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  • Cruel dilemme...

    371105821.jpg39740195.jpg« Je vais encore sortir ce soir
    Je le regretterai peut-être
    Je vais encore sortir ce soir
    Je le regretterai sans doute »

     

     

     

    pour répondre à Etienne Daho, ben moi je ne sortirais pas ce soir, et je le regrette déjà….;-(

     Je viens de découvrir avec horreur que ce soir à Lyon, auront lieu deux concerts : Ridan et  Cali !!!

    J’aime les deux. (histoire de pouvoir encore me taxer d’opportunisme…. de suivre la mode…. les artistes médiatisés…. ).

    Ben oui, j’aime Goethe et Stephan King, Beigbeder et Zweig, Philippe Besson et Alexandre Jardin… et puis tant d’autres.
    J’aime la sincèrité de Michel Onfray, et la démarche des décroissants…
    Mes dernières séances de ciné étaient : Bienvenue chez les Ch’tits (où j’ai bien ri), et No country for old men (où j’ai eu peur) et There Will Be Blood (où j’ai retenu mon souffle) et  Into the Wild  (où j’ai pleuré….)

    Alors l’adage populaire prétend que « quand on a le cul entre deux chaises, on s’assoit par terre »…
    Et bien c’est un peu cela, impossible de choisir !

    Mais tout de même je mettrais mes petits fesses dans un bon fauteuil et je savourerai « Pi » de Darren Arnofsky (pas mal quand même !)

    Mais il est vrai que les albums de ces deux artistes me plaisent énormément.

     http://www.caliciuri.com/video

    http://ridan.com/videos

    Je suis tout de même un peu tristounette de ne pas sortir ce soir. ;-)

  • Un Werther’s original

    1619653359.jpg"On conserve les lettres, pour ne les relire jamais,
    finalement on les détruit, par discrétion,
    et ainsi disparaît sans retour, pour nous et pour d’autres,
    le plus beau souffle de vie et le plus direct.
    Je me propose de réparer cette négligence
    .."
    Johann Wolfgang Von Goethe


    IL y a quelques mois, j'ai succombé sous le charme de Werther à la lecture du remarquable "Les Souffrances du Jeune  Werther"  de Johann Wolfgang Von Goethe (merci Bob).

    Comment ne pas souffrir dans la description de cette "passion réfléchissante, la passion qui se juge elle-même et se connait sans pouvoir se dompter" écrivait Madame de Staël.

    Goethe disait "je n'ai relu ce livre qu'une seule fois depuis sa parution ; et je me suis bien gardé de le relire ensuite. Ce sont de vraies fusées incendiaires. Ce livre m'est pénible, et je crains toujours d'éprouver à nouveau l'état pathologique où il a pris naissance".

    Genre d'histoire où tout peut basculer et si tu t'en sors, tu ne t'en sors pas indemne...  Certaines douleurs ne sont pas "re-imaginables", principalement les douleurs physiques, pour d'autres plus "spirituelles" (même si le mal est souvent aussi très physique), c'est un peu comme s'il suffisait d'un souffle sur la cicatrice pour en percevoir de nouveau toute l'intensité... Quoique pour Goethe, relire son livre, n'a rien d'un souffle, ce serait plutôt une grosse tempête.

    Il parait que l'on se suicidait "à la Werther"... Mme de Staël écrira que "Werther a causé plus de suicides que la plus belle femme du monde.."

    J'ai donc pensé qu’il me fallait prendre de la distance avec ce livre quelque peu « vampirisant » avant de revenir à l’écriture de  Johann Wolfgang von Goethe. C’est donc chose faite avec les  « Les Affinités électives ».

    Même s’il est moins "puissant", j’ai bien aimé.

    L’auteur part d’un principe chimique :

    « Il y a séparation et formation d’un nouveau composé, si bien que l’on se croit désormais autorisé à employer le terme d’affinité élective, car tout se passe réellement comme si une des combinaisons se voyait préférée à l’autre, choisie plutôt que l’autre » …

    qu’il va appliquer à la complexité des sentiments :

    « Toi, Charlotte, tu représentes A, et moi, je suis ton B, car en fait je ne dépends que de toi, et je te suis comme B suit A. Le C est de toute évidence le Capitaine, qui cette fois me dérobe en quelque sorte à toi. Dès lors, il est juste, pour que tu ne sois pas condamnée à fuir dans l’indéterminé, qu’on te procure un D, et c’est, sans aucun doute, l’aimable petite demoiselle Odile, à la venue de laquelle tu ne dois pas t’opposer plus longtemps. » (pp. 77-78)

    « Imaginez entre A et B une union si intime que de nombreuses tentatives et maintes violences ne réussissent pas à les séparer ; imaginez C pareillement lié à D ; mettez les deux couples en présence : A se portera vers D, C vers B, sans qu’on puisse dire qui a quitté l’autre le premier, qui s’est uni à l’autre le premier. »

    En pratique :
    Onprend alors un couple heureux Edouard et Odile, auquel vient se joindre :  le capitaine (ami d’enfance du premier) puis Odile (nièce d’Odile). Que pensez-vous alors qu’il advienne ?

    Et bien il faut le lire…. ;-)

    En guise de conclusion (où tout est dit....) une citation de l'auteur :

        «Les grandes passions sont des maladies sans espoir :
    ce qui pourrait les guérir ne fait que les rendre vraiment dangereuses.»