puis de cette fourmi… le cycle de ce papillon n’était alors plus possible ! Plus de lapin, plus de papillon….

    On ne s’en lasse pas, la nature est tellement surprenante !!! ;-)

    http://www.ecologie.gouv.fr/Le-papillon-avait-besoin-du-lapin.html

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Maculinea_arion

  • Bac Philo 2008

    bac.jpg

    Le bac, c'est comme la lessive :
    on mouille, on sèche... et on repasse.
    Henri Troyat

     

    Ça y est, c'est fait, tous les élèves de terminale ont rendu leur copie de philo….

     Le cru 2008 :

    Série L (coefficient 7)
    - La perception peut-elle s’éduquer ?
    - Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible ?
    - Expliquer un extrait des “Cahiers pour une morale” de Sartre.

    Série S (coefficient 3)
    - L’art transforme-t-il notre conscience du réel ?
    - Y a-t-il d’autres moyens que la démonstration pour établir une vérité ?
    - Expliquer un extrait de “Le monde comme volonté et comme représentation”de Schopenhauer.

    Série ES (coefficient 4)
    - Peut-on désirer sans souffrir ?
    - Est-il plus facile de connaître autrui que de se connaître soi-même ?
    - Expliquer un extrait de “De la démocratie en Amérique” de Alexis de Tocqueville

     Qu’auriez-vous choisi ?
    Moi j'aurais hésité entre la perception, l’art, le désir ou connais-toi toi-même… ;-)

  • Dans les secrets du confessionnal...

    Abbe_de_Lattaignant.jpgUne fois n'est pas coutume,
    voilà donc un petit billet sur un homme d'église.....

     

     

     

    Gabriel-Charles de Lattaignant (1697-1779)  fut destiné à l'état ecclésiastique, puisqu’il était le cadet d’une famille aristocratique, ce n’est donc en rien une vocation, comme le rappelle un couplet rageur de la célèbre chanson J'ai du bon tabac, dont il a écrit quelques couplets :

     

    Un noble héritier, de gentillhommière
    Recueille tout seul un fief blasonné
    Il dit à son frère puîné
    « Sois abbé, je suis ton aîné ! »

     

    mais en ce qui me concerne c’est cette poésie galante que j’apprécie le plus… ;-)

     

    - Le Mot et la Chose -

    Madame, quel est votre mot
    Et sur le mot et sur la chose ?
    On vous a dit souvent le mot,
    On vous a souvent fait la chose.
    Ainsi, de la chose et du mot
    Pouvez-vous dire quelque chose.
    Et je gagerai que le mot
    Vous plaît beaucoup moins que la chose !

    Pour moi, voici quel est mon mot
    Et sur le mot et sur la chose.
    J'avouerai que j'aime le mot,
    J'avouerai que j'aime la chose.
    Mais, c'est la chose avec le mot
    Et c'est le mot avec la chose ;
    Autrement, la chose et le mot
    À mes yeux seraient peu de chose.

    Je crois même, en faveur du mot,
    Pouvoir ajouter quelque chose,
    Une chose qui donne au mot
    Tout l'avantage sur la chose :
    C
    'est qu'on peut dire encor le mot
    Alors qu'on ne peut plus la chose...
    Et, si peu que vaille le mot,

    Enfin, c'est toujours quelque chose !
    De là, je conclus que le mot

    Doit être mis avant la chose,

    Que l'on doit n'ajouter un mot

    Qu'autant que l'on peut quelque chose

    Et que, pour le temps où le mot

    Viendra seul, hélas, sans la chose,

    Il faut se réserver le mot

    Pour se consoler de la chose !

      Pour vous, je crois qu'avec le mot
    Vous voyez toujours autre chose :
    Vous dites si gaiement le mot,
    Vous méritez si bien la chose,
    Que, pour vous, la chose et le mot
    Doivent être la même chose...
    Et, vous n'avez pas dit le mot,
    Qu'on est déjà prêt à la chose.

    Mais, quand je vous dit que le mot
    Vaut pour moi bien plus que la chose
    Vous devez me croire, à ce mot,
    Bien peu connaisseur en la chose !
    Eh bien, voici mon dernier mot
    Et sur le mot et sur la chose :
    Madame, passez-moi le mot...
    Et je vous passerai la chose !

     

    Jolie, cette petite coquinerie, non ?

  • J'ai aimé...

    Alfred de Musset.jpg

    « Moi, j'ai aimé très souvent
    Aimé longtemps puis énormément
    Et je les ai tous perdus
    Car comment aimer, je ne l'ai jamais su »
    Diane Tell

    Les beaux jours arrivent et comme je manque d’inspiration,
    je vais publier des petits textes qui me touchent.

    Je commence avec
    Alfred Louis Charles de Musset, 1810- 1857
    On ne badine pas avec l'amour -

    Acte II Scène 5 – Réplique de Perdican

    Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : “ J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. ”

  • Atelier d'écriture - "La pièce était trop calme"

    Modigliani femme-cravate.jpg

    "Et s'ils tremblent un peu
    est-ce de voir vieillir la pendule d'argent
    Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non,
    qui dit : je vous attends"
    Jacques Brel

    La nouvelle consigne :
    "Le texte que vous devrez rédiger devra obligatoirement débuter par la phrase :
    La pièce était calme, trop calme, pour engager une conversation ou développer une pensée".

