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  • Un mercredi soir sur la terre... lyonnaise

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    "Ce qui ressemble au hasard
    Souvent est un rendez vous".
    Francis Cabrel

     

     

     

     

     

    C’est la première fois que je vais en concert et que tout le monde est assis, bien sagement, pas de fosse, personne debout, devant. Dans un premier temps, cela m’a quelque peu déçue, mon premier concert de «vieux» ai-je pensé, preuve que le temps passe. J’ai songé à tous les concerts faits cet été, le punch, les guitares qui déchirent, les mecs qui crient, les nanas qui hurlent, les chanteurs qui se jettent dans la foule, le public qui monte sur la scène, les Cali, Déportivo, CF, Luke, BB Brunes, et j’aime bien cette ambiance là, quand ça bouge, quand ça vit…

    Là, rien de tout cela. Beaucoup de couples, peu de très jeunes gens.
    Et puis il est arrivé avec ses musiciens, ponctuel, et a entonné sa première chanson…
    Je n’étais jamais allée en concert applaudir Francis Cabrel....

    On a l’impression que cet homme profite de la vie sereinement, qu’il ne part pas dans tous les sens, qu’il se fout d’être décalé…
    J’avoue que c’est un peu mou à mon goût, mais tout de même quel plaisir de l’entendre chanter. J’aime la poésie et la douceur de cet homme.
    La mise en lumière était remarquable, avec des projos qui montaient, d’autres qui descendaient, vraiment magnifique.

    Et puis un grand frisson pour la Corrida, toute la scène devient alors rouge sang. Et que dire de l’accordéoniste qui nous a littéralement entraînés dans le tourbillon de sa musique. Il serait plus juste de parler de plein de frissons parce que ces textes touchent par leur sensibilité, par leur tendresse...

    Heureusement qu'il y a eu une fin un peu plus "rock". Sur l'invitation d'un musicien, la foule s'est alors précipitée autour de la scène pour finir ce concert tous ensemble !

    Qu’il était agréable ce moment de magie hors du temps.
    On aurait envie que "ça continue encore et encore" et se dire que "C'est que le début d'accord, d'accord"...

  • à Gribouille

    Gribouille,

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    Agnès :
    Le petit chat est mort.
    Arnolphe :
    C'est dommage; mais quoi!
    Nous sommes tous mortels, et chacun est pour soi.
    L'Ecole des femmes - Molière

    Fin mai 2007, j’ouvrais mon blog !
    Mon premier article parlait d’une petite boule de poils qui entrait dans ma vie. Il était tout mignon, je passais mon temps à le photographier.
    http://krisdeblog.hautetfort.com/archive/2007/05/26/minou.html
    Il devenu la mascotte de ce lieu.

    Ce matin, comme tous les matins, il est entré très tôt à la maison, réclamant sa dose de caresses, de papouilles, il est allé réveiller mes enfants avec son ronron bruyant. Puis après avoir mangé ses croquettes a voulu sortir comme il le fait d’habitude….
    Comme d’habitude, ils roulent vite dans la rue à côté de chez moi.
    Je l’ai découvert quelques heures plus tard, écrabouillé, pratiquement méconnaissable, on l’avait jeté sur le côté dans un tas de feuilles mortes.

    C’est tout con une vie de chat, ça ne demande que des caresses, des regards, de la tendresse, un peu à manger, et puis ça donne énormément. Quand j’arrivais en voiture à la maison, j’avais un comité d’accueil, chat et chien au portail. J’aimais l’appelé mon "pot de colle", "mon amoureux", (je sais qu'il aimait bien que je l'appelle ainsi), il était toujours dans mes jambes, sur les livres que je lisais, sur mon lit, sur mes genoux…
    Il ronronnait très fort. Il était magnifique, il avait son poil d’hiver.
    Il me faut tourner cette page là.

    Je me sens un peu paumée aujourd’hui, c’est tout con une vie de Kris…