    C'est une courte citation extraite du roman Les Voix de l'asphalte de Philip K. Dick.
    Cette dernière indication pourrait être (ou pas) un fil directeur à votre réflexion... "




    "La pièce était calme, trop calme, pour engager une conversation ou développer une pensée". De toute façon elle était seule et à quoi pourrait-elle penser ? Elle avait beau chercher, elle n’en avait aucune idée…

    La pendule indiquait 9 h 30… Elle était dans une cuisine, que faisait-elle ici ?
    Elle vit sur le réfrigérateur quantité de photos et de post-it, elle en lut quelques-uns avec attention :

    « Je t’aime », « Je reviens vite », et puis :
    10 h : aller à la boulangerie…
    11 h 30 : mettre la table.
    12 h : Midi - Repas – Nous déjeunons ensemble.

    Encore 9 h 30 à la pendule…
    Ça y est, elle se souvenait, il lui fallait mener à bien tout le programme écrit de cette journée.
    Il allait rentrer tout à l’heure, il devait être fier d’elle, encore aujourd’hui, encore une fois…
    Par quoi fallait-il commencer ?

    Toujours 9 h 30…
    Mais pourquoi les aiguilles de la pendule ne bougent-elles plus ?

  • Parce qu'il le vaut bien !

    « Petit à petit, les chats deviennent l'âme de la maison. »
    Jean Cocteau

    852861460.JPG2057709445.JPG206616179.JPG1414124568.JPG

     

     

     

     

     

    Une petite pensée pour Roussette et Béa....

    Gribouille nous avait prévenus, pluie assurée ! ;-(

  • Fais-le !

    1799507275.jpg

     

     

    Tirons notre courage de notre désespoir même.
    Sénèque
     

     

     

     Les enfants étaient seuls
     

    Leur mère était partie de bon matin et elle les avait confiés à la garde de Marina, une jeune fille de 18 ans qu’elle engageait parfois quelques heures pour les garder, en échange de menus gages.
    Depuis la mort du père, les temps étaient devenus trop durs pour risquer de perdre son travail chaque fois que la grand-mère tombait malade ou s’absentait de la ville.
    Lorsque le petit ami de la jeune fille appela Marina pour l’inviter à faire une promenade dans sa voiture toute neuve, elle n’hésita pas longtemps. Après tout, les enfants dormaient, comme tous les après-midi, et il ne se réveilleraient pas avant 5 h.
    Dès qu’elle entendit le klaxon, elle attrapa son sac et décrocha le téléphone. Elle prit la précaution de fermer la porte de la chambre et mit la clé dans sa poche. Elle ne voulait pas prendre le risque que Pancho se réveille et descende l’escalier à sa recherche : il n’avait que 6 ans, dans un moment d’inattention, il pourrait tomber et se blesser. De plus, pensa t-elle, si cela arrivait, comment expliquerait-elle à sa mère que l’enfant ne l’avait pas trouvée ?
    Ce fut peut-être un court-circuit dans le téléviseur allumé ou dans une lampe du salon, ou alors une étincelle dans la cheminée ; toujours est-il que lorsque les rideaux commencèrent à brûler, le feu atteignit rapidement l’escalier de bois qui conduisait aux chambres.
    La toux du bébé, causée par la fumée qui s’infiltrait sous la porte, le réveilla. Sans réfléchir, Pancho sauta du lit et se débattit avec la poignée pour ouvrir la porte,  mais il n’y parvint pas.
    De toute façon, s’il y était arrivé, lui et son petit frère de quelques mois auraient été dévorés en quelques minutes par les flammes.
    Pancho cria, appelant Marina, mais personne ne répondit à ses appels au secours. Aussi courut-il vers le téléphone qui était dans la chambre (il savait comment composé le numéro de sa mère), mais la ligne était occupée.
    Pancho comprit qu’il devait sortir son petit frère de là. Il essaya d’ouvrir la fenêtre qui donnait sur la corniche, mais il était impossible à ses petites mains de dégager le loquet de sécurité et, même s’il y était arrivé, il y aurait encore fallu détacher le grillage que ses parents avaient installé en guise de protection.
    Lorsque les pompiers finirent d’éteindre l’incendie, le sujet de conversation de tous était le même :
    Comment cet enfant si jeune avait-il pu briser la vitre, puis faire sauter le grillage avec le porte manteau ?
    Comment avait-il pu porter le bébé dans un sac à dos ?
    Comment avait-il pu marcher sur la corniche avec un tel poids et se laisser glisser le long de l’arbre ?
    Comment avait-il pu sauver sa vie et celle de son frère ?

    Le vieux capitaine des pompiers, homme sage et respecté, leur donna la réponse :
    « Pancho était seul… il n’y avait personne pour lui dire qu’il n’y arriverait jamais. »

    Jorge Bucay
    « Je suis né aujourd’hui au lever du jour »